22 mars 2017

Samedi 1er avril à Lille : manifestation pour le droit au logement et contre la reprise des expulsions domiciliaires

Appel inter-organisationnel :

Comme chaque année, l’arrivée du printemps sonne la reprise des expulsions, la fermeture des places d’hébergement et le retour au bas des agendas politique de la question du logement. L’époque n’est pas à la fête et, ce premier avril, nous n’avons pas envie de blaguer car cette année les expulsions seront encore plus nombreuses et ce sont des centaines de familles qui risquent de se retrouver à la rue ! Car si on parle de “trêve” hivernale, c’est bien que le reste du temps c’est une “guerre” silencieuse, de basse intensité qui fait rage. Une guerre dans laquelle les plus démunis ont un objectif : obtenir un logement digne.

« Mais le logement est en crise » nous dit-on. Foutaises ! Voilà un constat qui a perdu de son sens à force de le répéter depuis plus d’un demi-siècle. La crise du logement existera tant que le logement sera une marchandise. Le droit au logement ne sera pas respecté tant que cette marchandise sera aux mains de spéculateurs pour qui il s’agit de rentabiliser des investissements sur un marché.

Les dernières réformes locales et nationales restent des “pansements sur une jambe de bois”…

Un encadrement des loyers ? Effectivement des volontés locales ont tenu tête à la capitulation du gouvernement devant les professionnels de l’immobilier et l’encadrement des loyers est applicable à Lille depuis le 01/02/2017 mais cela arrive bien tard ! Les prix de l’immobilier ont explosé depuis plusieurs années à Lille et le prix de référence au m2 est déjà inaccessible pour nombre d’entre nous et surtout les plus modestes !

Un droit au logement opposable ? À la bonne heure ! Encore faudrait-il qu’il soit appliqué. Voilà dix ans que la loi DALO est votée et aujourd’hui tout reste bloqué. Les chiffres du nombre d’expulsions explosent dans le Nord et dans toute la France (33% d’augmentation du nombre d’expulsions et 25% de concours de force public octroyé en plus en un an avec un chiffre record enregistré en 2015 ! Les familles en situations d’expulsion se voient trop souvent exclues de ce recours au nom du sacro saint principe de “bonne foi”. Quand on ne veut pas assumer ses carences (absence de constructions de logements, encadrement des loyers…), il est aisé de culpabiliser les pauvres ! A l’éradication de la pauvreté, nos élites ont préféré la chasse aux pauvres !

La construction de logements sociaux ? Comment y croire encore, tant chaque nouveau “plan d’action” renouvelle des objectifs jamais atteints. Où sont les 500 000 logements construits par an ? Pourtant, ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui partagé par tous. En ce mois de février 2017, un rapport de la Cour des comptes vient alerter sur l’évolution du logement social. Le constat est sans appel : dans un contexte de pénurie criante, on ne loge pas les plus pauvres.

L’hébergement ? Les places “grand froid” vont fermer et ce sont des centaines de personnes qui retrouveront la rue ce 31 mars. L’actuelle ministre du logement ne s’en émeut même plus. Ce triste constat de défaillance de l’État dans son obligation à garantir le droit à l’hébergement est devenu “normal”. Chacun se renvoie la balle (État, Département), la situation inhumaine réservée au MNA (Mineur Non Accompagné) illustre au combien les carences de l’État sont odieuses et indignes d’un État de droit. Contre la fermeture des places “grand froid” et pour l’application de l’inconditionnalité de l’accueil et du droit à l’hébergement, une mobilisation militante a eu lieu le 23 mars à Lille devant la DDCS.

En France aujourd’hui, ce sont 4 millions de personnes mal logées (logement insalubre, personnes à la rue, hébergement contraint chez un tiers…), 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement (en impayés avec risque imminent d’expulsion, surpeuplement, précarité énergétique, logement trop cher…). La question du logement est la grande absente de la campagne présidentielle. Alors que la question du logement est au centre des préoccupations des habitants des quartiers populaires et de l’ensemble de la ville, les débats sont monopolisés par les “affaires” ou par les sujets polémiques imposés par l’extrême droite ! Il est donc urgent de se faire entendre pour recentrer les débats sur les questions qui nous concernent et notamment le droit au logement pour tous ! C’est donc dans la rue qu’il faudra se faire entendre !

