A propos de la grève des salariés de Transpole…
Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) chez Transpole, de nombreux salariés sont en grève reconductible depuis le 14 mai. Les revendications des grévistes portent essentiellement sur des questions salariales. Mais le lancement de la carte Pass-Pass est également remise en cause car cette nouvelle billettique mise en place pour augmenter les profits des actionnaires de Keolis (le groupe privé qui contrôle Transpole) aura une double conséquence : alourdissement de la charge de travail des salariés (sans contre-partie) et flicage des usagers (ceux-ci étant par ailleurs confrontés depuis plusieurs années à une hausse continuelle des tarifs).
Transpole et Keolis doivent répondre favorablement aux revendications des salariés en lutte ! Quant aux élus municipaux, exigeons d’eux une nouvelle gestion des transports urbains dans la métropole : fin de la concession au privé, création d’une régie publique et mise en place de la gratuité pour les usagers !
Présentation de Transpole et de Keolis (extraits de Wikipédia) :
Transpole est une société anonyme créée en 1989 de la fusion des deux entreprises de transport en commun de l’agglomération lilloise. Elle a pour objectif l’exploitation du réseau de transport en commun de voyageurs sur le territoire de Lille Métropole Communauté urbaine. Transpole exploite les deux lignes de métro, les deux lignes de tramway, les lignes de bus dont les cinq lignes Lianes et les vélos en libre service pour le compte de la Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU). L’entreprise loue également des vélos, des vélos électriques et des vélos pliants. Elle est contrôlée par le groupe Keolis qui gère le réseau lillois dans le cadre d’une délégation de service public.
Keolis est un groupe privé français du secteur des transports de voyageurs, opérateur de bus, de métros et de tramways. Il exploite également des réseaux de cars, de vélos en location, de parkings, de navettes maritimes, de funiculaires, de trolleybus et de services aéroportuaires. La société, basée à Paris, est détenue majoritairement par la SNCF. La Caisse de dépôt et placement du Québec détient également des actions de propriété. Keolis compte plus de 50150 salariés répartis dans treize pays en Europe (France, Allemagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Portugal, Norvège) et dans le monde (Australie, Canada, États-Unis, Inde).
À Wattignies et Lille : huit familles avec 17 enfants déboutés du droit d’asile bientôt à la rue !
Appel du collectif des déboutés :
Nous sommes 8 familles hébergées dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile et nous allons bientôt nous retrouver à la rue. Nous avons reçu une réponse négative à notre demande d’asile (nous sommes déboutés du droit d’asile) et nous devons quitter le CADA au plus tard le 16 mai sans aucune autre solution d’hébergement. Avant, le CADA attendait que les déboutés aient une solution d’hébergement pour leur demander de partir. Mais aujourd’hui les conditions d’accueil se sont durcies depuis la circulaire Valls. Sous la pression, le CADA nous impose de partir et va mettre en place des procédures d’expulsions. Cela représente 30 personnes à la rue, dont 17 enfants. Nous appelons matin et soir le 115 et il n’y a aucune solution, même en hébergement d’urgence. Qu’allons-nous devenir ? Certains sont en France depuis 2 ans, d’autres depuis 5 ans. Nous sommes tous en procédure de régularisation. Nos enfants sont scolarisés, certains d’entre nous ont des promesses d’embauche… Nous ne pouvons pas repartir dans notre pays d’origine et nous n’avons plus rien. Nous avons peur pour nos enfants.
Pour protester contre cette situation nous organisons une manifestation avec le soutien de RESF (réseau éducation sans frontières) mardi 14 mai à 17h place de la République à Lille. Nous serions heureux de votre soutien. Venez nombreux et faites passer l’info. Merci !
Campagne permanente de soutien à la Maison des syndicats CNT de Lille
A l’attention des sympathisant-e-s et adhérent-e-s CNT de Lille, de la région 59/62 et d’ailleurs :
Depuis le 27 février 2010, en raison du refus des unions locales CGT, FO et CFDT de lui faire une place à la Bourse du Travail, la CNT à Lille est domiciliée dans un local privatif situé 32 rue d’Arras. Cette adresse est le siège de l’union locale CNT de Lille et de plusieurs syndicats CNT de la région. Elle est aussi un lieu d’accueil pour certains mouvements de lutte (tel que, pour le moment, le collectif de chômeurs/euses et précaires de Lille).
Aujourd’hui, face à l’augmentation continue de son loyer (et des charges afférentes), face également à la situation sociale de plus en plus précaire (cf. chômage et bas salaires) d’un grand nombre de ses adhérent-e-s, la maison des syndicats CNT de Lille est en danger. En plus de son budget actuel, la maison des syndicats CNT de Lille a besoin de 2500 € par an pour envisager l’avenir de manière sereine et continuer à faire vivre l’espace alternatif de réflexions, de rencontres et de débats qu’elle représente (tout en sachant que cet espace est pour nous plus qu’un lieu de rassemblement ; c’est un outil déterminant pour le développement de la CNT et des luttes difficiles qui se profilent devant nous).
