SNCF : toutes et tous en grève le 12 décembre 2013 !

cnt-sncfLes salarié-e-s de la SNCF seront en grève jeudi 12 décembre contre le projet de loi gouvernemental qui, sous couvert d’une réponse aux besoins des usagers, va accélérer la “politique business” du groupe SNCF et de ses filiales, l’éclatement du service public ferroviaire, la stagnation des salaires et les suppressions d’emplois.

Le  préavis  national  déposé par la CGT,  l’UNSA et SUD  Rail couvre  la  période  de  travail du  mercredi 11 décembre à 19h00 au vendredi 13 décembre à 8h00 (les agents soumis à la D2I * devant déposer leur déclaration d’intention au plus tard 48 heures avant leur prise de service).

* Instauré avec la loi du 21 août 2007 “sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs“, la déclaration individuelle d’intention (D2I) s’applique à certaines catégories de personnel afin de permettre la mise en place d’un service minimum. A la SNCF, les catégories de personnel concernées sont les agents de conduite (à l’exception de ceux affectés à des roulements dédiés au fret), les agents d’accompagnement des trains et les agents des postes d’aiguillage.

Cet article a 10 commentaires

  1. Bande de faineant

  2. Réponse au commentaire de “Faineant” posté le 08/12/2013 à 0 h 51 min :

    1) Pour un militant syndicaliste, faire grève n’est pas de tout repos. Tenue d’un piquet de grève devant la boite, délégation auprès de l’employeur pour lui exposer les revendications, tournée des entreprises voisines ou du même secteur, diffusion de tracts en direction de la population locale, contact avec les médias, organisation et animation d’une assemblée générale des grévistes, manifestation… il y a plein de manières de ne pas se tourner les pouces lors d’une journée de grève ! Et plus une grève est longue, plus elle est active, bouffeuse de temps et d’énergie !

    2) Si vous êtes salarié, n’oubliez pas que les droits dont vous bénéficiez actuellement sont le fruit des luttes menées par des travailleurs ayant accepté de perdre un ou plusieurs jours de salaire dans le cadre d’un mouvement de grève. Par conséquent, plutôt que d’insulter les grévistes, vous devriez les soutenir (ou les rejoindre si ce sont vos collègues).

  3. Bonsoir, pourquoi vous faites grève toujours quand il fait bien froid ? jamais jamais de grève en été !!!!

  4. Réponse au commentaire de “Jeanne” posté le 08/12/2013 à 21 h 25 min :

    Le projet de loi gouvernemental sur la SNCF a été présenté au Conseil des ministres le 16 octobre 2013. Aujourd’hui, avant même que cette réforme ne soit votée au Parlement, les dirigeants de la SNCF et de RFF (réseau ferré français) ont d’ores et déjà annoncé la mise en place de plans s’attaquant aux métiers, à la sécurité et aux conditions de travail des cheminots (cf. le plan “Excellence 2020” pour la SNCF et “Réseau 2020” pour RFF qui anticipent la réforme). Par conséquent, la date choisie par les syndicats pour riposter est tributaire de ce calendrier. Ce n’est pas un choix lié à la saison ou à la météo !

  5. Et les salariés du privé qui vont se présenter à un travail ce jour là parce qu’ils sont au chômage …. C’est une grosse galère avec le risque de pas pouvoir se présenter à une convocation ou d’être en retard donc pas embaucher !!! Vous avez voulu hollande avec son gouvernement et c pire qu’avant !… Des promesses pas tenues pour être élu c tout … Vos désillusions Gardez les pour vous car on a besoin de travailler et la SNCF vous êtes des privilégiés … Piquets de grève ne me faites pas pleurer mais vous voyez pas la merde dans laquelle vous mettez les salaries du privé ces jours là !!