Samedi 1er avril 2017 à 15h,
soyons nombreux sur la Grand’Place de Lille !

Exigeons ensemble l’arrêt de toutes les expulsions domiciliaires, l’arrêt des
coupures d’énergie, l’accès à des logements dignes et abordables pour tous,
l’application des lois de réquisitions des logements vides,
la construction massive de vrais logements sociaux.

A l’appel des APU Fives, Moulins et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’INDECOSA CGT Nord avec le soutien de plusieurs organisations dont l’union locale CNT de Lille (la liste complète des soutiens sera publiée ici dès qu’elle aura été rendu publique).
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21 mars 2017

Deux initiatives contre l’extrême droite le 26 mars à Lille

Dimanche 26 mars 2017 à Lille (15h, parvis des halles de Wazemmes), l’AFA NP2C appelle à une manifestation contre le FN (à l’occasion du meeting de Marine Le Pen qui aura lieu ce jour-là à Lille) et contre le bar raciste « La Citadelle » (qui fête les deux ans d’existence de son bail). Le même jour (même endroit, même heure), l’union locale CGT de Lille, la FSU, les JC et la LDH appellent dans un communiqué commun à « se rassembler bruyamment pour protester contre la venue de la présidente du FN ». Même si la CNT n’appelle pas (ses différents syndicats n’ayant pas eu la possibilité d’en discuter préalablement dans leurs AG respectives), des cénétistes seront présent.es à titre individuel. Par ailleurs, il est probable que d’autres organisations (ou certain.es de leurs adhérent.es) se joignent soit au rassemblement, soit à la manif, soit aux deux. De son côté, la Préfecture a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour protéger le meeting de Marine La Haine (cf. l’article de La Voix du Nord qui sert la soupe à la fois au préfet et au FN).

> Autres infos pour lutter contre l’extrême droite
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20 mars 2017

Fleur de printemps

Un clip réalisé par la Compagnie Jolie Môme, il y a un peu plus d’un an, en plein cœur du mouvement contre la loi Travail….

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17 mars 2017

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril
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16 mars 2017

Amiens : aidons les salarié.es de Whirpool à faire payer leur direction au prix fort !

En 2016, Whirlpool – le n° 1 mondial de l’électroménager – a réalisé 900 millions de dollars de bénéfices. Mais les actionnaires n’en ont jamais assez ! Après avoir racheté plusieurs sociétés concurrentes (Moulinex, Indesit, etc.), après avoir touché de l’État plusieurs dizaines de millions d’euros (au titre notamment du CICE), après avoir demandé de nombreux efforts aux salarié.es (flexibilité du travail et augmentation des cadences), voilà que ces sangsues passent à l’étape suivante : diminuer le nombre d’usines appartenant au groupe pour se remplir les poches encore davantage !

C’est ainsi que début 2017, la direction de la multinationale a annoncé que l’usine d’Amiens fermerait ses portes le 1er juin 2018. Conséquence pour les salarié.es : 290 licenciements ! Seront également touchés par cette décision : les intérimaires travaillant sur le site et les 56 salarié.es de Prima, une usine voisine qui sous-traite pour Whirlpool.

Le 16 mars 2017, en visite à Amiens, le premier ministre a déclaré : « Le gouvernement veille à ce que Whirlpool respecte ses obligations » (cf. propositions de reclassement et ré-industrialisation du site). Bref, le bla-bla habituel !

Face à cette situation, les salarié.es en lutte ont besoin de notre soutien. Certes, le rapport de force ne permettra pas l’annulation du plan de licenciements (PSE) car,  pour cela, il faudrait un mouvement massif et combatif sur le plan national et interprofessionnel. Par contre, il est possible de faire en sorte que ce PSE soit le moins mauvais possible. Et, si on s’en donne les moyens, il est même possible de faire payer au prix fort la direction de Whirpool !

Enfin, rappelons que – fondamentalement – licenciements et chômage ne pourront être abolis que par l’expropriation des capitalistes, la socialisation des moyens de production et de distribution, la gestion des entreprises par les travailleurs/euses eux-mêmes, le partage égalitaire des richesses… c’est à dire la construction d’une autre société où nous ne serons plus les esclaves salarié-es du Capital mais les maîtres de notre destinée, administrant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité !

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14 mars 2017

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).
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12 mars 2017

Argumentaire syndical contre le programme du FN

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

Télécharger au format PDF

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

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9 mars 2017

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

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3 mars 2017

V. d’Ascq : pétition pour la réintégration d’un postier suspendu de ses fonctions après avoir sauvé la vie d’une collègue

Le 19 février 2016, Émeline Broequevielle – employé au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – était victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa hiérarchie pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais celle-ci lui avait quand même demandé de venir travailler. Une fois sur place, les symptômes s’étaient aggravés. Sébastien Carré – membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) – était alors intervenu auprès de la direction et, grâce à son insistance, il avait sauvé la vie d’Émeline.

Suite à cette affaire, Sébastien a demandé une enquête interne. Mais, plutôt que de reconnaître ses torts, la direction de l’entreprise a décidé de le faire taire en l’écartant purement et simplement de l’entreprise…

Aujourd’hui, cela fait un an que Sébastien a été suspendu de ses fonctions. Sa réintégration est une évidence, sauf pour La Poste !

Sébastien a besoin de votre soutien. Pour cela, que vous soyez salarié ou non de La Poste, que vous habitiez V. d’Ascq ou ailleurs, signez la pétition qu’il a mise en ligne ici : www.change.org/p/sébastien-carré-réintégration-de-mr-carré-sébastien

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2 mars 2017

La R’vue : un cabaret engagé !

Samedi 18 mars 2017 à Hem, la compagnie L’Aventure présente sa revue. Finies la grisaille et la pensée unique ! La R’vue débarque et passe à la moulinette l’actu du monde à sa sauce cocktail énergétique. Au menu de ce cabaret satirique : théâtre, musique, slam et même des patoisantes ! Une réponse poétique et politique à la résignation et un appel à l’action. Un r’mue méninges foldingue sur l’actualité et l’état de notre société, pour tordre le coup aux préjugés, aux peurs, à la neurasthénie… Banzaï !!! Une création collective du Théâtre de L’Aventure *. Avec Jean-Maurice Boudeulle, Pierre Boudeulle, Maxime Sechaud, Raphael Bourdin ou Usmar (Quentin Vanhersel) et Louise Wailly.

Horaire : 20h30 – Tarifs : 8 € / 6 € / 3 € – Réservations : 03 20 75 27 01 – Plan d’accès

* Le Théâtre de l’Aventure est né en 1986 à Hem dans une cité de transit (La Lionderie). Il est aujourd’hui à la fois une compagnie et un lieu vivant de programmation, d’accueil, d’échange et d’ateliers. La compagnie crée (essentiellement à partir de la parole collectée au sein des ateliers et auprès des habitant.es) ses spectacles professionnels et tente de les diffuser partout où cela est possible, notamment au sein des quartiers populaires. Parallèlement au travail de la compagnie, l’Aventure propose toute l’année une dizaine d’ateliers à un tarif proportionnel aux revenus et répond aux sollicitations ponctuelles de structures sociales, éducatives ou scolaires (ateliers, stages, sensibilisations diverses). En partenariat avec la Ligue de l’Enseignement Nord Pas-de-Calais, l’Aventure mène aussi un travail d’accompagnement auprès des anciens des ateliers (constitués en groupes autonomes) et auprès de compagnies amateurs.
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2 mars 2017

Liévin, samedi 11 mars : le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire !

Samedi 11 mars 2017 à Liévin, le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire. À partir de 13h, apéro gratuit suivi d’un repas de soutien (sur réservation). Ensuite, atelier de fabrication de pochoirs, affichettes et banderoles (si tu n’as pas l’esprit créatif ou si tu ne sais pas écrire, ce n’est pas grave car on fait ça ensemble et tu as le droit de copier sur ton voisin ou ta voisine !). À 16h, déambulation festive (tout d’abord vers l’emplacement du futur mémorial aux victimes du capitalisme, puis dans les rues de Liévin pour une série d’actions anti-pub). À partir de 19h, retour au LAG avec ouverture du bar, vente de sandwiches à prix coûtant, scène ouverte et concerts.