La première façon de nous soutenir, la plus efficace à long terme, consiste à télécharger un imprimé de virement mensuel, à le remplir avec un montant choisi par vous et à nous le retourner accompagné d’un relevé d’identité bancaire.
La seconde est de nous adresser un don ponctuel par chèque (à l’ordre de « UL-CNT de Lille » et avec la mention « soutien » au dos).
Un bilan chiffré sera publié régulièrement sur le site internet de la CNT 59/62.
Enfin, n’hésitez pas diffuser cette affichette autour de vous.
Pour nous écrire : UL-CNT de Lille, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE
Conférence-débat sur la crise de l’économie capitaliste le 3 mai à la Maison des syndicats CNT de Lille
Plans d’austérité, politiques de rigueur, licenciements, précarisation, etc, l’offensive capitaliste contre le monde du travail est aujourd’hui particulièrement violente, en France, en Europe et au-delà. Ces attaques répétées prennent prétexte d’une situation de crise, elle-même produite par leur système économique, son « marché », ses banques et ses institutions financières internationales. Le patronat entend bien faire payer aux travailleuses et travailleurs une situation dont illes ne sont en rien responsables, bien aidé en cela par les gouvernements successifs et parfois même avec la complicité de syndicats comme dans le cas de l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la « sécurisation de l’emploi ». Le discours dominant, relayé par sa cohorte d’experts, tend à faire passer la parole des dominants comme la seule qui soit légitime : il n’y aurait tout simplement pas d’alternative, ce serait la soumission à aux diktats de la finance ou la faillite pure et simple.
L’union locale des syndicats CNT de Lille vous invite à venir déconstruire ce discours, à une tentative de décryptage des mécanismes de la crise.
La soirée commencera par une introduction, accessible à toutes et tous, autour du fonctionnement ordinaire de l’économie capitaliste. Elle sera suivie d’une intervention d’un camarade lyonnais, plus spécifiquement tournée vers la situation actuelle. Puis la soirée se poursuivra sous la forme d’un débat avec les participant-e-s.
Vendredi 3 mai 2013 à 19h
à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille
avec la participation de militant-e-s de la CNT-SO de Lyon et de l’UL-CNT de Lille
Entrée gratuite – Buvette – Petite restauration à prix libre
Fête de la CNT région parisienne les 3, 4 et 5 mai 2013
Nos camarades de la CNT région parisienne organisent leur fête annuelle (projections, débats, concerts, salon du livre) les 3, 4 et 5 mai 2013 à la « Parole errante » à Montreuil. Notre région n’étant pas très éloignée de la RP, n’hésitez pas à y faire un saut si vous en avez l’occasion. Pour découvrir le programme complet, visionner les extraits vidéos des films qui seront projetés, lire la présentation des invités et des débats : www.cnt-f.org/fete-urp-2013
> Pour télécharger ce clip de 33 Mo :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »
La CNT appelle à la manifestation du 1er mai 2013 à Lille
Rendez-vous à 10h30 porte des Postes. Toutes et tous dans la rue !
> Pour télécharger le clip vidéo (5 Mo), faire un clic droit sur ce lien
> Planche de 4 flyers annonçant la manif (format pdf)
> Tract confédéral de la CNT spécial « 1er mai »
NB : le flyer a été réalisé à partir d’une affiche produite en 2012 par nos camarades de MLV
Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale le 1er mai 2013 à Arras
Pour la 12° année consécutive, l’association « Colères du présent » organise un salon du livre d’expression populaire et de critique sociale le 1er mai à Arras.
Une centaine d’auteurs, une quarantaine d’éditeurs, des bradeux du livre et des associations seront présents de 10h à 19h partout dans les rues entre la place de la Vacquerie et la place du Théâtre.
Concerts, animations, spectacles, représentations théâtrales, débats, lectures, rencontres, projections, expositions…
Programme complet :
www.coleresdupresent.com/index.php?page=salon&page2=programme
La Brique n°35 est sortie !
Rencontre-débat le 21 avril à Lille en solidarité avec des ouvriers de PSA Aulnay
Le journal La Mouette Enragée, la librairie L’insoumise et des individu-e-s organisent une rencontre-débat en solidarité avec des ouvriers de PSA Aulnay (en grève depuis trois mois). Cette rencontre-débat aura lieu dimanche 21 avril 2013 à partir de 14h à la librairie “LʼInsoumise”, 10 rue dʼArras, Lille.
Note du webmaster :
En matière de lutte dans le secteur de l’industrie métallurgique, profitons de l’occasion pour signaler la parution de « Métallos », le bulletin du syndicat CNT de la métallurgie. Téléchargement au format pdf : n°1 – n°2
Classes en lutte & N’Autre école
Dernières publications de la fédération CNT éducation :
Bulletin « Classes en lutte »
Au sommaire de ce numéro d’avril 2013 (2 pages), une analyse notamment du mouvement de cet hiver contre les réformes Peillon. Pour le télécharger, cliquer ici.
