0

Conditions de travail, salaires… ça bouge dans plusieurs entreprises privées de la région !

seule-la-lutte-paye1) Plusieurs salariés de l’hôpital privé de Bois-Bernard (près d’Arras) étaient en grève le 17 janvier 2014 à l’appel de la CNT pour protester contre l’inertie et l’autisme dont fait preuve la direction de l’établissement face aux dégradations constantes des conditions de travail. La section syndicale CNT de l’hôpital demande un audit sur les conditions de travail dans l’établissement, la prise en compte de l’état de burn-out dans lequel s’abîment de nombreux salariés, le recensement et l’analyse des accidents de travail et des absences pour arrêt-maladie. Elle demande également que les problèmes soient traités – et des solutions efficientes apportées – par notamment de l’embauche, et non par les artifices d’un dialogue stérile et de la poudre aux yeux auxquels. Les excès d’une course irraisonnée aux gains de productivité ne doivent pas avoir pour corollaire la mise en péril de la santé des salariés !

2) Depuis le 14 janvier 2014, l’usine « Lesieur » de Coudekerque-Branche (près de Dunkerque) est bloquée par ses salariés. Les syndicats à l’origine de l’action (CFDT, CGT et FO) réclament une prime de 600 euros pour chaque salarié de l’entreprise afin de compenser le non paiement (pour la première fois depuis 25 ans) de la prime annuelle d’intéressement.

3) Depuis le 18 décembre 2013, avec le soutien de la CGT, plusieurs salariés du dépôt de la « Foir’Fouille » à Libercourt (près de Lens) sont en grève pour la revalorisation de leurs salaires (des salaires particulièrement bas : 1450 euros bruts annuels pour 10 ans d’ancienneté !). Ils réclament une prime de 500 euros et demandent la tenue de NAO, négociations annuelles obligatoires que l’entreprise – selon la loi – est censée organiser chaque année, qui portent notamment sur les questions salariales et qui n’ont pas eu lieu dans la boîte depuis 2 ans !

Non, la « crise » dont les capitalistes nous rabattent les oreilles
n’a pas anesthésié la classe ouvrière ! Même en cette période de morosité ambiante et même si les plans sociaux se multiplient (avec leurs cortèges de délocalisations, de restructurations et de licenciements), le syndicalisme ne doit pas se cantonner à un rôle défensif ou d’accompagnement. Comme les travailleurs de Bois-Bernard,
Coudekerque-Branche et Libercourt… reprenons l’offensive !

admin

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.