13 mai 2012

Projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes le 15 juin à Lille

Vendredi 15 juin à 19h, le syndicat CNT éducation-culture-recherche du Nord Pas-de-Calais (CNT-STERC 59/62) organise une projection-débat sur l’université expérimentale de Vincennes dans le cadre du cycle Éduquer pour émanciper.

Expérience unique, l’université de Vincennes a été créée dans la foulée de mai 68. Rasée un été de 1980, il n’en existe aujourd’hui plus de trace même si elle est à l’origine de l’actuelle Université Paris 8 à St-Denis. Il reste néanmoins un expérience sociale, pédagogique et politique unique : mise en avant de l’interdisciplinarité (une licence comprend par exemple au moins deux spécialité distinctes) ; suppression du contrôle terminal, du cours magistral (les amphis ne servent guère qu’aux AG) ; rapports enseignants/étudiants bouleversés ; ouverture aux non bacheliers, aux salarié-e-s (ouverture de l’université de 7 à 24h, le samedi, etc), aux parents (crèches…) ; ouverture vers de nouvelles disciplines ; et surtout, une effervescence politique difficilement imaginable dans le contexte actuel de mise au pas des universités (LRU, IDEX, etc). De nombreux documents concernant cette expérience (articles, films, documents historiques, etc) sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ipt.univ-paris8.fr/hist/

Rendez-vous à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille (plan d’accès).

Entrée gratuite et petite restauration à prix libre.

12 mai 2012

Comment créer une coopérative ?

Compte-rendu de la soirée-débat organisée le 20 avril 2012 par le Syndicat CNT des Travailleurs de l’Industrie et des Services du Nord (STIS 59) sur le thème « Les sociétés coopératives, une alternative au capitalisme ? » :

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I – Résumé de l’intervention faite en préambule par le salarié-e-s de l’union régionale des Scop Nord Pas-de-Calais Picardie

L’URSCOP

Le but de l’union régionale des Scop (sociétés coopératives et participatives) est de favoriser la création de nouvelles coopératives, de les accompagner dans leur phase de développement ou lorsqu’elles connaissent des difficultés. L’union régionale des Scop essaye aussi de limiter les problèmes qui pourraient être générés par une éventuelle mise en concurrence des Scop entre elles (étude de marché). Au sein de l’union régionale des Scop (et de la confédération générale des Scop), toutes les coopératives – quels que soient leur nombre de salarié-e-s et leur chiffre d’affaires – disposent d’1 voix. L’adhésion à l’union régionale n’est pas obligatoire. Les cotisations sont proportionnelles au chiffre d’affaires de chaque coopérative.

Les SCOP

Une coopérative est une société commerciale offrant des prestations de service ou des produits à des clients. Son objectif est d’équilibrer ses comptes et de gagner de l’argent, de permettre à l’entreprise de vivre, de payer ses charges, de dégager de la rentabilité pour investir ou pour redistribuer ses bénéfices.

Les SCOP comportent trois particularités qui les distinguent des entreprises traditionnelles :
- Les salarié-e-s sont propriétaires de la Scop. Ils détiennent la majorité des voix dans le cadre des décisions prises, et la majorité du capital.  Ceux qui apportent le capital – c’est-à-dire l’argent permettant de démarrer l’entreprise (la loi fixant le minimum à 15 euros) – sont ceux qui décident.
- Dans une Scop, 1 salarié-e-s associé = 1 voix, quel que soit le capital qu’il a apporté. Cette voix permet d’influer sur les décisions relatives à la stratégie, l’investissement etc.
- Lorsque la Scop fait du bénéfice, celui-ci est redistribué en priorité à l’entreprise et aux salarié-e-s. La moitié environ revient en moyenne à ces salarié-e-s.

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10 mai 2012

Vidéo de l’occupation de la direction régionale de Pôle emploi (21 mars 2012)

Le 21 mars 2012, la direction régionale de Pôle emploi à Villeneuve d’Ascq (59) a été occupée. Cette occupation était initiée par le Collectif de Chômeur-ses et Précaires de Lille (CCPL). Étaient présents aussi Sud étudiant-e-s et des indigné-e-s. Sans oublier les sans papiers en lutte de Lille (CSP 59), venus en soutien.

L’action collective et l’auto-défense juridique font partie des armes du CCPL pour résister face à Police emploi (et la CAF) dont les pratiques relèvent du contrôle social, de la précarisation, du flicage et de l’exclusion. Ce n’est qu’un début, ça continue !


Durée : 16mn 55

> Pour télécharger ce fichier d’environ 30 Mo :
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> Blog du CCPL

Permanence du collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille :
chaque jeudi de 15 à 18h au 32 rue d’Arras à Lille (local mis à disposition par la CNT).
Un accueil téléphonique au 03 20 56 96 10 est également organisé durant ce créneau horaire.

8 mai 2012

Bref compte-rendu de la rencontre avec trois syndicalistes grecs de l’ESE

Le 7 mai 2012, trois camarades grecs de l’EΣE étaient présents à la Maison des syndicats CNT de Lille pour nous parler de la situation en Grèce et nous faire partager leur expérience en matière de combat syndical. Fraternelles salutations internationalistes à Yorgos, Anthi et Nikos (cf. photo ci-dessous) !


Durée : 3mn 38

> Télécharger ce fichier vidéo d’environ 22 Mo

> Plus d’infos sur l’EΣE et sur sa tournée en France

Texte distribué aux personnes présentes par les camarades grecs :

Dernièrement, à l’intérieur et l’extérieur de la Grèce, a éclaté une propagande imposant au peuple grec la rigueur, cela afin de dissimuler la stratégie des gouvernements capitalistes européens. Lire la suite de cette entrée »

25 avril 2012

Projection-débat sur le thème « Autorité et Savoirs » le 11 mai à Lille

Vendredi 11 mai à 19h, le syndicat CNT éducation-culture-recherche du Nord Pas-de-Calais (CNT-STERC 59/62) organise une projection-débat sur le thème « Autorité et Savoirs » dans le cadre du cycle Éduquer pour émanciper et avec la participation de Thomas Barrier, formateur à l’IUFM Nord Pas-de-Calais.

Rendez-vous à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille (plan d’accès).

Entrée gratuite et petite restauration à prix libre.