Revue « N’Autre école »
Ce numéro double (printemps/été 2013 – 64 pages) est consacré aux liens entre l’Éducation nationale et le monde de l’Entreprise. Pour le consulter en ligne et/ou le commander, cliquer ici.
Nouvelle journée d’action contre l’ANI sur la « sécurisation » de l’emploi
La CGT, FO et Solidaires appellent à une deuxième journée d’action le mardi 9 avril 2013 contre l’accord national interprofessionnel (ANI) dit « de sécurisation de l’emploi » signé le 11 janvier 2013 entre trois organisations de salarié-e-s (CFDT-CFTC-CGC) et trois organisations patronales (MEDEF-CGPME-UPA). C’est ce jour-là en effet qu’un projet de loi rédigé par le gouvernement et visant à transposer cet accord sur le plan juridique sera examiné à l’Assemblée nationale en procédure d’urgence. A Lille, le départ de la manifestation aura lieu à 14h30, porte de Paris.
Parallèlement, il y a depuis plusieurs mois une mobilisation dans l’Éducation et dans les boîtes en proie à des licenciements. On assiste aussi à des réorganisations à La Poste, à l’arnaque des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO et au massacre de la CCN 66 (convention collective nationale ddes établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées). Le secteur hospitalier, quant à lui, est en lutte de façon permanente contre la destruction de la santé publique. Enfin, plusieurs projets de réforme sur le chômage et les retraites sont en préparation et, quand ils vont tomber, ça va faire mal. Alors, plutôt que des journées d’action éparpillées et plutôt de de lutter chacun dans son coin au risque de se faire bouffer morceau par morceau, la CNT appelle avant tout à la convergence des luttes
pour renverser globalement le rapport de force.
Tract confédéral de la CNT pour le 9 avril :
à télécharger ici au format pdf (2 pages)
Clip du secteur vidéo CNT :
à visionner ici
Rappel sur le droit de grève :
à télécharger ici au format pdf (1 page)
Deux liens pour en savoir plus sur l’ANI :
> texte officiel de l’accord
> pétition de la Fondation Copernic et d’ATTAC
A propos du rapport entre Gaston Couté et Benoît Broutchoux
Texte d’un camarade de l’UL-CNT de Lille :
Couté ? Ça fait un bout de temps que j’connais et qu’j'apprécie !
Déjà, à l’époque de mon landau, je me faisais trimbaler dans les bras de mes tontons au son des « Mangeux d’terre » (cheminot, cheminot, chemine…). L’histoire d’un gars qui a pour seul bien les chemins qu’il parcoure et dont les « agriculteurs », comme on dit aujourd’hui, réduisent à chaque sillon d’charrue…
Presque vingt ans plus tard, je le croiserai au hasard d’un tour de chant (d’éducation) populaire avec « Le gas qu’a perdu l’esprit ». De hasard, c’en était pas du tout, c’est juste que je ne me rendais pas encore compte que je baignais dedans depuis qu’j'étais haut comme trois pommes…
Et puis, « Les petits chats », « L’amour anarchiste », « Sur le pressoir » (repris plus tard par La Tordue), « Mes agneaux… » (mais, de cette dernière, je vous en causerai un peu plus loin)…
Gaston Couté, donc, beauceron par sa région natale, a très rapidement compris les méfaits d’un capitalisme qui ne disait pas encore son nom et a mis les bouts pour monter à Paname et se produire, souvent contre une simple chope de vin, dans les cabarets de Montmartre.
Très simplement, et toujours attaché à s’exprimer avec son patois, il a écrit, dit, chanté des textes emplis de bon sens contre l’exploiteur, les militaires, la religion, le Pouvoir. Et quand il n’était pas à cuver les scènes sombres parisiennes, il allait soutenir les grévistes, notamment sur les chantiers du métropolitain…
Et puis, sachant manier les mots comme pas deux, l’année avant sa disparition, il a aussi écrit de nombreuses chansons d’actualités sur des airs connus pour le journal « La Guerre sociale ».
Broutchoux ? Aussi, que j’le connais !
Mais c’est plus tard, quand je suis arrivé dans la région lilloise que j’ai croisé son ombre encore bien présente. Je l’imagine encore bien, grimpé en haut d’son réverbère, à haranguer les foules contre les exploiteurs, les militaires et le Pouvoir.
Forcément, il dérangeait… Du coup, interdit de travailler dans les mines, il en avait du temps pour écrire dans « Le Réveil syndical » puis dans « L’Action syndicale », hebdomadaire du syndicat des mineurs de Lens. Mais ça, d’autres que moi en parleront bien mieux ! Deux liens à ce sujet (note du webmaster) : article sur Broutchoux + blog sur Broutchoux
Et le rapport entre les deux ?
Ben le v’là ! De lecture sur les écrits de l’un à la lecture de la biographie de l’autre, il a été facilement aisé de s’apercevoir qu’ils ont vécus durant la même période, celle des grandes grèves des mines du Nord et des mouvements sociaux en tout genre d’avant la première guerre.
