14 janvier 2017

Plan de licenciement à « La Voix du Nord » : 178 salarié.es victimes de la loi Travail !

Le 10 janvier 2017, la direction de La Voix du Nord a annoncé la mise en place d’un plan prévoyant la suppression de 178 postes (72 dans la rédaction et 106 en dehors). En 2016, le résultat net d’exploitation du journal s’était pourtant élevé à 5 millions d’euros (soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente) et seul le chiffre d’affaires avait connu une légère baisse (- 2,8 %). Ironie de l’histoire (quand on se souvient de la façon dont le mouvement contre la loi Travail a été traité par certains journalistes de La Voix du Nord), c’est grâce à la publication récente d’un décret d’application de la loi Travail que les dirigeants du quotidien vont pouvoir supprimer 25 % de leurs effectifs. En effet, avant la publication de ce décret, la baisse du chiffre d’affaires d’une entreprise ne suffisait pas à autoriser un plan de licenciement économique…

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13 janvier 2017

Hénin-Beaumont : la lutte paye chez « Boulanger » !

Le 9 janvier 2017 à Hénin-Beaumont, une cinquantaine de salarié.es de l’entrepôt logistique national des magasins « Boulanger » (groupe Mulliez) était en grève à l’appel de la CGT et de la CNT.

En cause : le faible montant de la prime versée fin 2016 aux salarié.es (86 euros et des poussières au lieu des 470 obtenus fin 2015). Révoltant quand on sait que l’enseigne « Boulanger » a annoncé pour 2016 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros ! Et d’autant plus révoltant quand on apprend que la prime versée fin 2016 aux cadres travaillant au siège social de l’entreprise est 6 fois supérieure à celle des autres salarié.es !

Cette journée d’action n’a pas eu besoin d’être reconduite car, le soir même, la direction de l’entreprise s’est engagée à payer les heures de grève et à organiser une réunion avec les syndicats pour faire des propositions en matière d’augmentation substantielle de la prime de fin d’année 2016. Comme quoi, on ne le répètera jamais assez, la lutte paye !

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12 janvier 2017

Projection de « Grandpuits & petites victoires » le 4 fév. à Lille

Samedi 4 février 2017, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam « Grandpuits & petites victoires », un documentaire de 80 mn consacré à la lutte contre la réforme des retraites menée en 2010 par les travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits (77). Cette projection sera suivie d’une discussion sur la casse du système de retraite mise en place depuis une vingtaine d’années par les gouvernements successifs… et sur les moyens de s’y opposer (grève reconductible, blocage de l’économie…) ! Rendez-vous au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. Ouverture des portes : 19h. Début de la séance : 20h. Tarif : prix libre

Présentation du film :

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Bande annonce diffusée en 2011 lors de la première sortie du film :

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11 janvier 2017

Lille : concert d’Arsène Lupunk Trio le 27/01 en soutien à la CNT

Vendredi 27 janvier 2017, Arsène Lupunk Trio sera en concert au 32 rue d’Arras à Lille en soutien à la Maison des syndicats CNT. Ce groupe acoustik-punk-vocal tout terrain vous fera danser et chanter sur son répertoire militant et festif…

Entrée gratuite

Ouverture des portes à 19h – Concert à 20h

> Télécharger l’affichette annonçant la soirée

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10 janvier 2017

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont

Le 22 février 2017 sortira Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc.

Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen.

Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard.

Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Bande-annonce du film :

Extrait de la note d’intention de L. Belvaux publiée dans le dossier de presse du film :

CHEZ NOUS est un film engagé […]. Il n’est pas militant pour autant, il n’expose pas vraiment de thèse. J’ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction. De montrer la désagrégation progressive du surmoi qu’il provoque, libérant une parole jusqu’ici indicible. D’exposer la confusion qu’il entretient, les peurs qu’il suscite, celles qu’il instrumentalise. Le film ne s’adresse pas en priorité, et ne doit pas s’adresser, qu’à des gens mobilisés, très au fait de ce qu’est vraiment l’extrême-droite. Ce qu’il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s’informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l’émotion, que par des média d’analyses et de réflexions. J’ai essayé d’éviter « l’entre-soi », de parler à tous et à chacun, « d’homme à homme » en quelque sorte. De montrer plutôt que de démontrer. De tendre un miroir, non déformant, car, si les miroirs réfléchissent, ils font parfois réfléchir ceux qui s’y voient. Les miroirs nous montrent aussi ce qu’il y a derrière nous, ils nous inscrivent dans un décor, dans le monde, objectivement. Ils nous mettent en perspective et face à nous même. Dans le même temps. Ce film s’adresse d’abord, à ceux qui un jour, demain peut-être, seraient tentés de répondre au chant de ces sirènes. Je ne sais pas si c’est utile. Je suis sûr, en tout cas, que ça vaut la peine d’essayer. […] Lire la note d’intention dans son intégralité