Programme complet : www.lelag.fr/site/samedi-11-mars-2017-ya-lfeu-au-lag

Nota bene : le LAG est un local associatif animé par des militant.es investi.es dans diverses organisations (Politis 62, Fraternité migrants, Fraternité Rroms, Eau secours 62, Projet agricole et politique, Objecteurs de croissance, CNT, Colère du présent, AMAPs, chorale de chants de lutte et d’espoir, etc.).
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1 mars 2017

Manifestations contre les violences policières

Lille, samedi 11 mars 2017 à 15h

Pour Adama, Théo et toutes les autres victimes de la police – À l’appel d’une AG réunie dernièrement à la Bourse du Travail de Lille – RDV sur le parvis des halles de Wazemmes

Montigny-en-Gohelle, samedi 25 mars 2017 à 15h

À l’appel de la famille de Lahoucine, jeune de Montigny-en-G. tué en 2013 devant chez lui par des policiers – RDV devant le 9 rue de Lassigny

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28 février 2017

Mercredi 8 mars 2017 : journée internationale de luttes pour les droits des femmes

Rassemblement à Lille :

De 16h à 17h, place de la République, dans le cadre de la « grève pour l’égalité » (lire l’appel sur le site du Planning Familial Nord Pas-de-Calais).

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (réseau dont fait partie la CNT) :

Le 8 mars, un peu partout dans le monde, des actions ont lieu pour défendre les droits des femmes, exiger l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit de chaque femme à disposer librement de son corps, dénoncer toutes les discriminations et violences faites aux femmes. Le 8 mars 2017 sera l’occasion de nombreux rassemblements revendicatifs, de manifestations dans beaucoup de pays, et aussi de grèves des femmes. Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient ces actions qui prolongent la longue histoire du mouvement des femmes et du mouvement ouvrier, symbolisé notamment par la place du mouvement syndical dans ces combats. Elles s’inscrivent à la fois dans la lutte spécifique des femmes et dans le combat global pour une société égalitaire, en rupture avec le système capitaliste et patriarcal.

Ce communiqué est disponible sous la forme d’un tract rédigé en quatre langues (fr – esp – port – engl) avec, au verso, une présentation du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Pour télécharger ce tract de 2 pages, cliquer sur l’image ci-dessus.
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27 février 2017

Lundi 6 mars : mobilisation des salarié.es de Pôle emploi

Les salarié.es de Pôle emploi sont appelé.es à se mettre en grève le 6 mars 2017 pour la défense de leurs missions, de leurs métiers et de leurs emplois.

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale des Hauts-de-France :

Dans un contexte d’austérité budgétaire, de baisse des effectifs et d’augmentation de la charge de travail, la dégradation des conditions de travail s’amplifie. Nous le vivons au quotidien : course à la productivité, externalisation, réorganisations, heures supplémentaires voire écrêtées, multiplication des contrats précaires… Aujourd’hui Pôle emploi est en danger : suppression des A2S, réduction et dégradation du métier d’indemnisation, externalisation de l’assurance chômage, diminution drastique des fonctions support (DT, DR, DPSR) et appui gestion (PAG), nouvelle segmentation du métier des Conseillers à l’emploi (CEP/suivi/…), dématérialisation importante et non anticipée (NPDE, Emploi Store, mail.net, DSN…) et lancement de « Bob emploi » qui va se développer et engendrer des conséquences inévitables pour le personnel et les usagers (accroissement de l’externalisation et de la privatisation de nos missions). Et demain : réduction du nombre d’agences, régionalisation, privatisation, plan de licenciement ?

C’est pourquoi toutes les organisations syndicales régionales appellent les personnels de Pôle emploi des Hauts-de-France à se mobiliser massivement pour obtenir :

  • La fin de tout processus de régionalisation et de privatisation, la défense du caractère public et national de Pôle emploi ;
  • La défense de nos missions de service public et de protection sociale collective dans le cadre du régime d’assurance chômage, le maintien des activités de Pôle emploi telles que prévues par la loi de fusion du 13/02/2008 ;
  • L’arrêt de la sous-traitance et la ré-internalisation de toutes nos activités ;
  • La reconnaissance et l’évolution de tous nos métiers dans le respect de nos expertises, qualifications et identités professionnelles ;
  • Le maintien des effectifs et l’embauche de tous les personnels en CDI ;
  • L’amélioration de nos conditions de travail et de la qualité du service rendu aux usagers (demandeurs d’emploi, entreprises, salariés…)  ;
  • Une augmentation générale des salaires et traitements (point d’indice et point salaire) ;
  • La conciliation de la vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés : formations au plus proche des territoires, respect des accords en vigueur (OATT).
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25 février 2017

Les élections professionnelles dans le secteur privé

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).
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24 février 2017

Rapport 2016 d’Amnesty International : menaces sur les droits en France !