Mais ça m’était insuffisant ! Ont-ils pu se rencontrer ? Se côtoyer ? Vider des chopes ensemble ?! Probablement…
Et puis, à force d’en rêver, il apparaît que ça a eu lieu !
Et avec ce que j’ai (re)découvert, je commence à frissonner. Du romantisme libertaire ? Peut-être ! Mais je trouve ça fort que ces deux personnages qui ont contribué à construire ma culture politique aient pu avoir un lien entre eux. Assez fort en tout cas pour en avoir le désir de le (re)partager avec vous. Oui, d’autres avaient déjà fait le lien : Gaston Couté et la presse, Lucien Seroux, mai 2002.
D’abord, il se trouve qu’à deux reprises, en juillet et août 1910, des chansons d’actualités de « La Guerre sociale », signées Gaston Couté, ont été publiés dans « L’Action syndicale ». A savoir : « Que le sang retombe sur vous » (au sujet de l’affaire Liabeuf) et « Le dossier de Damoclès » (sur le gouvernement de l’époque).
Le mois suivant, c’est sous le nom de « Le Soubeziot » que Gaston Couté écrit le poème intitulé « Mes agneaux… » précisément en soutien au « Réveil artésien » , organe révolutionnaire diffusé à Arras et qui n’en était qu’à son vingt-septième numéro. Le texte paraît le même jour, le 11 septembre 1910, dans « Le Réveil artésien » et « L’Action syndicale » !
Et puis, haricot sur le pain de seigle, il se pourrait qu’il ait été souvent invité dans le Nord à dire, lire, conter du Couté ! A ce sujet, si vous retrouvez dans les marmites de vos grand-mères des documents concernant son éventuel passage dans les parages, je suis preneur…
Bien à vous,
Letartier
Éducation : vidéo de la manifestation contre la loi Peillon organisée à Lille le 28 mars 2013
Éducation : toutes et tous en grève jeudi 28 mars !
Malgré la très forte mobilisation lors de la grève nationale du 12 février, le ministre n’a apporté aucune réponse aux personnels.
Il a pris ainsi la responsabilité d’aboutir à une situation de blocage dans le premier degré. Le décret sur les rythmes scolaires est inacceptable. Ce texte, s’il était mis en œuvre, n’apporterait aucune amélioration pour les élèves et dégraderait encore les conditions de travail des personnels. Il n’a reçu l’approbation d’aucune organisation syndicale. Le ministre doit rediscuter avec les personnels et leurs organisations syndicales dans les plus brefs délais. Il doit abroger ce décret et mettre en chantier un autre projet qui réponde aux besoins des élèves et aux revendications des personnels.
La politique gouvernementale sur la question des rythmes scolaires s’inscrit dans la logique de la loi d’orientation qui va dans le sens d’une territorialisation de l’école et d’un éclatement du cadre de référence nationale avec :
- Le pilotage des cartes de formation professionnelle,
- La prise en charge des services d’orientation par les régions,
- Le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré comme dans le second degré.
Toutes ces raisons nous amènent à nous opposer au projet de loi présenté par Vincent Peillon.
Sur d’autres sujets, nos fédérations constatent que le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes. Les salaires et traitements ne sont toujours pas revalorisés, les fondements mis en place par la loi Fillon de 2005 ne sont pas remis en cause, la programmation budgétaire est très insuffisante, comme le confirment les mesures de carte scolaire et les dotations horaires pour la rentrée 2013. Les conditions de vie et de travail, pour les élèves et les personnels, continuent à se détériorer et la précarité se développe.
Les organisations CGT Educ’action, FNEC-FP-FO, CNT Education, SNE-FGAF et SUD Education de l’Académie de Lille appellent les personnels à suivre le mot d’ordre de grève nationale du jeudi 28 mars 2013.
Manifestation à Lille :
rdv à 14h30, porte de Paris
Pour une amélioration des conditions de travail par la création de postes en nombre suffisant et pour l’amélioration des rémunérations de tous les personnels !
Pour l’abandon du projet de loi d’orientation Peillon !
Pour l’abrogation immédiate du décret sur les rythmes scolaires et l’ouverture de négociations prenant réellement en compte l’intérêt des élèves et des personnels !
Télécharger le tract d’appel intersyndical Nord Pas-de-Calais
Télécharger le tract d’appel intersyndical national
Exemple de lettre aux parents au sujet des rythmes scolaires
Télécharger l’affiche CNT spéciale « rythmes scolaires »
Télécharger le tract de la fédération CNT des travailleurs-euses de l’Éducation
> Vidéo de la manifestation (publication prévue en fin de soirée)
La Brique : un journal, un festival, une soirée et un débat !