Présentation de la soirée :

La relation pédagogique semble être de nature asymétrique. Dans l’ordre des savoirs, les enseignants sont supposés plus avancés que leurs élèves et c’est d’abord sur ce critère qu’ils-elles sont aujourd’hui recruté-e-s. Vue sous cet angle, la relation pédagogique possède quelques similarités avec la relation d’autorité. Cette similitude (réelle ou supposée) vient parfois en soutien d’un discours réactionnaire : les difficultés scolaires d’aujourd’hui seraient dues à un déficit d’autorité des maîtres-détenteurs-des-savoirs. A l’opposé, la pédagogie anti-autoritaire peut elle faire l’économie d’une réflexion sur la place des savoirs dans les relations enseignants/élèves ? L’enseignant peut-il se comporter en simple tuteur ? Du côté des élèves, des recherches ont montré les relations existantes entre la soumission à l’autorité du maître et l’absence d’investissement dans les situations d’enseignement. Ce phénomène mérite particulièrement l’attention dans la mesure où ce sont souvent les élèves d’origine populaire qui sont les plus demandeurs d’une prise en charge par les enseignants et par l’institution. Comment, dans ce contexte, faire face à cette demande sans pour autant installer un rapport de dépendance ? Comment favoriser un engagement autonome des élèves ? Un rapport aux savoirs qui soit constructif ?

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24 avril 2012

Rencontre-débat avec trois militants grecs de l’ESE (Union Syndicaliste Libertaire) le 7 mai à Lille

Lundi 7 mai à 19h, trois militants grecs de l’EΣE (Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση) seront à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille ( plan d’accès ), dans le cadre d’une tournée organisée en France par le secrétariat international de la CNT. Ils nous rendront compte de leur situation et de leur lutte quotidienne.

Face à l’ubiquité d’un discours qui tend de plus en plus à culpabiliser la société grecque de son sort, face à l’absence d’une information contrastée dans les médias « officiels », nous espérons que cette rencontre pourra être une source d’information directe, un lieu d’échange ainsi qu’un moyen d’envisager nos luttes plus largement qu’au niveau local.

En plus de Lille le 7 mai, les camarades grecs seront à Nancy et Metz le 2 mai, à Strasbourg le 3 mai, à Dijon le 4 mai, à Lyon le 5 mai, à Paris le 6 mai, à Villefranche-sur-Saône le 8 mai, à Grenoble le 9 mai, à Nîmes le 10 mai, à Marseille le 11 mai, à Toulouse le 12 mai, à Limoges le 13 mai, en Vendée le 14 mai, à Nantes le 15 mai et à Rennes le 16 mai.

> Bref compte-rendu de la rencontre organisée à Lille (vidéo + texte des camarades grecs)

> Tract-affichette annonçant la rencontre organisée à Lille (format pdf – taille A4)

> Secrétariat international de la CNT

> Vidéo réalisée en juin 2010 par l’EΣE sur les origines de la crise en Grèce

> Résumé des mesures adoptées par le parlement grec le 12 février 2012 et lien vers les sites internet de l’EΣE

23 avril 2012

Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale le 1er mai 2012 à Arras

De 10h à 19h dans le quartier des Arts
(place de la Vacquerie et place du théâtre).

La CNT tiendra un stand sur l’une des places à partir de 9h.

> Programme officiel du salon

22 avril 2012

Manifestations du 1er mai 2012 dans la région

Quelques rendez-vous…

- Arras : 10h, place de la gare
- Boulogne : 9h30, bourse du travail
- Calais : 10h, place crève-Cœur
- Cambrai : 11h, place de l’hôtel de ville
- Douai : 10h, place Carnot
- Dunkerque : 10h, face à la salle de l’Avenir, rue Ponceau
- Fourmies : 9h, place de l’église
- Hesdin : 9h30, place d’Armes
- Lens : 10h, carrefour Basly
- Lille : 10h30, porte des Postes
- Maubeuge : 9h30, place de l’hôtel de ville
- Valenciennes : 10h, place d’Armes

> Communiqué confédéral CNT spécial 1er mai

11 avril 2012

Soirée-débat « Les sociétés coopératives, une alternative au capitalisme ? » le 20 avril à Lille

Vendredi 20 avril dès 19h, le Syndicat des Travailleurs de l’Industrie et des Services du Nord (CNT-STIS 59) organise une soirée-débat sur le thème « Les sociétés coopératives, une alternative au capitalisme ? ».

Les SCOP, qu’est-ce que c’est et comment ça marche ?
Par un intervenant de l’Union Régionale des SCOP du Nord

Retour d’expériences sur la création et le travail dans les SCOP
Par des travailleurs-coopérateurs lillois de « Les Arboristes » (arboristerie) et de « La Coopérative des Tilleuls » (informatique/communication)

Débat avec des coopérateurs et des syndicalistes de la CNT autour des coopératives, du syndicalisme et de la révolution

A la Maison des syndicats CNT de Lille, 32 rue d’Arras ( plan d’accès )

8 avril 2012

[vidéo] Grèce : le commencement du saccage

Ci-dessous une vidéo sur les origines de la crise en Grèce réalisée en juin 2010 par l’EΣE (Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση – Union Syndicaliste Libertaire). Merci au camarade grec qui a sous-titré la vidéo en français !

Durée : 18mn 16

> Rencontre-débat avec trois militants grecs de l’EΣE le 7 mai à Lille

> Pour télécharger le fichier vidéo présenté ci-dessus (environ 75 Mo) :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

6 avril 2012

Dernières nouvelles de la mobilisation de soutien aux sans-papiers de Lille

Kamel et Ameur ont été libérés et sont en assignation à résidence. Quant à Nacer, Sow, Amar et Mohamed, ils sont maintenus en rétention à Lesquin.

Le CSP59 appelle à poursuivre la mobilisation pour la libération des 4 camarades maintenus en rétention. Ces derniers  ayant fait appel, le CSP donne rendez-vous samedi 7 avril à 9h à son local, rue Bernos à Fives, pour un co-voiturage en direction de la cour d’appel de Douai.

D’autre part, le CSP59 appelle le même jour à une marche vers le centre de rétention de Lesquin (rendez-vous à 14h place de la République à Lille). Pour celles et ceux qui souhaitent rejoindre le CSP en cours de parcours, voici l’itinéraire : place de la République, rue d’Inkerman, rue Solférino, rue de Douai, rue Armand Carrel, rue du Faubourg de Douai, avenue Jean Jaurès, avenue du Général Leclerc, D 655, D 445.

Enfin, le CSP59 vous donne rendez-vous dimanche 8 avril à 11h au marché de Wazemmes.

Dernière minute :
Les 4 camarades sans papiers qui étaient encore détenus en centre de rétention ont été libérés en appel au tribunal de Douai ! La marche vers Lesquin n’a donc pas eu lieu. A la place, les personnes présentes sont allées jusqu’au local du CSP à Fives pour accueillir les camarades libérés (à ce propos, ceux-ci remercient tout le monde pour le soutien apporté). Le rendez-vous de dimanche à 11h est maintenu.