Comme chaque année à la même époque, l’ONG Amnesty International sort son rapport sur les droits humains dans le monde. Comme on s’y attendait, le chapitre « France » de ce rapport 2016 n’est pas bon…

En savoir plus : www.amnesty.fr/actualites/rapport-france
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9 février 2017

Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es
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7 février 2017

Mémoire ouvrière et locale : la coopérative « L’Union de Lille »

L’Union de Lille est une coopérative créée en 1892 par un groupe d’ouvriers et d’ouvrières. Au début, il s’agit uniquement d’acheter du pain en gros afin de le revendre aux sociétaires à un prix plus bas que celui pratiqué au détail dans les boulangeries lilloises. Le succès est fulgurant et, en 1897, la coopérative compte 4053 adhérent.es. L’union de Lille décide alors d’élargir son champ d’activités…

En 1902, elle produit son propre pain et fait construire dans le quartier populaire de Lille-Moulins un bâtiment de 3000 m2 dont le style monumental symbolise la fierté de la classe ouvrière et rivalise avec les productions architecturales du patronat de l’époque (usines-châteaux, hôtels particuliers, etc.). Situé rue d’Arras (en face de la place Vanhoenacker et à 450 mètres du local actuel de la CNT), cet édifice abrite non seulement une boulangerie mais aussi une épicerie, une mercerie, un magasin de confection, une bibliothèque, une école de musique, une salle de gymnastique, une imprimerie militante, un café de 200 places et une magnifique salle de spectacle de 2000 places. L’Union de Lille accueille aussi des sociétés de secours mutuels destinées à venir en aide aux ouvriers et ouvrières en cas de chômage, de maladie ou de décès (bien avant la création de la Sécu). Enfin, elle sert de siège social aux organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier lillois. C’est dans les locaux de L’Union de Lille que se préparent les grèves et les manifestations. C’est là qu’ont lieu les causeries populaires et les grands meetings. C’est là aussi que sont organisées les fêtes de soutien (comme en 1937 et 1938 pour les antifascistes espagnols). Bref, un bel exemple d’auto-organisation des travailleurs.euses !

Dans les années 1950, la coopérative de consommation disparait à cause de la désindustrialisation du quartier et, sur le plan militant, le lieu perd peu à peu de son importance. Un cinéma est créé dans la salle des fêtes mais, à la fin des années 1960, il disparait lui aussi. À partir des années 1970, les locaux sont désaffectés, à l’exception de l’imprimerie qui fonctionne encore mais qui est devenue une entreprise privée liée au PS. Au début des années 1980, un cabinet d’architectes chargé par la mairie de Lille d’une étude pour l’aménagement et le développement du quartier de Moulins préconise de « conserver et protéger un ensemble architectural dont les qualités de composition et de construction ne pourraient plus être égalées ». Au milieu des années 1980, Pierre Mauroy (maire PS de Lille) déclare son intention de créer à cet endroit une « fondation du mouvement ouvrier ». Mais rien n’est fait et le bâtiment continue à se détériorer. Une association est alors créée par les habitant.es du quartier pour défendre ce qu’ils/elles considèrent comme un « lieu de culture et d’expression ».

Finalement, en 1994, la mairie décide de faire démolir le bâtiment pour le remplacer par des appartements et un supermarché. Ne subsiste aujourd’hui que l’imposante façade, classée à l’inventaire des monuments historiques et sur laquelle sont gravés ces mots : « COOPÉRATIVE L’UNION DE LILLE ». Mais ne cherchez pas un panneau expliquant à quoi correspond historiquement cette façade car, comme pour l’emplacement de l’estaminet lillois où fut composée la musique de « L’Internationale » (en savoir plus à ce sujet), la mairie de Lille n’a pas jugé utile pour l’instant d’en installer un !

> Plan d’accès et vue actuelle de la façade de l’ex-coopérative

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