Communiqué de La Brique, bimestriel d’infos et d’enquêtes (de Lille et d’ailleurs) :
La Brique est fière de vous annoncer la parution de son n° 34 (février-mars 2013) disponible en kiosque et chez nos dealers depuis quelques semaines déjà ! Au menu de ce numéro : les prisons du Nord, la fusion des rédactions de La Voix du Nord et de Nord Éclair, les coulisses de l’attribution du marché de la distribution d’eau sur la métropole, un reportage sur le marché de Wazemmes…
N’attendez pas que la presse libre disparaisse pour la soutenir ! Achetez-la ou, sans plus attendre, abonnez-vous !
La Brique souhaite également attirer votre attention sur les derniers jours à venir du festival Désordres organisé par l’association Rencontres Féministes.
La Brique vous invite également le samedi 30 mars 2013 au Resto Soleil à une soirée de soutien placée sous le signe du hip-hop, dernière soirée de soutien avant notre (sixième) anniversaire qui aura lieu au mois de juin ! Venez boire quelques bières et écouter du bon son pour nous soutenir !
Enfin, vous pourrez aussi nous rejoindre le 15 avril 2013 à L’Univers pour une discussion sur les prisons qui fait suite à l’enquête de notre numéro 34 actuellement dans les kiosques et chez nos dealers. Pour un avant goût, vous pouvez aussi lire ici.
Pour une inspection du travail au service des salariés !
Nous, agents de contrôle de l’inspection du travail, nous opposons à tout projet supprimant tout contact avec les salariés et réduisant nos missions à du conseil en entreprise. Rejoignez-nous dans notre lutte ! Signez la pétition ci-dessous !
> Source de la vidéo
> Télécharger le fichier mp4 (clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »)
Pétition « Pour une inspection du travail au service des salariés ! » :
Vos heures supplémentaires ne vous sont pas payées ? Votre employeur vous refuse la prise de vos congés payés ? Vous ne parvenez pas à faire respecter vos droits ? Aujourd’hui, vous avez la possibilité de vous adresser directement à votre inspection du travail pour solliciter son intervention. Demain, ce ne sera plus son rôle. Qui interviendra ? La succession des réformes (RGPP, casse du code du travail…) dégrade depuis des années les conditions d’exercice des missions de l’inspection du travail au service des salariés. Au lieu d’augmenter les moyens de l’inspection du travail, la réforme Sapin va détruire ses missions en réduisant les effectifs, en supprimant tout contact entre les agents de contrôle et les salariés, en remplaçant le contrôle direct par des plans d’intervention complètement inadaptés aux besoins des travailleurs. Ce projet porterait atteinte à l’indépendance de l’inspection du travail et nous cantonnerait à un rôle de maintien de la paix sociale, de conseil aux employeurs et de régulateur d’un marché concurrentiel. Nous, agents de contrôle, revendiquons une augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’inspection du travail pour un code du travail véritablement protecteur des droits des salariés. Nous revendiquons le maintien d’une inspection du travail généraliste et indépendante, organisée dans des sections territoriales. Dans chaque section, le salarié doit pouvoir à tout moment prendre contact avec l’agent de contrôle du secteur, quelle que soit la question en droit du travail. Nous réclamons plus largement le maintien de services de renseignement au plus proche des salariés et que cesse la casse des missions de nos services Emploi et Formation professionnelle engagée par la nouvelle étape de décentralisation. Notre lutte rejoint votre combat quotidien pour le respect de vos droits dans l’entreprise. Soutenez-vous, dans un premier temps en signant cette pétition, puis dans nos actions pour la défense d’une inspection du travail au service des salariés.
> Signer cette pétition lancée par les syndicats CGT, SNUTEFI-FSU, SUD Travail et CNT-TAS RA
Lille-Métropole : pour une régie publique de l’eau et les premiers m³ gratuits !
Depuis de nombreuses années, la communauté urbaine de Lille (LMCU) délègue la gestion de l’eau de la métropole lilloise à la « Société des Eaux du Nord » (SEN), filiale de l’entreprise « Lyonnaise des Eaux », elle-même filiale de « GDF – Suez » (deuxième groupe mondial dans les domaines de la gestion de l’eau et des déchets). Ce contrat de délégation de service public arrive à échéance fin 2014.
Un rapport de la Cour régionale des comptes a révélé que la SEN a facturé aux usagers de 1985 à 1997 des provisions d’un montant de 115 millions d’euros pour des travaux non effectués. Lille-Métropole ne les a toujours pas récupérés. Fait unique en France, la SEN – qui est pourtant la prestataire – possède une grande partie des usines de pompage de l’eau. Ces usines doivent revenir dans le giron public. Car nous les avons payées dans nos factures ! Faute d’investissement conséquent, le réseau se dégrade (malgré le plan de rattrapage des travaux imposé par Lille-Métropole). Aujourd’hui, le réseau perd 20% de l’eau qu’il transporte ! Ça doit changer ! Il faut une véritable régie publique pour Lille-Métropole ! Pour cela, un collectif s’est monté sur la métropole lilloise. A l’automne 2013, le conseil de la Communauté urbaine de Lille décidera de la suite à donner à ce partenariat public-privé (PPP).
