25 janvier 2012

Éducation : halte aux suppressions de postes & à la dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels !

Après les 40 000 postes supprimés depuis 2008, les 14 000 nouvelles suppressions annoncées par Luc Chatel sont une étape supplémentaire dans la politique de destruction de l’école publique que les ministres de Sarkozy auront pratiquée pendant 5 ans.

Les promesses n’engagent que ceux qui croient les menteurs, pourtant Sarkozy avait promis au printemps dernier qu’il n’y aurait plus de fermetures dans le primaire. Alors que les postes de non-enseignants sont en voie de disparition et que les réseaux d’aide sont exsangues des successives suppressions de postes, il faudra que le primaire liquide 5 700 postes. Dans les villes, ce seront des classes surchargées qui empêcheront un suivi des élèves en difficulté. Dans les campagnes s’ajoutera une généralisation des classes à cours multiples, rendant le métier plus contraignant pour les enseignants. Comment apprendre à lire à 32 CP-CE1 ? Comment gérer des quadruples niveaux à 28 élèves ?

Le secondaire est aussi largement touché avec plus de 6 500 postes à rendre. Alors que la difficulté des conditions de travail et le manque de reconnaissance de la profession poussent des collègues jusqu’au suicide, Luc Chatel n’a comme unique réponse qu’une nouvelle vague de suppressions de postes. Pourtant, comment garantir la « réussite de tous » avec les tailles disproportionnées que peuvent prendre les classes, comment gérer des terminales de 38 élèves ? Mais les suppressions de postes contribuent aussi à un abaissement de l’éventail éducatif, la disparition de l’enseignement de l’histoire en terminale S constituant un sinistre exemple de l’abandon d’une politique éducative générale permettant à chacun d’acquérir une culture générale suffisante. Les seuls recrutements que le Ministre opère sont ceux d’Équipes Mobiles de Sécurité et autres agents de sécurité qui participent un peu plus au climat délétère qui peut régner dans certains établissements.

Toute les académies sont touchées, même celles dont les effectifs sont en augmentation, faisant fi de toute perspective. Pourtant Luc Chatel nous assure que le niveau d’encadrement reste suffisant. Mais comment se fait-il que les annonces de recrutements de chômeurs sur des postes d’enseignants se multiplient dans les Pôles Emploi ? Comment se fait-il que le nombre de remplacements non assurés augmente chaque année ? La seule réponse est que cette politique s’inscrit bien dans la déconstruction du système éducatif, préparant ainsi la privatisation de l’enseignement.

Dans le Nord Pas-de-Calais, les 1 020 suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2012 toucheraient aussi bien le premier et le second degrés que les postes administratifs et auraient pour conséquence la dégradation des conditions de travail des personnels et des élèves (fermetures de classes, de sections, d’établissements, augmentations du nombre d’élèves par classe, extinctions de certains corps de personnels, disparition des RASED, torpillage du remplacement, liquidation de l’enseignement professionnel au profit de systèmes privés ou semi-privés…).

Face à tous ces coups, il n’est pas question d’attendre un quelconque sauveur, au risque de se réveiller avec les mêmes liquidateurs au pouvoir. Il est temps d’en finir avec les mobilisations éparpillées qui ne nous ont menées à rien ces dernières années. Seul un mouvement fort et prolongé, s’appuyant sur les décisions prises par la base, sera à même de créer le rapport nécessaire à l’arrêt de ces suppressions et à la mise en place d’une politique éducative tenant compte des besoins des élèves et des personnels.

Des préavis couvrent les personnels souhaitant se mettre en grève dès aujourd’hui. La CNT 59/62 soutient les actions déjà mises en place. Elle appelle à coordonner et amplifier ces actions en les faisant converger le 31 janvier (date de la prochaine grève nationale & intersyndicale dans l’éducation) et en préparant d’ores et déjà la suite du mouvement.