4 avril 2012

Mobilisation en cours en soutien aux sans-papiers

Ce mercredi 4 avril à partir de 8h30 avait lieu un rassemblement devant le Tribunal administratif de Lille, 143 rue Jacquemars Giélée, pour soutenir les sans-papiers incarcérés au centre de rétention de Lesquin suite à l’action organisé le 30 mars par le CSP59 (plus d’infos ci-dessous). L’accès au tribunal était bloquée et la séance s’est tenue à hui-clos (ce qui n’est pas le cas habituellement). Vers 11h, la police a chargé les personnes rassemblées pacifiquement devant le tribunal et plusieurs personnes ont été matraquées très violemment. Bilan : six hospitalisations dont peut-être un bras cassé ! A l’heure où est posté ce message (12h45), le rassemblement est toujours en cours. N’hésitez pas à passer. On a besoin de monde !!

Communiqué de presse de l’UL-CNT de Lille du 3 avril 2012 :

L’Union Locale des syndicats CNT de Lille apporte son entière solidarité avec les camarades sans-papiers victimes de la répression de l’État raciste.

Vendredi 30 mars, le Comité des Sans-Papiers 59 investissait les locaux de l’UMP dans le cadre du mouvement d’occupations enclenché il y a quelques semaines.

Soixante personnes ont donc pacifiquement communiqué au parti au pouvoir leur refus de se cacher des politiques répressives et racistes à l’encontre des sans-papiers, et leur détermination quand à l’obtention d’une régularisation de leurs situations.

Mais cette action symbolique s’est une fois encore heurtée à la lâcheté des représentants et militants de l’UMP qui ont rapidement porté plainte contre nos camarades plutôt que d’écouter leurs revendications.

Nous dénonçons également l’intervention effectuée sans sommation, de façon disproportionnée et dans la violence, de la police qui a conduit une personne à l’hôpital, et qui a fait usage de la matraque et du gaz sur les dizaines de soutiens présents à l’extérieur.

Cette même police a effectué un véritable tri honteux des occupants sur la base de la détention de pièces d’identités afin d’accabler un peu plus les personnes les plus en difficulté d’un point de vue administratif.

Nous affichons notre pleine et entière solidarité avec les actions d’occupation des sans-papiers, et exigeons la libération et la régularisation des 6 camarades encore actuellement incarcérés au centre de rétention de Lesquin.

Nous pouvons soutenir nos camarades en étant présents au Tribunal administratif de Lille ce mercredi 4 avril à partir de 8h30 puis à 13h30, et au TGI de Lille jeudi 5 avril à partir de 9h30.

L’UL CNT de Lille appelle à continuer la mobilisation jusqu’à la régularisation de toutes et tous les sans-papiers !

> Dernières infos

31 mars 2012

Éducation : projection-vidéo et débat sur les RASED le 6 avril à Lille

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« Un parmi les autres », film documentaire produit en juin 2011 par la Fédération Nationale des Rééducateurs de l’Éducation Nationale (FNAREN), suit trois enseignants d’un RASED : Jean-Michel qui arrive d’une grande ville du Nord, Julie qui découvre le métier et Christiane qui va l’accompagner dans sa formation. Dans ce film, les séquences de rééducation avec les enfants entrent en résonance avec des témoignages de parents, d’enseignants, des éclairages de spécialistes.

Les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté), aujourd’hui gravement menacés de disparition, aident les enfants qui ne parviennent pas à être élèves malgré leurs efforts ou pour qui les aides ordinaires de type soutien scolaire restent inefficaces. Au sein des RASED œuvrent psychologues scolaires et des enseignants spécialisés (rééducateurs & psychopédagogues). Leur approche très particulière emprunte d’autres voies pour permettre à ces enfants de trouver le chemin des apprentissages et de réussir à l’école.

Projection-vidéo et débat avec la participation du collectif RASED 59/62 :

vendredi 6 avril à 19h à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille (entrée gratuite)

Extrait du film :

Durée : 11mn 43

> Site officiel du film
> Site des RASED en lutte
> Pour télécharger l’extrait vidéo présenté ci-dessus (36 Mo) :
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31 mars 2012

Lille : les 6 sans-papiers arrêtés au local de l’UMP doivent être libérés !

Vendredi 30 mars 2012, une soixantaine de sans-papiers du CSP59 ont occupé le siège de campagne de l’UMP rue Solférino à Lille pour demander au Préfet de recevoir une délégation pour dénoncer la coquille vide de la CODRESSE et exiger le droit à la défense argumentée des dossiers des sans-papiers.

Vers 16h, les forces de l’ordre ont évacué le local après avoir fait usage des bombes lacrymogènes sur les personnes en soutien à l’extérieur. Sept camarades sans-papiers ont été embarqués par les forces de police et un camarade sans-papiers a été envoyé aux urgences de l’hôpital Salengro (CHR de Lille). Après une AG place de la République à Lille, les sans-papiers déterminés ont acté de se rendre en manifestation devant le Commissariat Central de Lille (Lille Sud) pour exiger la libération immédiate de leurs 7 camarades. Les sans-papiers se sont rassemblés devant l’hôtel de police à Lille-sud de 18h à minuit scandant des slogans exigeant la libération de leurs camarades. L’un a été libéré vers 19h30. Les six autres on été maintenus en garde à vue, puis  transférés à 1h30 du matin au centre de rétention de Lesquin. Des élues (M.C. Blandin, sénatrice, et H. Flautre, députée européenne) ont saisi le Préfet de la situation afin d’obtenir leur libération.

La raison invoquée des arrestations serait une plainte déposée par l’UMP. Les sans-papiers sont formels : aucune dégradation ne peut être constatée dans le local occupé.  Il y a donc trois hypothèses possibles sur ces arrestations :
- la plainte de l’UMP ou/et du propriétaire, auquel cas il s’agit d’une procédure judiciaire qui ne nécessite pas la détention, mais une convocation au tribunal des personnes visées après notification de la plainte ;
- les arrêtés font l’objet d’une garde à vue pour séjour illégal : dans ce cas l’arrestation qui s’est faite après un tri des personnes est marquée d’un vis de procédure ;
- la préfecture et le procureur amalgament procédure judiciaire et administrative pour les maintenir en garde à vue, ce qui est de fait une soumission du pouvoir judiciaire au pouvoir politique.

Dans tous les cas, il s’agit là d’une sombre instrumentalisation électoraliste par la criminalisation des sans-papiers au profit du candidat-président Sarkozy. Que devient donc la neutralité de l’administration en période électorale ?

