25 mai 2016

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

manif-21mai2016-lille-02

  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

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Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »
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22 mai 2016

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.
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21 mai 2016

Blocage du dépôt pétrolier d’Haulchin

on-bloque-toutLes militants SUD et CGT qui bloquent depuis le jeudi 19 mai les Entrepôts pétroliers de Valenciennes (le long de la route départementale entre Douchy-les-Mines et Haulchin) appellent la population à venir les soutenir moralement, physiquement, matériellement et financièrement. Accès par l’autoroute “Valenciennes-Cambrai-Paris”, sortie “Denain” puis 1ère à droite. D’ores et déjà, de nombreux automobilistes empruntant la route départementale s’arrêtent chaque jour pour faire des dons en espèces à l’intersyndicale SUD-CGT. Autres exemples de solidarité (parmi d’autres) : vendredi 20, des militant-e-s anticapitalistes venu-e-s de Lille (dont quelques cénétistes) ont passé la nuit sur le barrage et ont aidé à le renforcer ; puis samedi 21 au petit matin, un boulanger du secteur est venu apporter des baguettes et des petits pains pour le petit-déjeuner. Les camarades valenciennois nous montrent le chemin ! Allez, on se met en grève illimitée pour de bon… et on bloque tout !

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19 mai 2016

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

repression-contre-mouvement-socialAppel unitaire :

Le 20 avril dernier à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’union locale des syndicats CNT en défonçant la porte à coups de bélier, saccageant une partie du matériel syndical et fouillant de manière très approfondie les locaux. Deux personnes y ont été arrêtées. [note du webmaster : pour en savoir plus, lire ici]

Cette agression est le symbole d’une entrave à la liberté syndicale mais au-delà, d’une accélération et d’une amplification de la répression du mouvement social en général. On pense aux syndicalistes d’Air France, de Goodyear, aux mutilations dues aux grenades et flashballs, aux tirs tendus sur des manifestant-e-s et sur le camion de l’union syndicale Solidaires 13, aux étudiant-e-s et lycéen-ne-s interpellé-e-s, aux interluttant-e-s, etc. Depuis deux mois et demi, on ne compte plus le nombre d’arrestations, de personnes blessées et même emprisonnées.

Nous apportons notre soutien à tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement la répression.

Nous appelons donc à une manifestation le samedi 21 mai à Lille :

  • contre l’intrusion dans un local syndical,
  • en soutien aux camarades en attente de jugement
  • et, plus largement, contre la répression des mouvements sociaux.

Rendez-vous à 14h30 sur la place de la nouvelle aventure (marché de Wazemmes).

Signataires (par ordre alphabétique) : AFA NP2C, AG de lutte contre la loi travail Lille, AL, AMDH-Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains), CNT, Collectif Archimède de l’université de Lille 1, Collectif des syndicalistes CGT de l’Union de lutte du Bassin minier (62), Collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Lille, Comité ZADs Lille, Coordination des interluttant-e-s 59/62, Ensemble! Lille, Les Flamands Roses, L’Insoumise, NPA Lille, Solidaires 59, Solidaires 62, Solidaires 80, SUD éducation 59/62.

> Télécharger l’appel au format PDF

Nota bene : Une manif contre les violences policières est organisée le 18 mai à 18h, pl. de la République à Lille. Par ailleurs, en soutien à plusieurs manifestants contre la loi Travail convoqués au tribunal, des rassemblements sont organisés devant le tribunal de grande instance, avenue du peuple belge à Lille, mardi 17 mai à 13h, mercredi 18 mai à 8h, mercredi 25 mai à 13h30 et vendredi 3 juin à 9h (liste non exhaustive). D’autre part, pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. Enfin, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
POST SCRIPTUM :
vidéo, compte-rendu et photos de la manif
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19 mai 2016

Solidarité avec Antoine, militant du SEL CGT du Valenciennois et du CAL Valenciennes !

communique-cgt-nord-interpellation-corentin-et-antoine-17mai2016-lilleNotre camarade Antoine, militant du SEL CGT du Valenciennois et du CAL Valenciennes, a été arrêté sans aucune raison lors de la manifestation contre la loi travail organisée mardi 17 mai à Lille. Un autre manifestant a lui aussi été interpellé alors qu’il protestait contre l’arrestation abusive d’Antoine.