Extrait de l’entretien avec L. Belvaux publié dans le dossier de presse du film :

Votre film se distingue de ce qu’on appelait des « fictions de gauche », qui étaient des dossiers résolument à charge. Vous êtes davantage dans une démarche pour comprendre, notamment ce qui peut susciter l’adhésion à un mouvement d’extrême droite. Mais, avec le cinéma, n’y a-t-il pas un danger d’empathie avec « l’ennemi » ?

Lucas Belvaux : Oui. Mais on a besoin de cette empathie. Il est inhérent à la démarche puisque j’essaie de comprendre comment on en arrive là. Mais empathie ne veut pas dire identification. Je n’ai pas forcément envie que le spectateur s’identifie au personnage. L’idée, c’est d’être avec lui, à côté, d’essayer de se mettre à sa place, de partager son point de vue, pour essayer de comprendre son cheminement. Comprendre une démarche, ce n’est pas la partager. Ce n’est pas l’excuser. C’est une chose à laquelle j’accorde beaucoup d’attention en tant que cinéaste. Je veux que le spectateur soit libre de penser ce qu’il veut. Je pense qu’il y a un cinéma totalitaire, qui impose ses points de vue en instrumentalisant ses personnages, les “bons” comme les “méchants”. Et qu’il y a un cinéma qui raconte les histoires “démocratiquement”, où le cinéaste ne cache pas son point de vue, mais laisse assez de liberté au spectateur pour qu’il puisse développer le sien. […] Lire l’entretien dans son intégralité

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9 janvier 2017

Appel inter-syndical de soutien au collectif des Olieux

En novembre 2016, des mineurs isolés étrangers qui dormaient sous des tentes dans un parc à Lille Moulins ont été expulsés sans qu’aucune solution durable ne leur soit proposée.

Ces jeunes et leurs soutiens ont alors décidé d’occuper un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années rue de Fontenoy. « La maison », lieu de confort relatif, de solidarité et d’activités (cours de français et de mathématiques, ateliers de cuisine, sport…) a été expulsée le mardi 20 décembre 2016 par une horde disproportionnée de policiers. Cela à l’initiative du CHRU, propriétaire du lieu en question, et de beaucoup d’autres lieux vides dans la métropole qui pourraient par ailleurs être réquisitionnés.

Révoltés, non seulement par l’absence totale de réponse des autorités/instances compétentes face à la situation ultra-précaire des jeunes mais également par la rapidité et la force employée pour l’expulsion du lieu, nous, organisations syndicales, soutenons le collectif des Olieux dans sa lutte pour un hébergement décent et des conditions de vie dignes pour tous et toutes. Nous condamnons fermement ces expulsions successives, laissant les jeunes de nouveau à la rue en plein hiver. Dorénavant, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir le collectif et contrer les actions répressives de plus en plus violentes et allant à l’encontre des mesures de protection dont devraient bénéficier ces jeunes mineurs. Les luttes de ces derniers mois nous ont réunies autour d’objectifs et de valeurs communes ; continuons cette convergence qui nous fera gagner.

Nous demandons à l’État, à la Préfecture, au Département, de prendre les mesures de protection qui s’imposent, en fonction des situations et des trajectoires de chacun, afin de sortir les personnes de cette situation d’indignité. Nous leur demandons d’être aussi rapides pour trouver des solutions qu’ils l’ont été pour expulser la maison.