Les sans-papiers arrêtés sont majoritairement des Algériens. La préfecture du Nord, qui n’hésite pas à expulser sans aucun respect des procédures légales, peut être tentée encore une fois de punir les arrêtés en demandant des laisser passer au consulat d’Algérie pour éviter le juge des libertés. L’état algérien peut-il être complice de ces pratiques illicites mais fréquentes ?

Le CSP59 appelle tous les syndicats des aéroports de Lesquin, Roissy et Orly, tous les syndicats des ports de Marseille et Sète, tous les organisations démocratiques a empêcher la punition de ces courageux sans-papiers qui ont osé occuper le local de campagne de l’UMP pour dénoncer la honteuse criminalisation dont les sans-papiers font l’objet dans cette campagne électorale. La seule réponse de l’UMP Sarkozy sera-t-il d’éliminer ceux qui ont le courage de montrer par leur action qu’ils n’ont rien à voir avec Merah, l’assassin de Toulouse et Montauban, sur lequel Le Pen a osé déclarer : « Les Merah arrivent par bateaux entiers, par avions entiers » ?

Le CSP59 appelle le mouvement démocratique et syndical en Algérie a exiger du gouvernement algérien un acte de dignité face une éventuelle tentative d’expulsion manu militari. Il en est de même pour tout autre État en ce qui concerne les arrêtés de Lille.

Le CSP59 appelle à la mobilisation générale pour une « guérilla pacifique » jusqu’à la libération de tous les arrêtés par l’occupation de tous les bâtiments de l’État à toute heure, à tout moment et la place face à l’hôtel de police de Lille-sud tous les jours à partir de 18h jusqu’à la libération des sans-papiers arrêtés.

Dernières infos : voir ici

Rassemblement du CSP59 :
tous les mercredi à partir de 18h, place de la République à Lille

Coordonnées du Comité des Sans-Papiers 59 :
CSP59, 42 Rue Bernos, 59800 Lille – Tél : 06 80 57 50 61 – EmailBlog

5 mars 2012

Paroles d’usine : Sevelnord ou quand fric rime avec Bric

La direction de l’usine automobile « Sevelnord », à Lieu-Saint-Amand (Nord), est engagée depuis quelques années dans une logique de productivité à outrance afin d’augmenter la compétitivité et la rentabilité de l’entreprise. Certains parlent d’une possible fermeture d’ici 2015. Concrètement, cela se traduit par une diminution des effectifs de production associée à une accélération du défilement de la chaîne et à une augmentation de la charge de travail pour chaque salarié. La colère monte dans les ateliers et les débrayages spontanés se multiplient. Dans ce contexte, une section CNT y a été créée en 2010. S’il est certain que nous reviendrons sur l’évolution de la situation, nous vous proposons ce mois-ci une première rencontre avec le représentant de la section CNT, Franck.

Ça fait longtemps que tu travailles à Sevelnord ?

Je suis dans le groupe depuis 1993. À 44 ans, après quelques expériences syndicales, j’ai décidé d’affirmer au grand jour mes convictions révolutionnaires et anti-institutionnelles. Une seule évidence s’offrait à moi : la CNT !

Quelle est l’histoire de Sevelnord ? On y produit quoi, pour qui ?

C’est une société au capital partagé (50/50) entre PSA Peugeot-Citroën et Fiat. Située près de Valenciennes, Sevelnord compte 2 400 salariés en CDI et environ 250 précaires (intérim, stagiaires, CDD, etc.). On y fabrique en majorité des véhicules utilitaires et des monospaces pour ces deux groupes.

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24 février 2012

Journée contre la répression et les violences policières le 17 mars à Lille

Samedi 17 mars à Lille, le collectif de résistance à la répression et à l’intimidation des militants et des mouvements sociaux (CRIMMS) organise une journée contre la répression et les violences policières dans le cadre de la journée internationale contre les politiques sécuritaires (c’est aussi le jour de la manifestation commémorative de l’expulsion de St Ambroise).

Au programme :

  • 10h30 : tables rondes sur les différents aspects de la répression (sociale,syndicale et politique) ; rendez-vous sur la place Martin Luther King (Lille-sud) pour aller ensuite ensemble vers le lieu de la réunion juste à côté.
  • 14h : manifestation de la place Martin Luther King (Lille-sud) vers le centre de Lille en passant par plusieurs points symboliques.
  • A la fin de manifestation : assemblée populaire sur la place Degeyter (Lille-Fives).
  • 19h30 : repas collectif sur la place Degeyter (Lille-Fives).
  • 21h30 : projection sur la place Degeyter (Lille-Fives).

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24 février 2012

Conférence-débat « Sélection et reproduction sociale(s) » le 16 mars à Lille

Vendredi 16 mars à 19h, Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais, sera présente à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour un débat sur le thème de la sélection et de reproduction des inégalités organisé par le STERC-CNT 59/62 du 27 janvier au 15 juin 2012 dans le cadre du cycle « Éduquer pour émanciper » (entrée gratuite et petite restauration à prix libre).

T’avais qu’à mieux travailler à l’école !
Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme «normales » puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?
Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et Passeron faisaient de la « reproduction sociale » la fonction première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que « reproduire », au sens d’enregistrer de manière « passive », les inégalités sociales ou participe-t-elle « activement » à leur (re)production ? Une « n’autre école » est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique…

24 février 2012

Manifestation pour le droit au logement et l’arrêt des expulsions le 10 mars à Lille

Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage..) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles déjà durement touchées par la crise baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir. Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique de marché. L’État a dépensé notre argent pour aider les banques et les patrons. Il doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Quelles que soient nos ressources ce logement doit correspondre à nos besoins, à nos aux souhaits nous permettre de nous épanouir. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation, la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Nous exigeons :

  • l’arrêt des expulsions,
  • le droit au maintien dans les lieux,
  • l’application de la loi de réquisition,
  • le droit à un logement décent pour tous,
  • la construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI),
  • l’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable,
  • le libre choix de son quartier de résidence,
  • l’encadrement des loyers et des charges locatives du secteur privé et public.

Stop à la résignation ! Organisons notre combat !

Manifestation unitaire samedi 10 mars 2012 (14h30, place de la République, Lille)
à l’appel de : Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins, Wazemmes & Vieux-Lille), CNL 59/62, INDECOSA CGT, CGT Educ’Action Nord, PCF, MRAP Lille, NPA , CSP59, SOLEIL 59/62, UR CNT 59/62, Coordination communiste 59/62, LDH, IDM, PG, DAL, Solidaires 59/62, SUD Santé Sociaux, Europe Écologie-Les Verts Lille, FA Béthune, FSU, CGT 59…

> Télécharger le tract d’appel recto-verso au format pdf

> Pour co-signer l’appel, écrire à apu.moulins@gmail.com ou à apu.moulins@free.fr

24 février 2012

Non à la fermeture des centres de formation pour les psychologues scolaires !