Jeudi 19 mai, après deux jours de garde à vue, Antoine est passé au tribunal dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate. Il a nié les faits qui lui sont reprochés (un coup de poing soit disant donné à un policier au moment de son interpellation) et – comme la loi le lui permet – Antoine a refusé la comparution immédiate. À l’issue de l’audience, le jugement a été renvoyé au jeudi 9 juin. En attendant, le tribunal a mis Antoine sous « mandat de dépôt » (autrement dit : en prison !).

Un appel à témoins a été lancé (textes, photos et vidéos peuvent être envoyés via la page facebook d’AL Douai ou à cette adresse : douai@alternativelibertaire.org). D’autre part, une cagnotte de soutien a été mise en place pour Antoine et tous les autres interpellés du mouvement contre la loi Travail : voir ici.

L’union des syndicats CNT de la région Nord Pas-de-Calais Picardie tient à affirmer sa solidarité pleine et entière avec Antoine. Un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous ! Samedi 21 mai à Lille, manifestation régionale contre la répression !
 

> Autres images de la manif du 21 mai à Lille

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14 mai 2016

Toutes et tous en grève à partir du mardi 17 mai !

Si la CNT n’a jamais eu d’illusion sur la représentation parlementaire et le caractère prétendument démocratique du régime actuel, les violences policières, le prolongement de l’état d’urgence et le recours à l’article 49-3 pour imposer la loi Travail constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des salarié-e-s.

En 2006, François Hollande – alors dans l’opposition – déclarait : « Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Aujourd’hui, l’État et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires : loi Travail (qui va passer le 12 mai à l’Assemblée nationale à coup de 49-3), loi Macron (passée elle aussi l’année dernière à coup de 49-3), chantage sur les négociations UNEDIC (assurance-chômage), etc. Nous ne pouvons et ne devons plus laisser faire ! Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons en faisant converger la lutte contre la loi Travail avec celles des différents secteurs mobilisés (cheminot-e-s, intermittent-e-s du spectacle, etc.) et en construisant un vaste mouvement de grève générale reconductible.

affiche-cnt-npdcp-greve-generale-loi-travail-17mai2016Comme Solidaires et comme la Coordination nationale étudiante, la CNT appelle tous les secteurs d’activité à cesser massivement le travail le mardi 17 mai et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève les jours suivants.

Prochaines manifestations à Lille :

  • Mardi 17 mai : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Mercredi 18 : 18h, place de la République (manif locale contre les violences policières et les dérives autoritaires du gouvernement)
  • Jeudi 19 : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Samedi 21 : 14h30, pl. du marché de Wazemmes (manif régionale contre la répression des mouvements sociaux ; cf. texte d’appel)
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13 mai 2016

Soirée de lutte et de soutien vendredi 20 mai à Liévin

etat-urgence-repression-anti-syndicale-A4Une soirée de lutte et de soutien (cf. criminalisation du mouvement social, Goodyear, saccage du local de la CNT Lille, répression des manifs contre la loi Travail…) est organisée vendredi 20 mai 2016 de 19h30 à 22h au LAG, 23 avenue Jean Jaurès, 62800 Liévin.

Entrée à prix libre (le montant des entrées et tous les bénéfices du bar seront reversés à la CNT et aussi pour soutenir les deux camarades qui passent le 25 mai au tribunal).

