Pour un habitat social participatif et autogéré à Lille

La coopérative d’architectes Archi Ethic appelle à la constitution d’un groupe d’habitant-e-s pour un habitat social participatif et autogéré à Lille.

Ce type de projet s’inscrit dans la dynamique de « l’habitat participatif ». Ce nouveau mode d’habiter propose une autre manière de vivre ensemble en ville sur la base du rôle central des habitant-e-s :
– Le projet s’articule entre logements privatifs et espaces communs mutualisés choisis par les habitants (séjour commun, chambre d’amis, séjour enfants, buanderie, etc.) ;
– Il recherche un lien fort dans la vie de voisinage et de quartier, souvent en accueillant des activités associatives locales ;
– L’immeuble est géré par les habitants au quotidien ;
– Les futurs habitants participent activement à la conception architecturale de leur lieu de vie.

Les projets de cette nature se multiplient mais s’adressent principalement à des propriétaires. L’habitat participatif et autogéré existe également en location ou en accession sociale. Les premiers projets de cette nature voit actuellement le jour à Montreuil (93) et Strasbourg, avec l’aide de Archi Ethic.

La Ville de Lille propose actuellement des terrains pour la réalisation de projets de ce type à Fives, Moulins et Faubourg de Béthune. Nous proposons aux personnes intéressées par un habitat social participatif de prendre contact pour constituer un groupe de projet.

Tlogo-archi-ethichomas HUGUEN
Architecte HMONP

ARCHI ETHIC
T/ 01 46 70 51 39
P/ 06 32 20 34 58
F/ 01 46 70 56 16
www.archi-ethic.fr

Cet article a 4 commentaires

  1. Et quelle place pour les syndicats de la construction là-dedans ? Bref, quelle place pour les maçons, couvreurs, chauffagistes, etc., les ouvriers de la construction quoi. Parce que là en gros on dirait que l’encadrement (les architectes) et les futurs habitant-e-s décident (sous couvert d’autogestion), mais pas un mot sur ceux qui vont bâtir tout ça. N’ont-ils rien à dire quant aux contraintes imposées par tel ou tel modèle de construction ? Quant à l’élaboration de ce projet ?

    Je me permets aussi d’émettre des doutes quant au public visé par cette offre… Des travailleurs et travailleuses de base (ouvrier d’usine ou de la construction, caissiers, employé-e-s de libre-service, etc.) ou… des membres de l’encadrement ? (prof d’université, urbanistes, architectes, managers, et autres cadres)

  2. Bonjour,
    le projet d’Archi Ethic correspond exactement à ma recherche, s’il s’agit bien de location.
    Je suis prof d’anglais en collège, bientôt 50 ans, habitant pour l’instant seul en appartement dans le centre de Lille. Engagé auprès des Indignés de Lille, des Objecteurs de Croissance 59 et d’Attac, je m’intéresse de plus en plus à l’habitat groupé ou participatif, mode de vie qui me permettrait de plus m’investir en harmonie avec mes idées.
    Merci de me tenir au courant de l’évolution du projet.
    Olivier Fourmont

  3. Bonjour Olivier,
    Ce projet s’adresse à un public intéressé par l’accession à la propriété ou par la location (au choix). Pour tout renseignement complémentaire, n’hésite pas à contacter directement Archi Ethic car la CNT, quant à elle, ne fait que relayer l’appel de cette coopérative.
    Cordialement,
    Eric Dussart (administrateur du site CNT 59/62)

  4. Réponse au commentaire du 31/08/2013 :

    La question de la place des syndicats et des ouvriers du bâtiment dans ce projet est pertinente. Si ce projet se concrétise, il serait important à mon avis que les futur-e-s habitant-e-s ainsi que la coopérative Archi Ethic travaillent de concert avec eux.

    La question du public visé est également pertinente. En effet, comment rendre ces opérations accessibles au-delà des critères du capital culturel et des moyens financiers ? Les méthodes de travail et de conception collectives permettent une participation large sans préjuger de compétences en matière de maitrise d’ouvrage, de construction, d’organisation, etc. Le locatif social répond par ailleurs au frein des moyens financiers : les logements PLAI sont accessibles à partir du “premier décile” de revenu (7 000 € par an pour un célibataire). Cependant, travailler avec un organisme HLM pour rendre ces opérations accessibles fait également entrer dans un cadre normatif plus rigide. En construction HLM neuve, il est par exemple quasi impossible de recourir à des modalités d’auto-construction accompagnée qui sont un lieu d’échanges de compétences et de savoir faire. Le seul moyen de parvenir à des dispositifs de partages d’expériences et de participation en matière de construction est de demeurer en marché privé de travaux : c’est-à-dire des opérations en propriété privée, inaccessible sans moyens financiers. L’auto-construction et surtout l’auto-réhabilitation sont cependant possibles – et mises en œuvre – dans d’autres opérations de réhabilitation. Pour des opérations expérimentales de logements, il est en l’état difficile de répondre simultanément aux objectifs d’une opération accessible et participative, y compris sur la phase de construction…

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