Après les (dé)mesures de carte scolaire, après le démantèlement des RASED, nous apprenons maintenant que le ministère de l’Education Nationale signe la mise à mort des psychologues scolaires. Cette mise à mort se fait de manière très insidieuse, sans annonce officielle. Pour cela, il suffit au ministère de fermer certains centres de formation : Lille, Aix-Marseille, Grenoble, soit 50 % des centres actuels ! Les responsables des centres ainsi sacrifiés n’ont même pas été informé(e)s et se sont trouvé(e)s sous le fait accompli ! Par cette volonté (pas même affichée) de démanteler l’aide aux élèves en difficulté, le ministère montre une fois de plus sa volonté de détruire l’école publique pour toutes et tous ! Alors que le besoin de psychologues scolaires (et de l’ensemble des RASED) se fait de plus en plus criant sur le terrain, le ministère poursuit sa politique aveugle de casse de l’école publique. Nous refusons la fermeture des centres de formation de Lille, Grenoble et Aix-Marseille. Nous exigeons au contraire le développement de la formation des psychologues scolaires (et des maîtres spécialisés).

> Liste des signataires de cet appel + pétition à signer en ligne

21 février 2012

La « Maison des ouvriers » de Bruay-la-Buissière : un piège pour les exploité-e-s !

Voici le tract dénonçant l’ouverture du local fasciste “la maison des ouvriers” qui a été distribué le 21 février dans la ville de Bruay-la-Buissière par des militants libertaires du Bruaysis.

> Le tract au format PDF

Le « Front Populaire Solidariste » annonce l’ouverture prochaine d’un local dans notre ville de Bruay-la-Buissière. Mais d’où sort cette organisation inconnue jusqu’aux récents articles dans la presse régionale ? Le « Front Populaire Solidariste » est un regroupement des organisations les plus radicales de l’extrême-droite française fondé par Serge Ayoub à l’occasion de la manifestation fasciste du 8 octobre 2011 à Lille. Ce rassemblement avait regroupé quelques 400 nervis d’extrême-droite aux vêtements et aux tatouages explicites venus de tout l’hexagone et de Belgique. Plus de 2000 lilloisES s’étaient alors mobiliséEs pour rappeler que le Nord Pas-de-Calais est une terre d’accueil, populaire et métissée, où le racisme, le fascisme, la xénophobie, le sexisme et l’homophobie n’ont pas lieu d’être.

Notre région est une terre de lutte, nous travailleurEs, chômeurEs, filles et fils de mineurs, exploitéEs depuis tant de générations, nous ne sommes plus dupes ! Nous avons appris que depuis toujours c’est la bourgeoisie qui finance les groupuscules fascistes, c’est la bourgeoisie qui cherche à tromper les exploitéEs en leur faisant croire que l’ennemi est l’étranger qui “volerait leur travail” alors que l’ennemi c’est le patron qui vit grassement grâce au travail de ses salariéEs d’ici et d’ailleurs, l’ennemi c’est l’État qui, via ses lois, sa police et sa justice, permet aux générations successives de bourgeois d’être toujours plus riches pendant que le peuple est toujours plus pauvre. Face à l’exploitation nous devons développer la solidarité de la classe laborieuse, nous devons nous organiser en tant que travailleurEs pour défendre nos intérêts et en dehors de partis politiques corrompus. Nous exigerons la répartition égalitaire des richesses et imposerons que les décisions soient prises par le peuple, pour le peuple, sans « élus » ni bureaucrates pour nous confisquer le pouvoir. Nous devons rejoindre les organisations autogestionnaires de la classe ouvrière telles que les syndicats de lutte (CNT, SUD, CGT lutte de classe) qui existent sur nos lieux de travail et les groupes libertaires ou autonomes de nos villes (Le Cri du Coron, Turbulences Sociales, SCALP, Fédération Anarchiste, CGA…). Si ces structures n’existent pas, il nous faut les créer ! Ce n’est qu’en étant nombreuxSES, structuréEs et organiséEs que nous arriverons à reprendre ce qui nous appartient, à faire plier les patrons et l’État responsables de notre misère. Face au racisme et à la violence des nazillons du « Front Populaire Solidariste », nous devons nous battre pour dénoncer l’imposture sociale qu’est cet organe de la bourgeoisie. Nous devons saper leurs tentatives d’implantation en boycottant leurs locaux, en arrachant leurs affiches, en excluant leurs militants de nos rues, de nos quartiers, de nos soirées. Nous devons constituer des groupes de défense pour empêcher les nervis fascistes d’exercer leur violence et leur rappeler que nous ne laisserons pas la peste brune gagner du terrain.

Petit tour d’horizon des composantes du « Front Populaire Solidariste »
et de leurs méfaits :

Troisième Voie / Jeunesse Nationalistes Révolutionnaires

C’est l’organisation d’origine de Serge Ayoub, leader du « Front Populaire Solidariste ». Dans les années 80 Serge Ayoub alias « BatSkin » (pour son amour des battes de base-ball) était le chef des skinheads néo-nazis parisiens réputés pour leur ultra-violence. Ses fréquentations sont restées les mêmes. Troisième Voie et les Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (son organisation de jeunesse) sont principalement composées de skinheads néo-nazis et de hooligans (LOSC Army, indépendants du RC Lens ici dans le Nord Pas-de-Calais). Ils sont responsables de nombreuses agressions envers des personnes « d’origine étrangère » ainsi que des militantEs syndicaux et politiques marquéEs à gauche. Rien que depuis un an dans notre région ils ont déjà attaqué un bar lillois accueillant régulièrement des conférences-débats sur la thématique du racisme, un local syndical, et des concerts. Le slogan de Troisième Voie est « croire, combattre et obéir », une adaptation du slogan mussolinien « croire, obéir, combattre ».