Manifestation intersyndicale mardi 31 janvier :
14h30, porte de Paris, Lille

> Télécharger le tract de la CNT éducation 59/62 au format pdf

> Envoyer un mail à la CNT éducation 59/62

> Télécharger le communiqué de l’intersyndicale académique au format pdf

 

25 janvier 2012

RESF : mobilisation pour la famille de Yacine et Lyès (école Viala et lycée Baggio de Lille)

Le tribunal administratif a confirmé la décision de la Préfecture et l’arrêté portant obligation à la famille de deux enfants scolarisés à Lille de quitter le territoire. Lundi 30 janvier, le réseau Éducation Sans Frontières (RESF) appelle à venir très nombreux soutenir la famille de Yacine et de Lyès. Rendez-vous à 17h à l’école Viala, 6 rue Colmar, Lille.

> Pour contacter RESF 59/62 : 06 27 62 27 88 ou resf5962@wanadoo.fr
> Pour recevoir les alertes de RESF Nord Pas-de-Calais par SMS :
envoyer un SMS d’inscription au même numéro.

24 janvier 2012

Pédagogie et révolution : rencontre-débat avec Grégory Chambat le 27 janvier à Lille

Vendredi 27 janvier (et non le 20 comme annoncé initialement), Grégory Chambat, auteur du livre « Pédagogie et révolution, questions de classe et (re)lectures pédagogiques », sera présent à 19h à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, dans le cadre d’un cycle de conférences-débats organisé par la CNT du 27 janvier au 15 juin 2012 (entrée gratuite et petite restauration à prix libre).

Pour découvrir le programme complet de ce cycle de conférences-débats, cliquer sur le lien suivant : présentation du cycle de conférences-débats « Éduquer pour émanciper ».

Extrait audio d’un entretien avec Grégory Chambat (2mn 49) :

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Présentation de Grégory Chambat :

Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié « Instruire pour révolter : Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe » et coordonné le livre d’entretiens « École : une révolution nécessaire » (éditions CNT).

Présentation du livre :

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font… Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… Il est temps de souffler sur les braises !

Sommaire :

- Préface de Charlotte Nordmann
- Vers une pédagogie socialement critique…
- Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean Foucambert.
- Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État !
- Instruire pour révolter : Pelloutier ou la pédagogie d’action directe.
- Albert Thierry : l’homme en proie aux enfants.
- Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?
- Espagne 1936 : l’école fait sa révolution.
- Korczak : l’autre insurrection de Varsovie.
- Ivan Illich : une société sans école.
- La pédagogie des opprimés de Paulo Freire.
- Bourdieu et l’école.
- Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?
- Freinet… jusqu’où ?

Ce livre de 216 pages a été publié en octobre 2011 aux Éditions Libertalia

Lien pour le commander en ligne (14 €, frais de port inclus)

24 janvier 2012

CAF : le collectif de chômeur-ses et précaires de lille s’invite au Club de la presse

Communiqué du collectif de chômeur-ses et précaires de Lille :

Le 24 janvier 2012, une délégation du collectif de chômeur-ses et précaires de Lille a envahi le Club de la Presse du Nord Pas-de-Calais, alors que M. Daniel Forafo, président de la CAF du Nord, s’apprêtait à présenter ses « vœux » en huis clos, face à une maigre poignée de journalistes.

Nous avons profité de cette occasion pour dénoncer la politique malsaine dont font l’objet les allocataires de la CAF : suspicion généralisée sous couvert de « lutte contre la fraude », imposition de « l’offre raisonnable d’emploi » pour les RSAstes et bientôt les CUI obligatoires de 7 heures par semaine pour à peine 120 euros de plus par mois (soit moins de 5 euros de l’heure). Dans ce climat qui vise à criminaliser les plus pauvres, les populations les plus précaires sont aussi les plus stigmatisées (les femmes célibataires, les jeunes, les sans-papiers, les Roms, subissent le harcèlement administratif et le non versement de prestations familiales).