Lille, le 6 janvier 2017

Premiers signataires (liste saisie par ordre alphabétique et mise à jour le 9 janvier) :
SOLIDAIRES 59 – SUD Éducation 59/62 – SUD Santé Sociaux 59 – SUD Solidaires Étudiant-e-s de Lille – Syndicat CGT de la Ville de Lille Hellemmes Lomme – Syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région NPDCP – Syndicat CNT Santé Social Éducation Culture 59/62 – Syndicat CNT des travailleurs du commerce, de l’industrie et des services du Nord – Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Douaisis – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Valenciennois – Union départementale CGT du Nord

> Télécharger cet appel au format PDF

> En savoir plus sur la lutte du collectif des Olieux

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7 janvier 2017

Le 14/01 à Lille : rassemblement contre les expulsions

Samedi 14 janvier 2017 à Lille, le collectif des Olieux et L’Insoumise appellent à un rassemblement pour protester contre l’expulsion de leurs lieux de vie et de lutte respectifs. La CNT soutient cette initiative. Rendez-vous à 18h, place Rihour !

Communiqué de L’Insoumise :

Ces derniers jours, Lille s’est de nouveau illustrée par sa politique d’expulsions de squats en plein hiver. Le 4 janvier, c’est l’espace autonome L’Insoumise qui a été muré, rue d’Arras. Depuis septembre 2012, ce lieu, sans clients ni marchands, était à la fois une bibliothèque autogérée, un lieu de débats et une cantine populaire. Un lieu où s’élaborait une critique sociale face au rouleau compresseur capitaliste. Au-dessus c’était aussi une habitation collective. Quinze jours avant, à deux pas de là, c’est un squat qui abritait des mineurs isolés du parc des Olieux qui a été évacué par le RAID. Le propriétaire des lieux, le CHR, et la Préfecture préfèrent voir ces mineurs dans la rue plutôt que sous un toit. Au passage, tout le matériel de cours, de cuisine et de vie quotidienne, rassemblé depuis des mois par le collectif des Olieux a été confisqué, histoire de leur pourrir encore plus la vie. En plus d’être des lieux de vie ces espaces étaient des lieux de rencontres, des lieux ouverts pour s’organiser, pour lutter, pour respirer ensemble hors du cadre marchand et institutionnel. S’organiser, lutter, voilà ce qui déplaît. Deux expulsions de lieux collectifs à Moulins, à quelques jours d’intervalle, le message est clair : le quartier n’est pas à ceux qui l’habitent mais aux gestionnaires de la mairie, aux spéculateurs et promoteurs immobiliers. Chasser la plèbe, aseptiser le quartier, contrôler chaque espace pour engranger un maximum de bénefs. Quitte à mettre des gens à la rue en plein hiver et à laisser des maisons vides le temps que monte le prix de l’immobilier. Le 10 rue d’Arras et le 32 rue de Fontenoy sont désormais vides, comme des centaines de maisons et d’immeubles à Lille qu’on laisse vacants pour les intérêts du marché. Il y en aurait bien assez pour loger toutes celles et ceux qu’on dit sans domicile fixe pour ne pas dire sans domicile tout court, à la rue. Lire la suite

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7 janvier 2017

Le 14/01 à Boulogne-sur-Mer : pour l’abrogation de la loi Travail et contre la répression policière

Samedi 14 janvier, le comité boulonnais de soutien contre la répression judiciaire organise :

  • à 18h  : une manifestation contre la répression (boulevard de la Liberté à Outreau)
  • à 20h  : un concert de solidarité à prix libre avec Comme des Fous, Les Margats Gités, Père et Fils… (salle Philippe Noiret au Portel)

Extrait du tract d’appel : À Boulogne-sur-Mer, des étudiants et lycéens ont été arrêtés pendant les manifestations contre la loi Travail. Certains sont passés en jugement et ont été condamnés. Partout en France, des étudiant-e-s et des militant-e-s ont été victimes d’une forte répression policière. Plus de 5000 arrestations, des centaines de procès, des milliers d’euros d’amende, de la prison ferme… La répression contre la loi « travaille ! » s’inscrit dans une politique plus large de harcèlement banalisé des personnes qui osent réagir face à un État de plus en plus totalitaire. Exemple s’il en est de la famille Traoré…

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28 décembre 2016

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (sur les raisons de ce report, lire ici).

La CNT est candidate à cette élection qui se déroulera par courrier postal ou sur internet (cf. toutes les informations pratiques sur https://election-tpe.travail.gouv.fr/ ), qui concerne plus de 4 millions de travailleurs/euses (de l’hôtellerie, de la restauration, du bâtiment, de la culture, du social, du nettoyage, de l’aide aux particuliers, etc.) et qui permettra d’élire une représentation syndicale pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes ainsi que pour tou-te-s les employé-e-s à domicile.