La Maison Flamande / Opstaan

La Vlaams Huis ou Maison Flamande est un local fasciste implanté à Lambersart dans les faubourgs bourgeois de Lille. Financé par un riche médecin, ses chefs politiques sont le très médiatique Claude Hermant, ancien mercenaire en Afrique, ancien membre du service d’ordre du Front National et Luc Pécharman, patron d’une boutique de vêtements et d’armes destinés aux militants d’extrême droite à Lille. D’abord passés par le Bloc Identitaire (parti d’extrême droite xénophobe se positionnant à la droite du Front National), puis par le « régionalisme flamand », les militants de la Maison Flamande ont  rallié le « Front Populaire Solidariste » de « BatSkin » Ayoub depuis cet automne. Ce sont ces mêmes gens qui ont tenté d’implanter un local fasciste à Auchel l’année passé, projet qui semble avoir échoué face à la mobilisation des habitantEs, des organisations syndicales locales, du Parti Communiste et des militantEs antifascistes. On se rappellera que les nervis de la Maison Flamande ont attaqué cet été une manifestation de la CGT sur le marché d’Auchel. Ils sont également responsables de l’agression de jeunes lycéens maghrébins à la sortie d’un lycée lillois lors d’une distribution de tracts et on ne compte plus les jeunes skinheads fréquentant la Maison Flamande ayant agressé des passants, généralement basanés, dans le secteur de la gare Lille-Flandres à Lille. Parlons un peu du bilan de la Maison Flamande en terme de défense des travailleurs, soit disant leur priorité depuis leur adhésion au « Front Populaire Solidariste » : il est inexistant ! La défense des acquis sociaux par l’extrême droite est une vaste blague. Aucune action à porter à leur crédit. En fait si, une seule : lors du grand mouvement de grève de l’automne 2011 pour la défense de nos retraites, Opstaan organisa un rassemblement… « contre les casseurs » pour réclamer une répression du mouvement social encore plus féroce à l’État et aux patrons.

Nation

Organisation d’extrême droite de la Belgique francophone, leur chef Hervé Van Laethem est un nazi pure souche : militant d’extrême droite depuis toujours, défenseur des négationistes (qui nient ou minimisent le génocide des juifs par les nazis dans les camps de la mort), fondateur du groupe néo-nazi « l’Assaut » (descendant revendiqué des Jeunesses Légionnaires, milice pro-nazi pendant l’occupation de la Belgique par le IIIème Reich, dont le journal portait le même nom). Les skinheads néo-nazis membres de Nation n’hésitent pas à prêter main forte aux membres de la Maison Flamande pour faire le coup de poing. Ils assurent également le service d’ordre des rassemblements catholiques intégristes xénophobes et/ou opposés au droit à l’avortement tels que ceux appelés par Civitas.

Le Front Comtois, les Nationalistes Autonomes, Lyon Dissident…

Le « Front Populaire Solidariste » est une organisation nationale. Elle fédère de nombreux groupuscules fascistes présents partout en France. Ce sont partout les mêmes recettes : haine des étrangers, sexisme, homophobie, islamophobie maquillés par un discours social critiquant les méfaits du capitalisme. Lyon est un triste exemple du développement de cette frange radicale de l’extrême droite. Après s’être structurés et avoir ouvert des locaux, les nervis fascistes sont passés à l’action : attaques de rassemblements contre l’homophobie, de manifestations pour le droit des femmes à disposer de leurs corps, de militantEs syndicaux à la sortie de leurs réunions, de concerts, d’étrangers bien-entendu… L’extrême droite lyonnaise fait régner un climat de terreur.

Ne laissons pas la vermine fasciste se développer à Bruay ni ailleurs !

Note du webmaster :

Un deuxième tract a été distribué par des groupes autonomes antifascistes du bassin minier.
Le voici ci-dessous :

18 février 2012

Résumé des dernières mesures adoptées en Grèce

Le Secrétariat aux relations internationales de l’Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση (Union Syndicaliste Libertaire – ESE – Grèce) a envoyé le résumé suivant des mesures récentes adoptées par le gouvernement. Ces mesures ont déclenché la fureur du peuple grec qui voit ses conditions de vie et de travail piétinées pour la plus grande gloire des patrons, des requins de la finance et des spéculateurs.

Résumé des mesures principales concernant le travail adoptées le dimanche soir, 12 février 2012, par le Parlement grec et incluses dans le « Mémorandum II » :

  • Réduction de 22% du salaire minimum qui passe de 741 brut à 586 € (489 € net). Pour les moins de 25 ans, la réduction est de 30%,  passant à 527 € brut (440 € net).
  • Gel du salaire minimum jusqu’en 2015 et gel de l’ancienneté tant que le chômage reste au-dessus de 10%.
  • Suppression de facto des heures supplémentaires par la mise en place des horaires flexibles dans les nouvelles conventions collectives.
  • Lors de la résiliation d’une convention collective, la période de renouvellement automatique des termes de celle-ci est réduite à trois mois (auparavant six) si aucun nouvel accord n’est conclu, auquel cas les salaires passeront au niveau du salaire minimum. Les conventions collectives actuellement en vigueur expireront au plus dans un an.
  • Coupes dans les retraites (régimes de pension complémentaires, mais aussi dans les retraites principales comme pour les travailleurs des compagnies d’électricité et de téléphone, et les banques, par exemple).
  • Abolition de la sécurité d’emploi et de la réglementation du travail en vigueur dans les banques et les entreprises publiques ou celles avec participation du public, ce qui inclut entre autres la compagnie nationale d’électricité, Hellenic Petroleum (la plus grande raffinerie du pays), la radio télévision publique, les transports publics d’Athènes (bus, métro, train de banlieue, tramway et trolleybus), la poste, la loterie nationale et la société de paris, la société d’approvisionnement en eau d’Athènes, etc.
  • Clôture de l’Agence de logements sociaux et suppression de la contribution des 2% qui lui étaient attribués jusqu’à présent.
  • Réduction de 5% des cotisations patronales à la sécurité sociale.
  • Licenciements et départs en retraite anticipée dans le secteur public : 15.000 au total d’ici la fin de l’année 2012 ; 150 000 d’ici 2015.
  • Pour recourir à l’Agence de médiation et d’arbitrage, il sera désormais exigé l’accord des deux parties (travailleurs et employeurs), les travailleurs ne pouvant plus y faire appel seuls pour eux mêmes, comme c’était le cas jusqu’à maintenant.

En bref, les pertes de salaire sont extrêmement lourdes. On estime que les travailleurs non qualifiés vont perdre jusqu’à trois mois de rémunération par an et les travailleurs soumis à des accords sectoriels dans certains cas vont perdre jusqu’à la moitié  de leur salaire mensuel.

En outre, ces mesures sapent les conventions collectives et ouvrent la voie à la signature d’accords individuels ou d’entreprise. Les conventions collectives couvrant environ deux millions de travailleurs sont En suspens ; elles ont déjà expiré ou vont le faire d’ici un an, forçant les travailleurs à renégocier – au niveau individuel ou de l’entreprise – la baisse de leurs salaires aux niveaux les plus bas.

On estime que les travailleurs en matière de droits et de rémunération sont maintenant à des niveaux semblables à ceux des années 1950.