Nous avons rappelé à M. Forafo que malgré ses propos élogieux tenus le 5 décembre face à la presse, le processus de « départementalisation » n’augure rien de bon pour les salarié-es de la CAF comme pour les allocataires. Déjà, des plaintes d’allocataires se font entendre (fin des tickets loisirs dans le Douaisis avec pétition sur internet, baisse des subventions des centres sociaux dans le Valenciennois, des dizaines voire des centaines de déclarations de ressources trimestrielles mal scannées et déclarées -à l’interne, par les hiérarchies- sans suite). Pour les salarié-es, la centralisation des modules (informatiques etc.) est très contraignante et pèse sur les conditions de travail et le service rendu aux allocataires.

À aucun moment, M. Forafo n’a contesté nos arguments concernant le soit-disant préjudice de la fraude aux allocations, trois fois moins important que le montant des allocations non réclamées / versées. Néanmoins, il a nié la pression exercée sur le « rendement » des salarié-es (chronométrage des entretiens, logiques de primes etc.).

À l’issue de notre échange, M. Forafo s’est engagé à nous recevoir quand nous en ferons la demande. Nous comptons prochainement le mettre face à cette promesse, dans l’optique de débloquer des dossiers.

Le collectif des chômeur-ses et précaires de Lille s’inscrit dans le mouvement national « Occupons Pôle Emploi » et compte bien prolonger l’action de ce matin. Ce n’est qu’un début ! Nous ferons valoir nos droits et nos revendications ! Nous sommes ouvert-es à toutes les personnes qui veulent combattre la précarité et la criminalisation de la pauvreté !

Prochaine réunion du collectif : jeudi 26 janvier à 18h, au 32 rue d’Arras (local syndical mis à disposition par la CNT).

> Mail : collectifCPL59@yahoo.fr
> Blog : ccpl59.over-blog.com

10 janvier 2012

Un nouveau local pour l’UL CNT de Béthune

La CNT béthunoise a vu le jour en 1997. La même année, elle obtenait de la ville de Béthune un local au 2ème étage de la « Maison des Syndicats » (rue de Lille à Béthune) et se constituait en Union Locale interprofessionnelle. Pendant 14 ans, la CNT occupera ce local, y tenant ses permanences et réunions, y organisant expositions et conférences et y animant les ateliers CNT-UPAB (Université Populaire et Autogérée du Béthunois).

La volonté de la Mairie de reloger les syndicats conduit la CNT à rejoindre de nouveaux lieux dans la ZUP du Mont Liébaut de Béthune. Elle y occupera désormais un local au 4ème étage (dont 3 avec ascenseur) de la nouvelle « Maison des Syndicats ».

Sa nouvelle adresse :
Union Locale des syndicats et sections CNT de l’arrondissement de Béthune
Centre Jean Monnet II, Entrée B (4ème étage)
6, place de l’Europe
62400 BÉTHUNE

Son contact mail reste le même : ul-bethune@cnt-f.org

Ses permanences aussi : tous les vendredi de 18h à 19h (joignable au 03 21 65 33 92) avec toujours des ateliers CNT-UPAB (sur rendez-vous) les mercredi après-midi.

Plan d’accès

9 janvier 2012

Le 17 janvier, occupons Pôle Emploi !

Les « indignés » invitent tous les chômeurs et précaires à participer à un mouvement national d’occupation de certaines agences la veille du « sommet pour l’emploi » organisé par le gouvernement. Voici leur appel :

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du Préambule de notre Constitution, qu’on les respecte. Si « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi« , alors « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».

STOP aux réductions d’indemnisation (taux et durée).
STOP aux radiations injustifiées et intempestives.
STOP et non aux 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA.
STOP à la stigmatisation des sans emploi.
STOP aux discriminations sociales, raciales, sexistes, générationnelles…

Le 18 janvier, lors de son « sommet pour l’emploi », le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire… Bref, une légalisation du chantage à l’emploi et du « gagner moins pour continuer à travailler », sous prétexte de résoudre leur crise ! Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : voilà pourquoi nous devons nous mobiliser ! Gérer l’exclusion, ce n’est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n’est pas lutter contre le chômage. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.

Le 17 janvier, occupons Pôle Emploi !