Au menu:

  • Un rappel de la criminalisation croissante du mouvement social et du rôle des médias là-dedans.
  • Une diffusion d’extraits du film sur les Conti et une sélection d’extraits de journaux télévisés montrant le traitement des mouvement sociaux par les grands médias (Goodyear, ferme des 1000 vaches, loi Travail) par les grands médias.
  • Une présentation de l’émergence de médias alternatifs qui abordent l’info autrement avec notamment la création du quotidien Le progrès social dont l’un des rédacteurs participera à la soirée et au débat.

PS : n’hésitez pas à consulter la rubrique covoiturage du site internet du LAG pour offrir une place ou en demander une !

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13 mai 2016

Loi Travail : compte-rendu de la manifestation du 12 mai à Lille

La Brique (journal local de critique sociale) a publié sur son site internet un compte-rendu de la manifestation contre la loi Travail qui a eu lieu le 12 mai 2016 à Lille.

Extrait de ce compte-rendu :

Après plus de deux mois de mobilisations contre la loi Travail, le gouvernement décide de sortir l’artillerie lourde au Parlement… et dans la rue. Au Parlement, la clique hollandienne sort le 49-3, petit bijou anti-démocratique, qui fait taire le Parlement et permet une adoption du texte sans vote. Dans la rue, c’est à grands coups de lacrymo et de grenades de désencerclement que le gouvernement a décidé d’en finir avec le mouvement social contre la loi El Khomri.

Lire la suite : Jeudi 12 mai à Lille, le virage autoritaire

PS : Pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. D’autre part, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
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4 mai 2016

Loi Travail : vers la grève générale reconductible ?

manif-image-verticaleAdresse publique de la CNT aux autres organisations syndicales pour une grève générale reconductible :

Notre confédération a entendu vos appels à la construction d’une grève reconductible, que ce soit lors du 51e congrès de la CGT à Marseille, lors du dernier CCN de FO, ou jeudi 28 avril sur la place de la République à Paris lors de l’AG de convergence des luttes « Syndicats – Nuit Debout ». Lire le suite sur le site confédéral de la CNT

La Coordination nationale étudiante appelle à se mobiliser :

  • le mardi 10 mai : avec les cheminot-e-s en lutte contre le décret-socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail ;
  • le mardi 17 mai : date pour laquelle la coordination s’adresse à tou-te-s les salarié-e-s et interpelle l’intersyndicale afin d’en faire une journée de grève générale, début d’un mouvement de grève reconductible.

AG interprofessionnelle :

Mardi 10 mai à 19h30 au Théâtre du Nord, Grand’place, Lille.

banderole-loi-travail-universite-lille3

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2 mai 2016

Communiqués des occupant-e-s de l’université de Lille 3

Villeneuve d’Ascq, université de Lille 3, lundi 2 mai 2016…

Premier communiqué :

AG-contre-loi-travail-universite-lille37h30 : À notre arrivée, nos affaires ont été déplacées dans des sacs poubelles du bâtiment G à notre salle occupée (B143), sans nous prévenir, alors que nous devions les déplacer nous-mêmes. Nos tables et bibliothèques dans le hall ont toutes été rassemblées dans un coin, sous le prétexte de « ne pas déranger la semaine d’examens ». Nous découvrons avec étonnement qu’une des portes de la salle est fermée à clé.

10h30 : Les occupant-e-s se réunissent dehors sur les tables que nous avons installées. Nous devons préparer les ateliers, les actions, et l’organisation de cette semaine.

11h : Le vice-président et d’autres représentants de l’administration viennent nous dire à demi-mot de partir, de sortir nos affaires pour utiliser la salle en vue des examens. Ils arrivent finalement à déclarer péniblement que « l’occupation c’est fini ». Nous avons une heure pour partir, après deux semaines d’occupation. Une occupation n’est pas le fruit d’une quelconque décision administrative, c’est plutôt le contraire. L’occupation se fait aussi pour eux, qui travaillent ici comme nous, mais seules les décisions des occupant-e-s concernant la préservation de ce lieu de lutte sont légitimes.