A tout cela il faut ajouter les augmentations de la TVA sur les denrées alimentaires, les médicaments, les soins de santé, l’électricité, l’approvisionnement en eau, les transports publics, le gaz naturel, etc.

Il convient de noter que, sur un total de 300 députés, 199 ont voté pour ces mesures, 74 contre, 5 se sont abstenus et 22 étaient absents. 46 des députés opposés appartiennent aux partis au pouvoir, mais ont rompu la discipline de vote et ont été immédiatement expulsés de leurs formations respectives. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre ce nouveau plan d’austérité et de coupes qui, sous prétexte de réduire les dépenses publiques et de sauver l’économie nationale, s’attaque aux droits de la population grecque, en particulier des travailleurs.

Ελευθεριακή Συνδικαλιστική Ένωση – Διεθνείς Σχέσεις
Eleutheriaki Sindikalistiki Enosi (Union Syndicaliste Libertaire) – Relations internationales

> Site de l’ESE
> Site de l’ESE d’Athènes (possibilité d’afficher les pages de ce site en français)

18 février 2012

Petit compte-rendu non exhaustif de la manifestation organisée le 18 février à Lille à l’occasion de la convention présidentielle du FN

Samedi 18 février, 500 personnes ont manifesté à Lille à l’occasion la convention présidentielle du FN qui se tenait non loin de là au même moment. Parmi les slogans les plus entendus : « Front National… front anti-social ! ».

Le premier objectif de la manifestation était d’expliquer publiquement que le FN n’est pas un parti comme les autres et que son programme n’a pas changé depuis le remplacement de Jean-Marie Le Pen par sa fille (à savoir un programme anti-social au service du grand patronat, fondée sur des valeurs racistes, d’apartheid social et d’ordre moral réactionnaire).

Mais la manifestation ne visait pas seulement le FN. « On est là pour contrer l’extrême droite, le développement du fascisme et de toutes les idées réactionnaires d’où qu’elles viennent » a déclaré à l’AFP un militant lillois de la CNT. C’est ainsi que les manifestants ont dénoncé, entre autres, les propos xénophobes de certains responsables de l’UMP ainsi que les exactions commises par les groupuscules nazis qui tentent de s’implanter dans la région Nord Pas-de-Calais.

Extrait de la prise de parole du Collectif antifasciste :

Durée : 1mn 28

> Pour télécharger ce fichier vidéo d’environ 6 Mo : clic droit sur ce lien

> Tract de l’UL des syndicats CNT de Lille : Le Front National, une escroquerie sociale !

> Appel à la manifestation : rassemblement antifasciste le 18 février à Lille

Post-scriptum :

Le samedi 3 mars, le collectif de vigilance contre l’extrême droite 69 (dont fait partie l’union départementale CNT du Rhône) a organisé une journée de vigilance antifasciste à Villeurbanne. Plusieurs débats étaient proposés. Celui intitulé « Luttes sociales et syndicalisme » a été en grande partie introduit par des militants cénétistes qui, après une présentation des idées réactionnaires du FN sur les grandes questions sociales (sécurité sociale, retraites…), ont pris l’exemple de l’installation du fascisme italien au pouvoir en s’appuyant fortement sur des organisations syndicales à leur solde. Le FN, comme divers groupuscules d’extrême droite, revendiquent le solidarisme pour forme de syndicalisme. Pour en savoir plus…

10 février 2012

Rassemblement anti-fasciste le 18 février à Lille à l’occasion de la convention présidentielle du FN

Les 18 et 19 février, le FN tiendra à Lille sa convention nationale, véritable lancement de sa campagne présidentielle. Comme il y a 5 ans, le choix du Nord-Pas de Calais n’est pas anodin. Le FN vient en effet dans une région à tradition ouvrière pour marquer sa volonté de draguer l’électorat populaire avec son programme, véritable imposture sociale. Nous ne pouvons pas rester sans réaction face à cet affront !

A cette occasion, le Collectif antifasciste de Lille organise
le samedi 18 février un rassemblement unitaire à 15h sur la Grand Place.

> Affichette d’appel au format A4 et A5

> Communiqué de presse du collectif antifasciste de Lille

> Décryptage du programme « social » du FN (réalisé par l’association VISA)

> Chanson anti Le Pen :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

10 février 2012

Le 15 février, La Brique passe le sport à la moulinette !

Mercredi 15 février, le journal La Brique organise une projection-débat (entrée à prix libre) sur le thème du Sport, du capitalisme et du contrôle social au cinéma l’Univers, 16 Rue Georges Danton à Lille (Métro Porte de Valenciennes).

Ce sera l’occasion de discuter autour de l’enquête du dernier numéro (en vente en kiosque et à la Maison des syndicats CNT de Lille) consacrée aux déclinaisons du business sportif dans la région Nord-Pas-de-Calais et de l’agrémenter de toutes les remarques, réflexions, témoignages que vous voudrez apporter.

Au programme, à partir de 19h30 : une projection de « La solitude du coureur de fond » de Tony Richardson (Grande-Bretagne, 1962 (62 min)) suivie d’une discussion avec Fabien Lebrun et Ronan David, animateurs de la revue Illusio, et co-auteurs de l’ouvrage Footafric, Coupe du monde, capitalisme et néocolonialisme aux éditions L’échappée (2010).

10 février 2012

Rassemblement du collectif chômeur-ses et précaires le 14 février à Lille

Le Collectif de chômeur-ses et précaires de Lille, dans le cadre du nouveau RDV d’occupation nationale des Pôles emploi (Rennes, Brest, Paris, Nancy, Le Havre, Caen, Bordeaux, Lyon, Quimper, Libourne, Montreuil, Toulouse…), appelle à un rassemblement le mardi 14 février à 10h au métro « Mairie de Lille ».

Il revendiquera ce jour-là :

  • la transparence sur les chiffres de radiations, sur la nature des prestations et budgets alloués à la sous-traitance,
  • des panneaux d’affichage mis à disposition en permanence et un accès à la photocopieuse pour un gros tirage de tracts et d’affiches,
  • aucune radiation prononcée dans l’agence occupée ce jour,
  • la fin de la dématérialisation des diverses convocations (via espace personnel par exemple),
  • la tenue d’une réunion d’information dans le Pôle emploi avec un temps d’occupation avant son déroulement, sans évacuation policière.

Il proposera aussi de mettre en place collectivement des revendications locales et plus larges, tout en décidant de nouvelles actions à venir.

Pour en savoir plus, voir le blog du Collectif.

10 février 2012

Mobilisation contre le traité commercial ACTA

Samedi 11 février, toute l’Europe sera mobilisée contre ACTA.