Dés maintenant, exigeons :
- la création d’une régie publique de l’eau,
- l’intégration à cette régie des salarié-es de la SEN,
- la gratuité des premiers m³ et une tarification progressive,
- le retour dans le giron public des stations de pompage et leur remboursement,
- la protection de la ressource avec, par exemple, le développement de l’agriculture bio sur les champs captants de Lille-Métropole.
Pour plus d’infos sur le Collectif Eau de Lille-Métropole :
> Blog : http://collectif59eau.blogspot.fr/
> Page Facebook : https://www.facebook.com/collectifeaulille
Droit au logement pour tous : manifestation le 16 mars 2013 à Lille pour l’arrêt des expulsions locatives
Une manifestation unitaire pour l’arrêt des expulsions locatives et le droit au logement est organisée samedi 16 mars à 14h30 (rendez-vous place du Général de Gaulle à Lille) par les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins, Vieux-Lille et Wazemmes), la CNL 59-62 et l’INDECOSA CGT 59 avec le soutien des organisations suivantes : Coordination communiste 59-62, CSP 59, DAL 59-62, EELV, FA Lille, FUIQP, GDALE, IDM, LDH, Les Flamands Roses, MRAP, NPA, PC Lille, SUD éducation 59-62, Union régionale des syndicats CNT 59-62.
Texte de l’appel unitaire :
L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir ! Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique. Plus que des dispositifs faisant du privé le substitut de l’État (pass GRL…), c’est une véritable politique ambitieuse et volontariste en faveur de l’habitat pour tous, portée et garantie par l’État, que nous exigeons. Le gouvernement précédent a dépensé notre argent pour renflouer les banques et les patrons. La gauche au pouvoir doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage…) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles, déjà durement touchées par la crise, baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. Cette situation doit contraindre le gouvernement à abolir les expulsions. La nouvelle loi SRU programmée au printemps 2013 doit faire de cette question une priorité. Quels que soient son statut et ses ressources, chacun doit avoir le droit de s’épanouir dans un logement correspondant à ses besoins et à ses souhaits. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation et la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons. Stop à la résignation, organisons notre combat !
Nous exigeons :
– L’arrêt des expulsions
– Le droit au maintien dans les lieux
– L’application de la loi de réquisition
– Le droit à un logement décent pour tous
– La construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI)
– L’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable
– Le libre choix de son quartier de résidence
– L’encadrement des loyers et des charges locatives des secteurs privé et public
Vidéo : prise de parole du collectif d’organisation
Affiche de l’union locale CNT de Lille :
Adaptation d’une affiche de l’UL-CNT de Marne-la-Vallée
Tournée d’information des « zadistes » de Notre-Dame-des-Landes du 12 au 16 mars 2013 dans la région
Une petite délégation de « zadistes » (citoyennes et citoyens qui ont décidé d’occuper le site de Notre-Dame-des-Landes près de Nantes pour le protéger de la destruction) et plusieurs habitant-e-s de la région nantaise seront en tournée dans le Nord Pas-de-Calais du 12 au 16 mars 2013. Pour télécharger le tract de la tournée, cliquer ici.
À Aulnoye-Aymeries, mardi 12 mars
- après-midi : visite de fermes
- 19h : repas « auberge espagnole » au centre administratif, place du docteur Guersant.
- 20h : projection du film « Notre dames des luttes » et débat avec les zadistes au centre administratif (cf. adresse ci-dessus).
À Saint-Pol-sur-Ternois, mercredi 13 mars
19h30 : rencontre-débat avec les zadistes, salle Picot, rue Oscar Ricque (face au Regency).
À Liévin, jeudi 14 mars
19h30 : apéro zadiste, puis repas « auberge espagnole », puis dessert-débat zadiste au LAG (Lieu Auto-Géré), 23 avenue Jean Jaurès.
À Béthune, vendredi 15 mars
19h : rencontre-débat avec les zadistes à la Maison des syndicats, centre Jean Monnet II, place de l’Europe.
À Lille, samedi 16 mars
- 16h : projection de vidéos à la librairie « L’insoumise », 10 rue d’Arras (Lille-Moulins).
- 20 h : exposition, soupes et tartes, projection de petites vidéos et débat avec les zadistes au café « Comédia », 151 rue Solférino (face au Sébastopol).
- 21h : groupes de musique en soutien aux zadistes au café « Comédia » (cf. adresse ci-dessus).
Quelques liens pour en savoir plus
sur la lutte contre la construction de l’aéroport de NDDL :
http://zad.nadir.org – http://lazad.noblogs.org – http://comites-ndl.blogspot.fr – collectif-nddl@bassinminier62.org
Extrait du communiqué que la CNT a publié
en novembre 2012 en soutien à la lutte :
La CNT réaffirme son opposition au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44). Ce projet, imposé dans un déni total de démocratie, représente une initiative non seulement inutile mais aussi nuisible pour les travailleurs. Il est la manifestation d’un plan d’urbanisation et d’industrialisation ne pouvant profiter qu’à la classe dominante. Cela laisse en effet présager d’une extension de la métropole nantaise, siège d’entreprises nuisibles socialement et écologiquement, ainsi que de forts clivages sociaux entre zones d’habitation, etc. L’agression et l’expulsion, ces dernières semaines, d’habitants installés et faisant vivre la zone depuis plusieurs années, est inacceptable. La CNT invite tout un chacun à informer sur la question et à agir partout sur les intérêts du PS, à l’origine du projet, et la multinationale Vinci, désignée pour construire cet aéroport.