> Blog officiel de « Occupons Pôle Emploi »

> Liste des actions ville par ville sur le site du collectif No G20

> Page Facebook de « Occupons Pôle Emploi – Lille »

Rendez-vous à Lille :

Dans le cadre de ce mouvement, le collectif de chômeurSEs et précaires de Lille & les indignéEs de Lille donnent RDV mardi 17 janvier à 10h à Lille au parc Jean Baptiste Lebas, devant l’entrée de la gare Saint Sauveur. Appel à contributions pour : banderoles, pancartes, thermos de café/thé, sifflets et casseroles (pour faire du bruit), mégaphone… Les soutiens syndicaux, associatifs, individuels, etc. sont les bienvenus !

Télécharger le tract du collectif chômeurSEs et précaires de Lille

Blog du collectif chômeurSEs et précaires de Lille

8 janvier 2012

Journée de mobilisation antifasciste samedi 14 janvier à Lille-Fives

Dans un contexte de crise, l’extrême droite progresse en Europe. En France, le gouvernement actuel, plus encore que les précédents, fait le jeu de ces mouvements en banalisant leur discours raciste et autoritaire jusqu’au sommet de l’Etat et en brisant nos solidarités : destruction des acquis sociaux ; répression du mouvement social, des sans-papiers, des chômeurs, des précaires ; mise en lien de l’immigration et de la délinquance ; flicage de la société… Sous l’impulsion de Marine Le Pen, le Front National tente de récupérer l’électorat populaire tout en se donnant un visage respectable (républicain, laïc, social…) loin des excès du passé. Le F-Haine n’est pas un parti comme les autres ! Le racisme n’est pas une opinion ! Le FN garde des liens étroits avec l’extrême droite radicale violente, et malgré ses tentatives de récupération des symboles du mouvement ouvrier, il reste un parti antisocial au service du grand patronat. Fondé sur des valeurs racistes, d’apartheid social et d’ordre moral réactionnaire, le FN reste un danger.

Afin de mieux comprendre ces mouvements fascistes pour mieux les faire reculer, et faire avancer nos valeurs de solidarité, d’égalité des droits et de justice sociale, le collectif antifasciste de Lille (ensemble d’organisations – partis, syndicats, associations, collectifs – et d’individus se rassemblant pour lutter contre les idées nauséabondes propagées par l’extrême droite) organise une journée de mobilisation à Fives le samedi 14 janvier à partir de 14h.

Tract d’appel à télécharger ici (1 page – format pdf)

A 14h, place Degeyter (M° Fives) :

rassemblement antifasciste et prises de paroles afin de nous réapproprier le symbole ouvrier de Degeyter (compositeur de L’Internationale), sali par la manifestation fasciste du 8 octobre.

Puis, à la salle Alain Colas, 53 rue de la marbrerie (M° Marbrerie) :

- à 15h30 : conférence-débat « Extrêmes droites en France et en Europe : nouvelles formes du danger ; quelles ripostes ? », avec André Déchot (auteur de La galaxie Dieudonné) et Manuel Abramowicz (journaliste à ResistanceS.be, auteur du Guide des résistances à l’extrême droite).

- à 18h : théâtre-forum contre le racisme (« Change ton nom ! » par le Théâtre de l’Opprimé) ; voir affiche ci-dessous.

- à partir de 20h : soirée festive (musique, petite restauration, tables de presse).

7 janvier 2012

Les nouveaux chiens de garde

Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, d’après le livre de Serge Halimi.

Les nouveaux gardiens de l’ordre établi sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques. Lorsque l’information est produite par les grands groupes industriels du CAC 40, la presse peut-elle encore jouer un rôle de contre-pouvoir démocratique ?

Voir la bande-annonce du film

Programmation dans les salles de cinéma de la région :

à partir du 11 janvier…
- Lille (Le Métropole).
- Lille (Le Majestic), projection-rencontre le vendredi 13 janvier en présence de Gilles Balbastre.