Pour nous, bien sûr, cette élection n’est pas une fin en soi. Il appartient à tous et à toutes, dans les TPE comme ailleurs, de se syndiquer et de reprendre le chemin des conquêtes sociales par l’action et la lutte collective !

Tract de la CNT : document pdf de 2 pages à télécharger ici

Affiche de la CNT : fichier jpg à télécharger ici

Clip vidéo de la CNT : voir ci-dessous

Télécharger ce clip vidéo de 9 Mo

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27 décembre 2016

Initiative pour l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme

Au cœur de l’ex bassin minier du Pas-de-Calais (territoire meurtri par la désindustrialisation et confronté au chômage de masse ainsi qu’à la précarisation des conditions de travail), des militant.es d’horizons divers projettent l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme.

Ce mémorial conçu par un sculpteur du Liévinois devrait voir le jour à Liévin sur le site de l’ancienne fosse Saint-Amé.

Une souscription a été lancée afin de le financer (objectif : 12 000 euros).

Ci-contre un dessin de soutien offert par Jacques Tardi (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

> En savoir plus

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26 décembre 2016

La Brique – n° 49 – hiver 2017 : la conquête de l’espace

Le n° 49 de La Brique (journal local de critique sociale) est sorti. Il est intitulé « La conquête de l’espace » et compte 24 pages en couleur. Vous le trouverez en kiosques, dans ses points de ventes amis, durant les ventes à la criée sur les marchés de Lille ou dans votre boîte aux lettres.

p. 1 – Couverture dessinée par KRST

p. 2 – Édito : la comédie urbaine
Après des mois sous pression, les jeunes exilé.es qui campent depuis l’été 2015 au parc des Olieux dans le quartier de Lille Moulins sont dégagé.es le 23 novembre dernier. Dans la foulée, le site est grillagé pour dissuader toute réinstallation. La mairie est parvenue à ses fins et le parc va redevenir une aire de jeux pour enfants avec balançoires et tourniquets. Vingt jours plus tard, le collectif des Olieux organise une manifestation de soutien dans le quartier qui se conclut par l’ouverture d’une maison vide. Sur le fronton du squat, un slogan peint comme un coup de gueule : « Partout chez nous ». Lire l’article

p. 3 – Sauvons Saint-Sauveur
La friche Saint-Sauveur est un espace libre de 23 hectares au cœur de Lille. Aubry veut y construire une ville dans la ville, exploiter chaque parcelle de terre pour y ériger logements, bureaux et commerces en tous genres. Un projet titanesque de plus, du béton sur du béton, dans une métropole qui étouffe déjà. Mais pourquoi ne pas y faire un espace de friche autonome laissé aux habitant.es ? Lire l’article

Lire la suite de cette entrée »

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11 décembre 2016

Une nouvelle section syndicale CNT en Picardie

Il y a quelques mois, une section syndicale CNT a été déclarée par la fédération CNT Métallurgie au sein de Somepic Technologie, une entreprise de mécanique de précision située à Bouzincourt près d’Albert (80).

De ton côté, comme ces salariés,

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6 décembre 2016

Faire-part de naissance

section-cnt-france-express-lille-lesquinLe syndicat CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce et des services du Nord (STICS 59) est heureux de vous faire part de la naissance de la section CNT France Express de Lille-Lesquin.

Grande et longue vie à cette nouvelle section syndicale ! Et félicitations à Arezki et Stéphane, les deux camarades qui en sont à l’origine !

drapeau-rouge-et-noir-flottant

Contacter la section : stis59 [arobase] cnt-f.org
Présentation de l’entreprise sur Wikipédia : France Express

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3 décembre 2016

Concert de BIME le 16 déc. à Lille

bim-270x353Un ukelélé, une contrebasse, deux voix de femmes, des chansons engagées (mais pas seulement) en langues française ou espagnole… rendez-vous vendredi 16 décembre 2016 à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour un moment convivial en compagnie du groupe BIME !

Ouverture des portes à 19hlucha-y-fiesta

Concert à 20h30

Entrée gratuite

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2 décembre 2016

Retrait du projet de code de déontologie de l’inspection du travail !