12h30 : Voyant des camarades de Lille 1 venu-e-s en soutien, l’administration décide de fermer la deuxième porte de la salle à clé, alors que les occupant-e-s sont encore à l’intérieur. Techniquement, c’est une séquestration. Le signal est clair pour nous, nous montons des barricades pour nous protéger. Les occupant-e-s arrivent à faire rentrer les camarades de Lille 1 dans la salle grâce aux doubles portes. Nous apprenons que nos affaires du hall sont misent aléatoirement dans des sacs et « confisquées ». Apparemment, certain-e-s pensent avoir affaire à des élèves de CP. Ce n’est pas la première fois que nous sommes infantilisé-e-s de la sorte.

13h : arrivée des camarades interluttant-e-s venu-e-s faire leur AG devant la salle en soutien.

14h : Les occupant-e-s appellent le vice-président. Celui-ci déclare ne « pas vouloir discuter ». Tant pis pour lui.

14h30 : Première délégation vers les bâtiments administratifs. Encore une fois, le vice-président refuse de discuter avec les occupant-e-s.

15h : Plus décidé-e-s que jamais, les occupant-e-s partent à l’assaut du bâtiment administratif avec les camarades de Lille 1 et les interluttant-e-s. Nous posons nos revendications : 1) les affaires « confisquées » doivent être rendues 2) affirmation de notre légitimité à lutter dans l’université, et par conséquent à l’occuper.

Second communiqué :

Il serait question d’une évacuation à 17h dans des conditions que nous ne connaissons pas. Venez nombreux aux alentours de cette heure-là pour imposer un rapport de force par le nombre et éviter ainsi que l’occupation de Lille 3 prenne fin !

Suite et fin :

Les étudiant-e-s ont pu récupérer leur matos et sont toujours dans la salle qu’ils/elles occupent.

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2 mai 2016

Rassemblement devant le Conseil des prud’hommes de Béthune

poing et balance justiceLe 13 avril dernier, le bureau de jugement de la section « commerce » du Conseil des prud’hommes de Béthune a empêché deux salariés de se faire assister par un délégué CGT pourtant dûment mandaté par le syndicat CGT des Voyages Dourlens. Cette atteinte inadmissible au droit du travail a obligé les salariés à se défendre seuls contre une avocate expérimentée.

Pour le respect du code du travail et des libertés fondamentales : rassemblement devant le Conseil des prud’hommes, rue d’Aire à Béthune, ce mercredi 4 mai 2016 à 14h !

Premiers signataires : le syndicat CGT des Voyages Dourlens, l’union locale CGT du Bruaysis, le syndicat CGT des Communaux de Bruay, la section PCF de Divion, des syndicalistes de l’union de lutte du bassin minier, des militants de la CGT Randstad, de la CGT XPO Logistics, du SNJ-CGT, de la CGT Artois Comm, de la CGT Cora Lens 2, de la CGT Ontex, de l’union locale CNT de Béthune, du CADT Bruay…
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30 avril 2016

Intervention de la CNT à Nuit debout (Paris) et repères en termes de dates pour préparer les prochaines mobilisations contre la loi Travail

Vidéo de l’intervention de la CNT le 28 avril 2016 place de la République à Paris dans le cadre de la convergence des luttes (syndicats et mouvement « Nuit Debout ») :

Autre vidéo de cette camarade

 
Pour préparer les prochaines étapes de la mobilisation sociale, voici quelques repères pour savoir où en est le projet de loi Travail sur le plan parlementaire :

Les député-e-s avaient jusqu’à ce jour (samedi 30 avril) pour proposer des modifications au projet de loi. Plusieurs milliers d’amendements ont ainsi été déposés : 2412 par les député-e-s du PCF et du PG, 450 par les député-e-s frondeurs du PS, 673 par les député-e-s LR, 134 par les député-e-s de l’UDI , 95 par les député-e-s écologistes…

À partir du 3 mai, le texte va être débattu à l’Assemblée nationale en séance plénière. Ces débats vont durer deux semaines. Puis un vote devrait avoir lieu le 17 ou le 18 mai.