Soirées contre la répression policière les 15 et 16 mars 2013 à Lille
Le collectif contre la répression des individus et des mouvements d’émancipation (CRIME) organise un concert de « Batucada » (percussions), une distribution de la brochure « Kit de survie face à la police et à la justice » et une projection d’un reportage contre la répression policière vendredi 15 mars à 20h (place Degeyter, Lille, M° Fives) et samedi 16 mars à 20h (square du peuple polonais, Lille, à l’entrée de la rue d’Arras, près du parc J.B. Lebas).
Rassemblement le 13 mars 2013 à Lille contre la réforme des rythmes scolaires
Un rassemblement contre la réforme des rythmes scolaires est organisé mercredi 13 mars à 14h devant la DSDEN (Direction des Services Départementaux de l’Education Nationale – ex Inspection Académique), 1 rue Claude Bernard à Lille, au moment où s’y tiendra un groupe de travail chargé de définir les modalités de mise en œuvre dans le département de la réforme sur les rythmes scolaires.
- Pour une amélioration des conditions de travail par la création de postes en nombre suffisant et pour l’amélioration des rémunérations de tous les personnels ;
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation Peillon et pour sa réécriture ;
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et l’ouverture de négociations prenant réellement en compte l’intérêt des élèves et des personnels enseignants, ATSEM et animateurs ;
- Contre la hausse du taux d’encadrement dans les activités péri-scolaires.
A l’appel de la CGT Educ’Action, de la CNT éducation, du SNE-FGAF et du SNUipp-FSU ainsi que l’Uspaoc-CGT (animation) et du syndicat CGT des personnels de la Ville de Lille.
Journée internationale de lutte pour les droits des femmes
Article extrait du bulletin de l’union locale CNT de Chelles :
Si l’émancipation des femmes doit en partie à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là aussi elles ont subi et subissent encore : harcèlements, exploitations, précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être. C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 par la IIe Internationale socialiste l’idée d’une journée internationale des luttes des femmes. Ce sera le 8 mars. Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent plus présentée par les médias que comme une simple journée « de la Femme », qui bientôt, si nous n’y prenons garde, ne comptera guère plus que la « fête des mères » instaurée par Pétain ou que la « journée des secrétaires ». Même s’il est tentant de considérer qu’une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes peut paraître désuète et insuffisante, il faut plus que jamais se la réapproprier pour que le mouvement féministe ne s’essouffle pas.
Aujourd’hui, si l’on écoute les médias et les tenants du pouvoir, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d’administration des grandes entreprises. Alors que le droit à la contraception et à l’avortement est toujours contraint économiquement et remis en cause par les fermetures des CIVG ou par le lobbying de mouvements réactionnaires. Alors que l’égalité des salaires reste un vœu pieu. Alors que les femmes subissent toujours plus que leurs collègues, précarité et travail partiel. Alors que nombre de préceptes moraux et culturels réduisent encore les femmes à des tâches soi-disant naturelles, à une situation d’inférieures ou à de simples proies. Il nous paraît important de remettre le 8 mars à sa place parmi les journées importantes de lutte !
FEMMES ET PRÉCARITÉ :
La précarité est redevenue un mode de gestion de l’emploi. Comme au 19ème siècle, il s’agit pour l’État et les patrons de rendre les salarié-e-s flexibles, fragiles, de les isoler. Ce sont les conditions d’emploi et de travail de tous les individus qui sont attaquées. Parmi les précaires, les femmes sont les plus touchées, parce qu’elles sont encore victimes d’inégalités salariales persistantes :
- 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes ; 34 % des femmes déclarent travailler à temps partiel pour pouvoir s’occuper de leurs enfants ou d’un autre membre de la famille, contre 7 % des hommes (1).
- 73 % des personnes en sous-emploi au sens du Bureau International du Travail sont des femmes (2).
- la rémunération annuelle brute totale moyenne des femmes est inférieure de 27 % à celle des hommes. A poste égal, cet écart est d’environ 10 % ; il a cessé de se résorber depuis le milieu des années 1990 (3).
- les femmes qui partent à la retraite touchent une pension de droit direct inférieure de 42% à celle des hommes (4).
- 86 % des hommes ont une retraite complète pour seulement 41 % des femmes car moins d’une femme sur deux réussit à valider le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension complète (4).
