Éducation : quel avenir pour les élèves de milieux populaires ?

N-autre-ecole-revue-cnt-education_33-OriginalLe ministre de l’Éducation nationale vient de communiquer son plan sur l’éducation prioritaire. Pour la CNT, les mesures annoncées ne sont pas à la hauteur. Seuls les réseaux ÉCLAIR supposés les plus difficiles seront concernés par les décharges de service permettant de faciliter le travail en équipe. D’autre part, alors que beaucoup d’écoles et d’établissement hors ÉCLAIR ou hors ZEP connaissent de graves difficultés sociales, la question d’élargir les critères permettant d’intégrer le champ de l’éducation prioritaire n’est pas posée. De plus, rien n’est prévu en terme de création de postes (enseignant-e-s, auxiliaires de vie scolaire, infirmiers-ères, travailleurs sociaux) et la question de la réduction du nombre d’élèves par classe n’est pas abordée. Concernant la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, aucune mesure concrète n’est proposée. Quant à l’innovation pédagogique, elle semble être exclusivement placée sous la tutelle des chefs d’établissement et des inspecteurs. Les mouvements pédagogiques tels que l’ICEM ou le GFEN ont pourtant des réponses concernant la scolarisation des enfants de milieux populaires. Ces mouvements seront-ils associés aux réflexions et aux formations mises en place ? Rien n’est moins sûr !

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