Ensuite, si le projet de loi est voté par les député-e-s ou si le gouvernement utilise l’article 49.3 pour le faire passer de force, le texte partira au Sénat pour y être là aussi examiné et débattu.

Le retrait du projet de loi est donc toujours possible. Reste à amplifier et durcir la mobilisation !

> Informations sur le droit de grève dans le privé et le public
> On bloque tout : appel de militants syndicalistes CGT, CNT, FSU et SUD-Solidaires
> Adresse publique de la CNT aux autres confédérations syndicales (CGT, Solidaires, FO, FSU, CNT SO) et à la CNE (Coordination nationale étudiante) pour une grève générale reconductible

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29 avril 2016

Manifestation du 1er mai à Lille

À Lille, la manifestation du 1er mai partira à 10h30 de Porte des Postes. Pour aller ensemble jusqu’à Porte des Postes, les organisateurs du festival  « Les mauvais jours finiront » (auquel participe la CNT) vous donnent rendez-vous dès 9h30 au parc des Olieux.

Télécharger (PDF, 957KB)

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28 avril 2016

Vidéo des violences policières commises le 28/04 à Amiens lors d’une AG citoyenne contre la loi Travail organisée à la mairie

Communiqué du Comité de Mobilisation
des Jeunes d’Amiens contre la loi El Khomri :

Aujourd’hui, lors de l’appel à la grève nationale du 28 avril, nous sommes partis manifester comme à l’accoutumée. Nous arrivions au terme de notre parcours et avons décidé d’effectuer une opération symbolique, sous la forme de l’occupation pacifique de la salle du Conseil de la Mairie d’Amiens.

Le but de cette action était de reprendre ce lieu de parole parce que nous avons fait le choix de nous représenter par nous-mêmes, pour y effectuer en lieu et place du Conseil Municipal initialement prévu une Assemblée citoyenne et démocratique constituée de 300 personnes (étudiant.e.s, lycéenn.e.s, salarié.e.s, privé.e.s d’emploi, intermittent.e.s et précaire.s). Après quatre heures de débat libres et ouverts avec des citoyen.e.s habituellement exclu.e.s de la vie publique, en présence de quelques policiers municipaux situés à l’extérieur de la salle, un rapport de force a commencé à s’établir lorsque nous avons eu vent de l’arrivée massive de CRS.

Sur l’ordre et sous la direction de Nathalie Skiba, directrice départementale de la sécurité, commissaire divisionnaire, une cinquantaine de CRS s’y sont introduits à leur tour, dans le but d’évacuer des citoyens en plein exercice pacifique de leurs droits démocratiques. L’assaut a eu lieu dans la salle même du Conseil Municipal, lieu de l’incarnation de la devise française : liberté, égalité, fraternité.

D’une extrême violence, la charge a entrainé de graves blessures à la tête de trois de nos camarades. L’un d’entre eux, actuellement lycéen, est resté hospitalisé une grande partie de la nuit et reste jusqu’ici sous suivi médical. La blessure à la tête d’un étudiant a quant à elle nécessité plusieurs points de suture. De nombreuses personnes ont été victimes de violents coups de matraque, injures et certain.e.s furent jeté.e.s du grand escalier de l’Hôtel de Ville par les forces de l’ordre. Nous tenons à rappeler que les locaux municipaux ont été occupés dans le respect et pacifiquement, contrairement à ce que le tweet injurieux, grossier et infamant de M Stengel, 12e adjoint au maire délégué à la sécurité et tranquillité publiques, déclarait. Nous notons que Mme Skiba et M Stengel ont consciemment pris pour résolution d’exclure le peuple de l’exercice de ses droits avec des méthodes d’une violence intolérable, dans lesquelles Alain Gest, député LR et Président d’Amiens Métropole, ose encore nous trouver de l’insensibilité au “dialogue” après avoir refusé son tour de parole lorsque nous nous tenions à ses côtés.