  6. Bonjour,
    Que vous fassiez grève pour défendre vos intérêts et vos acquis sociaux peut sembler légitime.
    Néanmoins, il est un peu hypocrite de dire que vous nous soutenez, car étant personnellement salarié du secteur privé, le droit de grève me permettrait uniquement de perdre mon boulot puisque je n’ai pas la “sécurité de l’emploi” que les employés du secteur public ont. Ma rémunération est peut être supérieur mais c’est un choix que tout le monde fait.
    Par ailleurs, les salariés en contrats précaires type intérim ou CDD ne peuvent pas se permettre des absences ou retards à leur travail car leur patron peut les sanctionner pour cela et à (court) terme mettre fin à leur contrat de travail. Devant ces évidences je ne vois pas en quoi vos actions sont bénéfiques à tout un chacun dans le cadre de leur emploi, particulièrement en cette période où beaucoup de gens ont du mal à joindre les deux bouts.
    Enfin, et c’est une parenthèse, mais si en dehors des périodes de grève les trains étaient à l’heure, le public serait peut être plus compréhensif à l’égard de vos luttes. Or, quand j’entends que “65% des trains ont un retard de moins de 5 minutes”, 2 réflexions me viennent en tête:
    – 35% des trains arrivent donc avec plus de 5 minutes de retard, ce qui est un pourcentage important.
    – moins de 5 minutes de retard c’est quand même du retard et je dois avouer qu’il y a longtemps où je n’ai pas eu une semaine complète de suite où le train est arrivé à l’heure sur les 10 trajets hebdomadaires que j’effectue

    Signé un usager de la ligne paris-Etampes-orleans

  7. faire greve au piquet devant la boite pffffffffff a d’autre
    3/4 resteront au chaud tranquille chez eux, alors que nous qui n’avont pas le choix de prendre le train pour le travail ce jour la. La greve à bon dos, de toute facon tous les ans c’est la meme chose. J’aimerai bien etre fonctionnaire comme eux. pas trop de travail, beaucoup d’avantage, et on fait greve quand on veux des qu’un petit pet de travers….

    Au prix des billets c’est une honte!!!!!!!!!!!!!
    Enfin je ne suis qu’un utilisateur et client, donc ce jour la je n’aurai pas le choix,
    MERCI LES FONCTIONNAIRES

  8. Réponses au commentaire de “Marlène” posté le 09/12/2013 à 8 h 30 min :

    1) La CNT, la confédération syndicale à laquelle nous sommes affiliés, regroupe à la fois des salariés du secteur privé et du secteur public (en CDD ou en CDI), des demandeurs d’emploi, des artisans, des petits paysans, des étudiants, des travailleurs en formation et des retraités. Notre fonctionnement interne est profondément inter-professionnel et anti-corporatiste, le but étant de dépasser nos différences et de lutter tous ensemble pour une société plus juste et plus égalitaire.

    2) A la SNCF, quand nous faisons grève, ce n’est pas pour gêner les usagers mais pour établir un rapport de force avec notre employeur. D’ailleurs, les militants de la CNT (quel que soit leur secteur d’activité) sont eux-mêmes des usagers de la SNCF.

    3) Pour nous, il n’y a pas de salariés privilégiés mais des secteurs professionnels où les droits sociaux sont plus avancés qu’ailleurs. Ces disparités s’expliquent pour différentes raisons : combativité des salariés, richesse de l’entreprise, taux de chômage dans le secteur, durée de l’implantation syndicale, volonté du patronat et de l’État de « diviser pour mieux régner », etc. Ces disparités sont présentes aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur privé. On peut les retrouver au sein même d’une entreprise ou d’une branche d’industrie. Le but du syndicalisme confédéré n’est pas d’opposer les travailleurs les uns contre les autres mais (entre autres) de rassembler, de forger une conscience de classe commune à tous les travailleurs, de s’opposer aux véritables privilégiés que sont les actionnaires, les banquiers et le grand patronat. A la CNT, quand nous sommes en grève dans le cadre de notre entreprise ou de notre secteur d’activité, nous n’oublions jamais de relier notre lutte à celle des autres travailleurs (avec ou sans emploi). Que nous soyons fonctionnaires, salariés du privé, chômeurs, étudiants ou retraités, nous sommes tous solidaires les uns avec les autres. Notre principe est : un coup porté contre l’un d’entre nous est un coup porté contre tous ! Et puis, au-delà de nos revendications catégorielles, c’est le système entier que nous remettons en cause. Notre idéal est celui d’une société égalitaire et autogestionnaire, sans exploitation ni domination. Même si l’objectif peut paraitre lointain, c’est cela aussi qui nous motive.