Sur-précarité des femmes : entre sexisme et capitalisme
Plusieurs raisons expliquent qu’il y ait plus de femmes que d’hommes précaires. L’emploi des femmes est concentré principalement dans le secteur tertiaire, c’est-à-dire les emplois de service, d’aide à la personne, de travail ménager, etc… L’organisation du travail dans ce secteur est faite de telle façon que la flexibilité s’y est installée à grand pas : être disponible, au service de… ou, en ce qui concerne les emplois « d’agent d’entretien », être invisible, ne pas déranger les autres salarié-e-s, donc travailler sur des plages horaires décalées. Ce secteur regroupe 92% des salariés à temps partiel (1). Dans notre société sexiste, où c’est encore très majoritairement aux femmes qu’incombe la charge du privé (famille, maison), celles-ci doivent souvent interrompre leur vie professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, et parfois de leurs parents ou beaux-parents dépendants. Cette gestion inégalitaire du travail oublie par ailleurs que ce que l’on nomme « famille monoparentale » cache en fait l’existence de plus en plus massive de femmes assumant la charge principale ou totale de leurs enfants. L’absence ou l’insuffisance de structures publiques d’accueil de la petite enfance ou des personnes âgées dépendantes obligent les femmes à assurer soit une double journée de travail, soit à quitter leur emploi. Le retour à l’emploi passe alors par l’acceptation de CDD sur CDD, souvent à temps partiel, et donc un salaire partiel.
Faible syndicalisation des femmes et rapport à l’emploi
Les femmes travaillent dans des secteurs dans lesquels il n’y a pas de tradition syndicale très ancrée. Aussi, l’absence de rapport de force dans ces entreprises fait que des conditions de travail particulièrement difficiles s’installent (flexibilité, précarité). Bien que le rapport des femmes au syndicalisme soit en train de changer, celles-ci sont encore peu nombreuses dans les syndicats : 7,5 % des femmes qui exercent un emploi sont syndiquées contre 9 % des hommes (5). Les travailleuses précaires, étant en réel danger de chômage, hésitent à se syndiquer. De plus, un certain nombre de femmes ont un rapport au travail particulier, considérant que leur travail les rend indépendantes du point de vue économique, ce qui peut être vrai dans certains cas. D’autres, ayant intégré les modes de pensée du système de domination masculine, considèrent leurs revenus comme un salaire d’appoint, et ne voient donc pas l’intérêt de se syndiquer.
UL-CNT de Chelles
Notes :
1) Dares Analyses n° 005, janvier 2013, Le temps partiel en 2011, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
2) Informations Rapides n° 299, 6 décembre 2012, Nouvelle hausse du chômage au troisième trimestre 2012, Insee
3) Dares Premières Informations n° 44.5, octobre 2008, Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes en 2006 : des disparités persistantes, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
4) Les retraités et les retraites en 2010, 12 mars 2012, Collection études et statistiques, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) des ministères sociaux
5) Dares Premières Informations n° 44.2, octobre 2004, Mythes et réalités de la syndicalisation en France, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.
Rendez-vous samedi 9 mars à Lille
à l’appel d’un collectif d’associations :
Le lendemain de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un collectif d’associations lilloises appelle à une marche pour affirmer l’égalité des sexes et les droits des femmes, pour dire non aux discriminations et aux violences sexistes, pour s’opposer à la féminisation de la pauvreté (rendez-vous à 14h30, place de l’Opéra). Cette marche sera suivi d’un forum (rendez-vous à partir de 16h30, salle Courmont, rue Courmont à Lille) puis d’une soirée festive et culturelle (spectacle avec la compagnie « Les Dissolvantes », slam avec Thomas Suel et scène ouverte).
Projection du film de Gérard Mordillat « Le grand retournement » le 6 mars à Villeneuve d’Ascq
Le film de Gérard Mordillat « Le grand retournement » (adapté de la pièce de Frédéric Lordon « D’un retournement à l’autre – comédie sérieuse sur la crise financière« ) sera projeté mercredi 6 mars 2013 à 20h au cinéma « Le Méliès« , rue Trudaine à Villeneuve d’Ascq . Entrée : 5,5 euros (4,5 euros tarif réduit). Cette projection organisée par « Les Amis du Monde diplomatique » sera suivi d’un débat avec Laurent Cordonnier, économiste, maître de conférence à l’université de Lille 1.
Présentation du film : C’est la crise, la bourse dégringole, les banques sont au bord de la faillite, le crédit est mort, l’économie se meurt… Pour sauver leurs mises les banquiers font appel à l’État. État haï est soudain le sauveur ! Les citoyens paieront pour que le système perdure, que les riches restent riches, les pauvres pauvres. Adaptée de la pièce de Frédéric Lordon, cette histoire d’aujourd’hui se raconte en alexandrins classiques. C’est tragique comme du Racine, comique comme du Molière.
Tract confédéral CNT contre l’accord national interprofessionnel (ANI) dit de « sécurisation de l’emploi »
Télécharger ce tract au format pdf
Manifestation contre l’ANI :
mardi 5 mars à 14h30, porte de Paris (Lille)