Suite à cet énième affrontement avec les concitoyen.e.s et militant.e.s qui, partout en France regagnent les voies de la mobilisation malgré les manières violentes qui visent à nous empêcher de nous exprimer, nous diffusons ce communiqué qui officialise par écrit autant notre indignation que notre réprobation de ces ripostes policières dénuées de sens.

Le collectif que nous représentons regrette de voir ainsi la puissance publique porter la violence sans discernement, et ce avec le soutien d’élus qui semblent plus occupés à essouffler ce qu’il reste de la culture populaire à coups de petites phrases et de coups de matraque plutôt que de tendre l’oreille et prêter attention à ce qui leur semble demeurer une République où personne ne gronde.

La loi travail ne doit pas devenir le prétexte au tabassage d’une jeunesse progressiste qui ne tend qu’à l’amélioration des droits humains !

N’acceptons pas et n’acceptez pas la remise en cause de nos libertés fondamentales !

Rejoignez-nous, un Peuple uni ne sera jamais vaincu !

Amiens, le 28 avril 2016

> Soutien à une étudiante menacée de 5 ans de prison suite à cet événement

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28 avril 2016

Un bilan parmi d’autres de la manifestation du 28 avril à Lille contre la loi Travail

amphi-archimede-occupeCommuniqué du Collectif de mobilisation de l’université de Lille 1 :

Jeudi 28 avril, la mobilisation contre la loi travail a rassemblé une importante foule dans les rues de Lille et de nombreuses villes de France, rassemblant près de 500 000 manifestants selon les organisations syndicales, dont 25 000 dans les villes du Nord.

Force est de constater que les principaux organes de presse papier et télévisuelle, ainsi que les porte paroles gouvernementaux, ont fait le choix de se focaliser exclusivement sur les débordements des dits « casseurs ». Nous souhaitons rappeler avec force et détermination que les mobilisations contre la loi travail ne se limitent absolument pas à ces actions et concernent un nombre important d’organisations et de stratégies de lutte. Il est en cela malhonnête d’évacuer purement et simplement la grande majorité des personnes présentes qui ont défilé pacifiquement durant toute la durée de la manifestation. Les contraintes économiques du champ médiatique, qui lui impose une course effrénée au sensationnalisme, ne doivent en aucun cas primer sur la déontologie journalistique.

Cependant, et conformément à la décision de la Coordination Nationale Étudiante de non-distinction des stratégies de lutte, nous refusons fermement de condamner d’hypothétiques « casseurs » dans la mesure où ceux-ci ne ciblent que les symboles ostentatoires du libéralisme économique, de l’arbitraire du pouvoir et du monopole de la violence physique légitime. La manifestation de Lille du 28 avril a ainsi fait preuve d’actes de dégradations extrêmement ciblées : Apple Store, Printemps et banques. Nous maintenons ici que la véritable violence n’est pas celle des manifestant-e-s et qu’il est aussi inutile que dérisoire de s’en prendre au symptôme plutôt que d’attaquer les causes.