    4) Concernant votre allusion à Hollande, sachez que, contrairement à d’autres organisations syndicales, la CNT ne donne aucune consigne de vote lors des élections présidentielles, législatives, régionales ou municipales (estimant que les individus sont capables de se déterminer librement). Contrairement à d’autres, la CNT place l’organisation syndicale au cœur du combat social et en fait un élément clef de son projet de transformation économique et politique… refusant ainsi aux partis (quels qu’ils soient) le droit de parler à la place des travailleurs, de diriger leurs luttes, d’incarner seuls l’alternative au système actuel.

  9. Réponse au commentaire de “Christophe” posté le 09/12/2013 à 10 h 10 min :

    Les salariés de la SNCF ne sont pas responsables des retards de train ! Parmi les principales raisons de ces retards, citons notamment les intempéries, le manque de conducteurs (à cause de la restructuration par branches mise en place en 2008 par la direction de la SNCF), les pannes (dont beaucoup pourraient être évitées ou traitées plus rapidement si la direction de la SNCF n’avait pas supprimé la mutualisation des ateliers de réparation), les suicides (plusieurs centaines de personnes se suicident chaque année en France en se jetant sous un train !), les agressions dont sont victimes les personnels, les locomotives heurtant des animaux, les dégradations (accidentelles ou criminelles) des voies…

  10. Réponses au commentaire de “Anonyme” posté le 09/12/2013 à 17 h 09 min :

    1) Nous n’avons rien contre les fonctionnaires (ce sont des travailleurs comme les autres et ils peuvent se syndiquer à la CNT comme tous les autres salariés). Cela étant dit, une précision s’impose : les agents du groupe SNCF n’ont pas le statut de fonctionnaires ! Leur employeur est un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial) qui détient des participations majoritaires ou totales dans des sociétés de droit privé (la SNCF contrôle plus de 650 filiales présentes dans des activités liées au transport de personnes ou de marchandises, à la logistique ou à des activités d’études et d’ingénierie des transports). Certains agents de la SNCF sont assimilés fonctionnaires, d’autres ont des contrats de droit privé. Dans un cas comme dans l’autre, aucun agent de la SNCF n’est payé par l’État. Concernant les « avantages » de ceux qui sont assimilés fonctionnaires, il faut relativiser. Certes, ils bénéficient de certains droits (liés à l’histoire de l’entreprise et aux luttes menées par les syndicats) mais ils ne bénéficient pas des « avantages » que certaines sociétés privées accordent à leur personnel (par exemple, pas de quatorze, quinzième ou seizième mois, pas de téléphone portable payé par l’employeur, etc.).

    2) Même s’il n’existe pas de statistiques fiables en la matière, il est faux de laisser sous-entendre que les salariés du secteur privé ne font jamais grève. Certes, ces dernières années (à cause notamment de l’installation du chômage de masse), les grèves ont diminué dans le secteur privé. Ceci étant dit, même si la grève est majoritairement le fait de la fonction publique ou des entreprises ayant un statut public, elle existe bel et bien dans le secteur privé. Il n’y a qu’à voir les exemples récents de La Redoute, de PSA, des raffineries Total, etc. sans compter toutes les petites entreprises dont on ne parle jamais. D’autre part, il faut noter que les grèves sont plus dures et plus longues dans le secteur privé que dans le secteur public. En effet, quand les salariés d’une entreprise privée se mettent en grève, c’est souvent pour une durée illimitée et il n’est pas rare que la grève se poursuive plusieurs semaines d’affilée (alors que les grèves dans le secteur public ne durent la plupart du temps que 24 heures).

    3) Concernant le prix des billets, il faut savoir que la tarification actuelle est le fuit de la “politique business” menée depuis quelques années par la direction de la SNCF. Et même si ça n’a rien à voir avec le train, j’en profite pour signaler que la CNT soutient les usagers qui militent pour la gratuité des transports en commun urbains et péri-urbains.

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