à partir du 1er février…
- Arras (Le Cinémovida).
- Villeneuve d’Ascq (Le Kino), projection-rencontre le mardi 7 février à 20h en présence de G. Balbastre et J. Gadrey.

à partir du 15 février…
Villeneuve d’Ascq (Le Méliès), projection-rencontre le mercredi 15 février à 20h en présence de G. Balbastre et E. Vire (secrétaire général du syndicat de journalistes SNJ-CGT).

à partir du 22 février…
- Merville (Le Robert Hossein), projection-rencontre le 22/02 en présence de G. Balbastre.
- Hazabrouck (L’Arc-en-ciel), projection-rencontre le 23/02 à 20h en présence de G. Balbastre.
- Templeuve (Le Modern’ciné), projection-rencontre le 22/03 à 20h en présence de G. Balbastre.

31 décembre 2011

Bonne année 2012… dans les luttes et ailleurs !

15 décembre 2011

La situation à l’usine Sevelnord (59 Hordain)

D’après le tract de la section CNT distribué aux portes de l’entreprise le 14 décembre 2011 à Hordain (près de Valenciennes) :

Pendant que les syndicats collaborateurs et la direction de l’entreprise baladent les différents comités et commissions créés à l’initiative des élus et représentants de tous bords qui se mobilisent pour prévoir un avenir au site, la répression continue : suppressions de postes, mutations forcées, licenciements individuels, mauvaise volonté à trouver un poste aux nombreux salariés soumis à restriction médicale…

Alors que le groupe PSA dispose de 11 milliards d’euros de sécurité financière, la mauvaise gestion du site au niveau social et au niveau des projets industriels prive des centaines de salariés du site de leur travail et plonge des milliers d’autres avec leurs familles dans le stress, l’angoisse et l’anxiété. Quant à la vérité sur les réelles intentions des dirigeants du groupe, elle est cachée aux salariés.

Concernant la mutuelle collective, une réduction de 25% de la future cotisation a été négociée entre les syndicats collaborateurs et la direction du groupe. Mais, en y regardant de plus près, cette cotisation – qui dépend bien sûr de la composition du foyer à protéger – ne fera gagner aux salariés que quelques euros car ce sont les options que prendront les salariés par la suite qui rendront cette mutuelle efficace. Du coup, celle-ci devient beaucoup moins intéressante. Conclusion : négociations bidons et résultat nul !

Concernant les horaires de travail, la direction du site applique l’over-time PSA : « Restez chez vous ! Téléphonez pour savoir si vous bossez ! Venez en heures sup ! Revenez bosser ! Obéissez ! », tous ces ordres étant validés en CE (comité d’entreprise) par les syndicats qui y sont représentés…

> Pour contacter la section syndicale CNT de Sevelnord :
écrire au syndicat CNT des travailleurs de l’industrie et des services du Nord (STIS 59).

14 décembre 2011

Création de la fédération CNT des travailleurs des transports, de la logistique et activités auxiliaires

La CNT se dote d’une nouvelle arme syndicale : la fédération des travailleurs des transports, de la logistique et activités auxiliaires (FTTLA).

La section d’entreprise « Schenker-Joyau » (transport routier) du syndicat CNT des travailleurs de l’industrie et des services du Nord (STIS 59) en est bien sûr partie prenante.

La FTTLA a pour but de réactiver l’esprit combatif des travailleurs des transports, trop longtemps assommé par la classe dominante, le patronat et ses sbires. Elle se donne comme objectif de regrouper les travailleurs des transports et de la logistique afin de réunir les différentes luttes qui permettront de reconquérir nos acquis sociaux et surtout d’en gagner de nouveaux. Elle englobe tous les secteurs des transports et de la logistique, qu’ils soient de marchandises ou de personnes, quels que soient leur statuts, public ou privé, quels que soient leur mode, aérien, maritime, fluvial, ferroviaire, routier, etc.