ACTA, traité commercial contre le contre-façon, doit être signé d’ici l’été par l’union européenne et plusieurs pays d’Europe (la Pologne et la République tchèque ont aujourd’hui officiellement désavoué leur signature suite aux grandes mobilisations organisées dans ces pays).

ACTA permettra à n’importe quel ayant droit de demander la censure de site internet utilisant du contenu sous droits, que ce soient des films, des photos, des logos de marques, des personnes en train de chanter une chanson qu’elles apprécient, etc. Il s’agit de donner les pleins pouvoirs aux capitalistes des industries culturelles sur la liberté d’expression, le partage de culture et la création. ACTA contient également des volets sur les médicaments génériques et les semences et pourrait poser de très graves problèmes en ce qui concerne l’accès à la santé et aux denrées alimentaires, notamment dans les pays pauvres.

Rendez-vous à Lille : samedi 11 février, 14h, Grand’ place.

Pour en savoir plus : vidéo , article de Wikipédia , tract du syndicat CNT de l’industrie informatique

9 février 2012

Peut-on photographier ou filmer un policier ?

Extrait du site « Caméra au poing » :

La prise et la diffusion d’images de policiers – en tenue ou en civil, sur la voie publique et dans l’exercice de leur fonction – sont autorisées dès lors qu’elles illustrent un événement d’actualité (cf. arrêts de la Cour de cassation du 25 janvier 2000 et du 20 février 2001). Exceptions : policiers chargés de la lutte antiterroriste, du RAID, de la brigade de recherche et d’intervention criminelle, de la brigade de recherches et d’investigations financières (cf. arrêté du 27 juin 2008).

Si l’image est prise dans le contexte d’un évènement dont l’importance justifie qu’il soit communiqué au public, il n’est pas nécessaire de flouter les visages des personnes (policiers et non policiers) impliquées comme acteurs, témoins ou figurants. Le droit à l’image, prolongement du droit à la protection de la vie privée (cf. article 9 du Code civil), ne s’applique pas dans ce cas ; c’est le droit d’information (cf. article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme) qui est prioritaire.

Ces images doivent respecter la dignité de la personne humaine et ne doivent pas faire de désinformation en étant dénaturées.

En cas de litige (car, en matière juridique, il existe toujours des divergences sur la façon d’interpréter les textes), c’est au juge de déterminer si l’équilibre entre droit d’information / liberté d’expression d’un côté et droit à l’image de l’autre a été respecté.

Bien sûr, un policier peut toujours vous demander d’arrêter de prendre des images ou d’effacer celles que vous avez déjà prises. Mais, si vous ne le souhaitez pas, il ne peut pas vous obliger à le faire. De même, il n’a pas le droit de confisquer votre matériel (sauf si vous avez commis un délit et que vous êtes interpelé) ni d’effacer lui-même les images que vous avez prises.

> Site « Caméra au poing »

> Télécharger le pdf « Peut-on photographier ou filmer un policier ? »

6 février 2012

Refusons l’odieuse récupération politique de la misère par l’extrême droite !

Cette semaine à Lille, la Maison flamande, par le biais de l’association « Jeanne de Flandres », est allée à la rencontre de personnes sans chez soi et leur a distribué de la soupe.

La Maison flamande (ou Vlaams Huis) est un repère de fascistes, racistes et xénophobes de tous poils, basée à Lambersart. Elle regroupe en son sein tout ce que l’extrême droite comporte de plus radical et violent ; allant des identitaires au nationalistes révolutionnaires, en passant par la nouvelle droite populaire.

Alors que le secteur de l’hébergement social connaît de plus en plus de difficultés dues à des baisses importantes de budget et à une augmentation des personnes en situation d’exclusion, que le SAMU social est confronté à des difficultés de plus en plus grandes pour proposer un hébergement digne et durable et qu’un récent rapport parlementaire confirme cet état de crise, l’extrême droite entend profiter de la situation et se servir des exclus à des fin politiques.

Leurs discours est clair (« Les nôtres avant les autres ! ») et des places d’hébergement en priorité pour les français de souche. Ce raisonnement est odieux et nous ne pouvons le tolérer !

Ne les laissons pas utiliser la détresse des plus démunis pour servir leur cause ignoble !
Leur discours est raciste, discriminant et populiste !

  • Nous continuerons à nous battre pour un accueil inconditionnel, quelle que soit la nationalité ou la situation administrative, des personnes hébergées !
  • Nous réclamons l’ouverture de places supplémentaires dans des accueils dignes et des moyens supplémentaires pour l’accompagnement social !
  • Nous réclamons une réelle politique d’accès au logement pour toutes et tous et l’arrêt des expulsions locatives !
  • Nous réclamons l’application de la loi DALO et de la loi de réquisition !

C’est toute l’année que la rue tue ! Le plan d’accueil hivernal doit cesser !
C’est toute l’année que l’État doit fournir des places d’hébergement stable et durable !

Syndicat CNT des Travailleurs de la Santé et du Social 59/62
32 rue d’Arras 59000 Lille – Tél : 06 20 56 96 10 – E-mail : sanso5962@cnt-f.org

> Télécharger ce communiqué au format pdf

5 février 2012

[vidéo] Présentation générale de la revue « N’Autre école »

Entretien réalisé le 27 janvier 2012 à Lille par deux militants du syndicat CNT éducation 59/62 et monté par le secteur vidéo confédéral de la CNT :

Durée : 9mn 32

Au sommaire :
- N’autre école : pourquoi ce titre ?
- Un carrefour, un lieu d’échanges…
- Pour une révolution sociale, éducative et pédagogique !
- Qui sont les lecteurs ?
- Quels sont les thèmes abordés ?
- Une publication austère ?

> Site de la revue « N’Autre école »
> Diaporama des couvertures de « N’Autre école »
> Site de la Fédération CNT des travailleur-euses de l’Éducation

> Pour télécharger ce fichier d’environ 40 Mo :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

3 février 2012

Tentative d’intimidation du Collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille et prochaine action

Mercredi 1er février en début d’après-midi, le Collectif Chômeur-ses et Précaires de Lille envahissait l’agence « Pôle emploi » du boulevard de la liberté à Lille. Au programme : déploiement d’une banderole, tractage et échanges avec les demandeur-ses d’emploi présent-es sur place, distribution de soupe et affichage des revendications du Collectif. Avant l’arrivée de la police et un contrôle d’identité pour chacun-e des participant-e-s… Lire la suite sur le blog du Collectif

Prochaine action du Collectif Chômeur-ses et Précaires lundi 6 février à 12h pour une opération tractage, thé, banderole, affichage et discussions devant la CAF (rue Brûle maison).