La manifestation de Lille du 28 avril a été faiblement réprimée, et nous nous félicitons de la décision prise par la police de quitter la place Charles de Gaulle sous la pression des manifestants. Toutefois, tous nos camarades n’ont pas eu cette chance : à Lille, des manifestant-e-s ont été gazé-e-s, d’autre interpellé-e-s. Le bilan de cette journée d’action nationale est entachée par un nombre d’arrestations et de garde à vue proprement scandaleux. Un étudiant de Rennes à perdu l’usage d’un œil suite à un tir de flashball. Nos camarades et ami.e.s d’Amiens ont été victimes de violences policières disproportionnées, la police a attaqué des manifestant.e.s pacifiques [Note du webmaster : voir la vidéo ici]. La Nuit Debout de Paris a violemment été évacuée par une police visiblement peu préoccupée par sa tâche de protéger et de servir. Ces très nombreux actes de violence policière, peu relayée par une certaine presse servile et complaisante vis-à-vis de la Préfecture, ne peuvent être qualifiés de débordements. Ils font l’objet d’une stratégie délibérée d’un gouvernement qui se prétend socialiste et a fait le choix de réprimer des mouvements sociaux qui se battent, précisément, pour le maintien des promesses qui leur avait été faites.

Ni chair à patron, ni chair à matraque.

Collectif de mobilisation de Lille 1 contre la loi travail

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27 avril 2016

Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail à propos des événements du 20 avril à Lille

Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail :

megaphone-sur-fond-rougeLa manifestation du jeudi 20 avril à Lille, le saccage du local de la CNT par la police et l’arrestation de 2 camarades, ont donné lieu à de nombreux commentaires, témoignages de solidarité, condamnations indignées et mensonges médiatico-policiers. L’assemblée générale de lutte qui s’est trouvée au cœur de cette histoire entend, par ce communiqué, clarifier une histoire encore confuse pour beaucoup de monde.

De nombreuses personnes ont été profondément attristées de la manifestation du 9 avril. L’absence de cortège radical a scindé cette promenade déprimante en deux. La première moitié bien encadrée était suivie par une longue traine d’individus déçus par le caractère inoffensif de la manif. Des étudiants mobilisés de Lille 1 et Lille 3, des participants à l’AG de lutte et tous ceux qui veulent passer à l’offensive se sont organisés pour donner à la manif du 20 un aspect plus revendicatif.

Le 20 avril, peu de gens sont au rendez-vous. Nous sommes peut-être 500 au plus fort de la manif. Les jeunes derrière leurs banderoles « Ceci n’est pas un exercice » et « Ni chair à patrons, ni chair à matraque » sont les plus nombreux, la présence syndicale se révélant plus que symbolique. Cela n’empêche pas une poignée d’apparatchiks de vouloir prendre la tête de la manif. Les jeunes appuyés par la sono de SUD prennent tout de suite la tête, laissant la délégation de la CGT et de l’UNEF en queue de manif. Première accroc…

Rapidement des slogans fusent. Les boules de peintures volent sur les banques et autres symboles du système marchand que nous croisons. Des pétards explosent. Des copains collent des affiches. Voilà les actes de violence inacceptables que l’on nous reproche. La police bloque rue nationale, obligeant la manif à tourner rue de l’hôpital militaire. Traquenard. C’est dans cette rue que 5 agents de la BAC, sans brassards, cherchent à arrêter les copains collant des affiches. La réaction collective est rapide. Les policiers ne parviennent pas à leur fin. Tout le monde crie «Tout le monde déteste la police ». C’est cet événement, d’une violence très relative, des vidéos peuvent le prouver, qui devient une agression dans la version policière. Les gros bras de la BAC sont vexés de ne pas avoir réussi leur coup.

Alors que la manif est bloquée un peu plus loin. Le cortège “syndical” refuse de suivre. Il faut quelques vigoureux « Tous ensemble » pour les décider. Rapidement le cortège se disperse place de la République. Après un appel au micro, une cinquantaine de personnes partent groupées pour tenir l’AG de lutte à l’Insoumise, librairie occupée situé rue d’Arras à proximité du local de la CNT. Nous sommes suivis par les agents de la BAC, ceux-là même qui ont raté leur coup rue de l’hôpital militaire. Il convient de préciser que la version policière mentionne ici des agressions qu’ils auraient subies, place de la République et à proximité de la rue d’Arras. Mensonges complets inventés à posteriori pour justifier le forçage du local CNT. Personne n’a jamais agressé la police. Par contre la tentative d’interpellation des colleurs d’affiches par des agents non-identifiés peut facilement être comparée à une agression.