Pétition de l’intersyndicale du ministère du travail CNT-CGT-SUD-FO-FSU-UNSA :

intersyndicale-code-deontologie-cnt-cgt-fsu-sud-fo-unsaAu prétexte d’un code de déontologie, alors que nous disposons déjà, depuis 2010, de Principes de déontologie, le ministère du travail règle ses comptes vis-à-vis d’une inspection du travail jugée trop proche des salarié/es en faisant figurer dans le Code du travail des matières qui relèvent plus d’un règlement intérieur que de la déontologie.

Non seulement ce texte ne respecte pas les obligations des conventions n°81 et n°129 de l’OIT, mais il porte des atteintes à la vie privée et aux droits syndicaux garantis par la constitution.

Ce code est fait pour restreindre l’indépendance des agent/es de contrôle :

  • en créant des obligations principalement envers la hiérarchie ;
  • en instituant une liberté de contrôle résiduelle et un devoir d’obéissance ;
  • en restreignant les libertés individuelles et d’expression des agent/es ;
  • en ouvrant la porte aux pratiques arbitraires, aux sanctions et aux discriminations.

Nous exigeons le retrait du projet de code de déontologie.

> Signer la pétition en ligne

Note du webmaster : sur le même sujet, lire le tract de la CNT Travail & Affaires Sociales
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1 décembre 2016

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

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29 novembre 2016

« Ciné sans frontières » dimanche 11 décembre à Lille

affiche-cnt-cine-sans-frontieres-11dec2016-lilleDimanche 11 décembre 2016, la CNT organise un goûter et deux projections-débats au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille (M° Porte de Valenciennes).

16h : ouverture des portes et goûter.

17h : projection de « L’autre’oui », série de 4 courts métrages tournés (lors d’un atelier vidéo mis en place par l’association Menegua) par et avec les jeunes migrants (mineurs pour la plupart) qui campent au parc des Olieux à Lille (quartier Moulins) depuis le début de l’été 2015.

18h : projection de « Apprentis utopistes », documentaire de 49 minutes réalisé en 2001 par Mehmet Arikan et Nadia Bouferkas. Présentation du film : En mars 2000, l’Institut d’études politiques de Lille est occupé dix jours durant par le comité des sans-papiers de Lille. L’espace de dix jours et nuits, cette emblématique initiative transforme ainsi cette pépinière de l’aristocratie républicaine en un microcosme, une chambre d’écho où résonne comme une polyphonie dissonante. Mais cette histoire est aussi une parabole. Toutes les strates de la société s’y incarnent. L’État et ses raisons, les hauts fonctionnaires et leur neutralité, les futurs cadres et leurs ambiguïtés, le peuple et ses préjugés, les précaires et leur mutisme. Tous ces “clichés” n’auraient pas dû se rencontrer, mais un accident survient qui interrompt la marche ronronnante de l’institution…

Tarif : prix libre en soutien au collectif des Olieuxcinema-sans-frontieres-cnt

Après les projections : rencontre avec des militant-e-s de différents collectifs, table de presse, table-ronde…

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28 novembre 2016

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

ordi-tag-2Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3e, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

Fédération CNT des travailleuses-eurs de l’Éducation

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27 novembre 2016

Communiqué de sortie du n° 3 de « La Mauvaise Herbe »

La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du Collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le numéro 3 qui vient de paraitre est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde.

Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe… Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

Le numéro 4 creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique. En quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?

Le numéro est à 3 €. L’abonnement pour 4 numéros est à 10 €. Pour acheter le dernier numéro ou s’abonner, adressez-vous au syndicat CNT local ou au secrétariat fédéral : fede-educ@cnt-f.org

une-mauvaise-herbe-03-2esemestre2016Sommaire du numéro 3 :

  • Édito
  • Tâtonnements d’une enseignante novice vers une école émancipatrice
  • Dossier : À bas la loi travail !
  • Loi travail, pas concerné·e·s ?
  • Après la loi travail, la guerre aux pauvres ?
  • Abécédaire du cortège de tête et de la répression
  • Tout le monde déteste la police
  • Caisses de grève
  • Prépare ta manif !
  • Sur les chemins de la pédagogie Freinet
  • International : Oaxaca, Guerre de classes
  • International : Profs palestiniens en lutte pour leurs salaires
  • Le sifflet enroué : 2014-2016, JO et coupe du monde : double peine pour les Brésiliens
  • Le collège de mes rêves, épisode 3
  • Notes de lecture
  • En avant la zizique : Aziza Brahim
  • Palmes académiques
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