La CNT, un syndicalisme autogestionnaire : pour le contrôle des négociations par la base, pour des assemblées générales souveraines, pour le refus des permanents syndicaux, pour le refus des hiérarchies salariales, pour des délégué-e-s élu-e-s et révocables, pour la défense de tous les travailleurs, quelle que soit leur nationalité.

Nous ne sommes pas des chiens ! Il est grand temps qu’un syndicalisme de lutte de classe se développe dans notre secteur d’activité et au-delà ! Face à ton exploiteur, ne reste pas seul, syndique-toi !

Adresse postale de la fédération : CNT-FTTLA, 6 rue d’Arnal, 30000 Nîmes
Adresse email : federation.transports@cnt-f.org

12 décembre 2011

A propos de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 13 décembre

Communiqué confédéral de la CNT :

L’intersyndicale nationale appelle ce mardi 13 décembre à « une journée de mobilisation », mot d’ordre peu en adéquation avec la sévérité des successifs plans d’austérité annoncés par Sarkozy.

Depuis des mois, en France comme dans le reste du monde, les gouvernements multiplient les plans d’austérité pour tenter de convaincre les agences de notation de sauver leurs notes respectives.

Dans les pays touchés, le mouvement social s’est organisé pour répondre avec une force proportionnelle à la violence de ces attaques anti-sociales.

Pourtant, en France, l’intersyndicale – qui rejette la participation de la CNT – se contente d’appeler ce mardi 13 novembre à une simple journée de mobilisation, excluant toute forme de mobilisation pouvant induire la mise en place d’un rapport de force.

Comme pour le mouvement des retraites, aucun calendrier stratégique n’est préparé, aucun appel à la formation de caisses de solidarité n’est mis en place et l’intersyndicale navigue à vue avec comme seul objectif l’obtention de négociations permettant de sauver, à la marge, des bribes d’acquis sociaux alors que ceux-ci vont une nouvelle fois être dépecés. Il est bien entendu nécessaire de rappeler que cette crise n’est pas imputable aux travailleurs mais bien à la finance et aux politiques successives qui, par l’ensemble des cadeaux fiscaux dont elles ont fait bénéficier les plus riches, ont petit à petit vidé les caisses des systèmes de solidarité.

Si certains syndicats de notre confédération, aux vues de leurs situations locales, ont lancé des appels à participer à la mobilisation du 13 décembre (et ils ont eu raison), la CNT dans son ensemble n’appelle pas les travailleurs à prendre part aux rassemblements de ce mardi.

En revanche, les syndicats de la CNT sont mobilisés pour interpeller les travailleurs sur la nécessité de préparer une riposte d’ampleur face aux prochaines mesures d’austérité qui ne manqueront pas d’émailler les semaines à venir.

La campagne actuellement menée par les syndicats CNT sur « la répartition égalitaire des richesses » en est une illustration.

10 décembre 2011

[vidéo] Contre les jouets sexistes

Vidéo d’une action réalisée à Paris en décembre 2007 par le « Collectif contre les jouets sexistes ». Un sujet toujours d’actualité… notamment en cette période !

A visionner sur le site Caméra au poing

 

8 décembre 2011

[vidéo] Tu l’ouvres Lens ?!

Le film présenté ci-dessous a été réalisé en septembre 2011 par le collectif vidéo Regarde à vue et le journal La Brique à partir des articles parus dans le n° 26 de ce journal (Villes uniformes) ainsi que dans le n° 28 ( Le Louvre-Lens en toute impunité).

Le film est complémentaire de ces articles.

Il y est question de la construction d’une filiale du Louvre en plein cœur de la ville de Lens.

Durée : 14mn 16

Cette vidéo est sous licence « Creative Commons », c’est à dire qu’elle peut être copiée et diffusée mais sans être modifiée. Pour la télécharger (environ 39 Mo), clic droit sur ce lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… ».

29 novembre 2011

Pédagogie & révolution, sélection & reproduction sociale(s), autorité & savoirs…

PRÉSENTATION PLUS DÉTAILLÉE :

télécharger le tract ci-joint (4 pages – format pdf) ou lire ci-dessous…

> 27 JANVIER : PