Vidéo, déclaration et photos de la manifestation contre les réformes Peillon

Émancipatrice, sociale et populaire…
lutte des classes pour une autre école !

Déclaration du syndicat CNT éducation 59/62
(affilié à la fédération CNT des travailleuses-eurs de l’Éducation) :

Le mouvement de lutte contre les réformes Peillon ne concerne pas que les enseignant-e-s. Il concerne aussi les élèves, les parents et les personnels municipaux (ATSEM et animateurs).

Les réformes Peillon participent à la casse du caractère national de l’Éducation par le bais d’une territorialisation de plus en plus poussée (avec le risque que cela comporte en terme de différences entres communes riches et communes pauvres). Elles dégradent les conditions de travail des personnels et les conditions d’apprentissage des élèves. Comme avec Sarkozy, le recours aux contrats précaires continue et les RASED (Réseaux d’Aide aux Élèves en Difficulté) sont laissés de côté. Les créations de postes (y compris pour la scolarisation des 2 ans) ne sont pas à la hauteur des besoins. La soumission croissante de l’École au libéralisme (socle commun, livret personnel de compétences, etc.) n’est pas remise en cause. L’éducation prioritaire n’est pourvue d’aucun moyen particulier et les classes populaires sont une fois de plus les premières victimes de la politique gouvernementale.

banderole-cnt-education-nord-pas-de-calais-manif-lille-12fevrier2013-reductionLe gouvernement et le ministre de l’Éducation parlent d’une « refondation de l’École ». En ce qui concerne la CNT, cela fait longtemps que nous appelons à des changements profonds dans le système éducatif pour que celui-ci devienne source d’égalité et d’émancipation. La refondation de l’école passe par la mise en œuvre de pédagogies coopératives débarrassées du fardeau de la compétition et de la sélection sociale. A l’heure où la formation continue a été quasiment supprimée dans l’Éducation nationale, cette refondation passe par un vaste plan de formation favorisant ce type de pédagogies.

Concernant la réforme des rythmes, s’il est pertinent de vouloir adapter le temps scolaire aux enfants, nous ne pouvons que constater que les mesures prises ne permettront pas d’améliorer leur vie. Les enfants resteront à l’école aussi longtemps qu’avant (car seul le temps de classe est diminué, pas le temps de présence à l’école). D’autre part, ils devront être présents le mercredi matin. Cela ne pourra que créer des semaines plus fatigantes. D’autant plus que les programmes sont toujours aussi lourds et que cette mesure s’accompagne d’une dégradation des conditions d’accueil dans le secteur péri-scolaire : par exemple, un animateur pour 18 enfants en élémentaire (alors que le taux d’encadrement est aujourd’hui d’un animateur pour 14 enfants).

> Télécharger cette déclaration au format pdf sous forme de tract et/ou d’affichette

> Conséquences de la réforme des rythmes sur le temps de travail des professeurs d’école

Photos de la banderole intersyndicale (CGT, FAEN, SUD, AD, FO, SNE, CNT, SNUipp) :

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Cet article a 4 commentaires

  1. allez clement

  2. La réforme de l école d accord mais un syndicat se doit de défendre aussi et surtout les travailleurs qui aujourd’hui hui serait ok pour abandonner les 35h et venir bosser le samedi matin les cheminots peut être qui manifestent avec succès quand on déplace les horaires d une demi heure les enseignants et il n y a pas de honte à cela travaillé aussi pour vivre correctement et on oublie souvent cet aspect du droit du travail dans les revendications

  3. Si le décret sur les rythmes scolaires est appliqué, le temps de présence obligatoire d’un enseignant du 1er degré avec l’ensemble de ses élèves restera le même : 864 heures par an (soit 24 h par semaine). L’aide personnalisée aux élèves en difficulté d’apprentissage (rebaptisée “activités pédagogiques complémentaires ») passera de 60 à 36 heures par an. Les services d’accueil passeront de 48 à 54 heures par an. Les heures faites à l’école en l’absence des élèves passeront de 48 à 72 heures par an (6 h pour les conseils d’école, 18 h pour les animations pédagogiques, 24 h pour la préparation des “activités pédagogiques complémentaires », 24 h pour les conseils des maîtres et de cycle ainsi que pour les réunions avec les parents), heures auxquelles il faudrait ajouter le travail de rangement, de correction et de préparation fait dans la classe ou à la maison et qui n’est jamais comptabilisé par l’institution. Enfin, le nombre de journées faites obligatoirement sur le lieu de travail passera de 144 à 180 jours par an (dont 144 journées et 36 mercredi matin). Globalement, la réforme impliquera donc une AUGMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL (sans revalorisation salariale, avec une hausse de 25 % des frais de déplacement et – pour les collègues les plus éloignés de leur lieu de travail – une augmentation du temps de transport pouvant dépasser 2 heures par semaine).

    Nota bene : ce texte a également été publié sous forme d’article dans la colonne centrale du site ( http://www.cnt-f.org/59-62/?p=5621 ) ; pour le télécharger au format pdf sous forme de tract et/ou d’affichette, cliquer ici : http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/temps-de-travail-des-PE-suite-a-reforme-des-rythmes-tract-CNT-education-Nord-Pas-de-Calais.pdf

    Syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais
    ssec5962@cnt-f.org

  4. On ne nait pas pour travailler, on travaille pour subsister. En travaillant on produit des richesses dont le fruit est inégalement partagé avec ceux qui profitent de notre travail. Je ne vois personnellement pas en quoi l’abandon d’une avancée sociale – et les 35 heures en sont une – serait défendre l’intérêt des travailleurs. Plutôt que de vouloir travailler plus, il faut se battre pour gagner plus, c’est-à-dire récupérer davantage de la richesse produite. Les profits sont de plus en plus grands, les misérables de plus en plus nombreux. Cherchons l’erreur.

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