Arrivés à proximité de l’Insoumise, les flics courent et appellent leurs collègues à moto qui déboulent rapidement. Le groupe se rendant à l’AG de lutte se disperse, à proximité de l’Insoumise. Certains rejoignent des camarades de la CNT dans leur local. Une centaine de policiers se déploient rapidement bloquant la rue d’Arras. Nous sommes rejoints par des copains qui étaient restés place de la République. Les policiers gazent sans distinction manifestants et habitants du quartier, pendant que les agents de la BAC essaient de défoncer la porte du local.

Des grosses berlines arrivent, amenant les huiles de la hiérarchie policière. Aucun motif clair, ni aucun papier, ne sont donnés aux camarades réfugiés dans le local de la CNT. Le fait que certains manifestants étaient masqués ou que des policiers aient reçu de la peinture est ensuite évoqué. Une fois la porte défoncée, il faut bien arrêter quelqu’un pour justifier ce saccage. Deux copains qui n’ont pas été mêlés à l’épisode de la rue de l’hôpital militaire sont soi-disant reconnus par les agents de la BAC soi-disant agressés.

La solidarité a été exemplaire. Une manif sauvage de 200 personnes, rejointe par des voisins indignés par la violence des policiers, remontent les boulevards jusqu’au commissariat de Lille Sud, où un rassemblement se tient jusqu’à tard dans la nuit. Puis un autre devant le TGI, le vendredi 22. Les copains arrêtés ont refusé la comparution immédiate. Ils risquent un mandat de dépôt et la prison préventive. Ils sortent pourtant, avec un solide contrôle judiciaire leur interdisant de manifester, de se rassembler en AG et même de demeurer à Lille. Procès: le 25 mai. Les preuves de leur innocence sont nombreuses. La version policière sera battue en brèche.

Rapidement, la machine médiatique se met en branle. La Voix du Nord et France 3 Nord ne répercutent que la version policière. La manif est décrite comme une véritable émeute. Les étudiants des casseurs. La palme de l’infamie allant à France 3 qui, sans pitié, balance les noms des copains et fait d’eux de dangereux individus « bien connus des services de police ». Eh oui ce sont des militants antifascistes et anticapitalistes de longue date. Les médias révèlent ainsi la nature de leur objectivité. Quand la préfecture sonne le rappel, ils sont aux ordres.

Après les médias, ce sont les bureaucraties syndicales de CGT et FO qui se ridiculisent en prenant position en faveur de la police et contre les copains interpellés et la CNT. Le 22 avril, l’union départementale CGT Nord pond un communiqué indigne d’un syndicat ouvrier appelant à condamner « des épisodes violents inacceptables » et à manifester bourgeoisement « dans le respect des biens et des personnes ». L’intersyndicale réunissant CGT, FO, FSU et UNEF accable SUD, dont le seul tort est d’avoir prêté sa sono au cortège jeune, et décide à la suite d’un magnifique tirage au sort de reléguer SUD en queue de cortège le 28 avril. Ces jeux de bureaucrates honteux scandalisent de nombreux CGTistes. Face à ce mécontentement, l’UD finit par réaligner le tir et condamne finalement les violences policières dans un second communiqué daté du 27 avril. Merci aux camarades CGTistes qui ont su faire plier les irresponsables qui squattent l’UD.

Cet événement prouve une chose. Nous les inquiétons. Cette répression ciblée prouve que l’État et sa police ne veulent pas voir se développer une ligne offensive de lutte contre la loi travail. Malgré la répression, les mensonges des médias et les manœuvres des bureaucraties syndicales, nous continuerons. Et nous ferons reculer les patrons et les politiciens par les grèves, les blocages, et les manifs déter.

L’AG de lutte contre la loi Travail

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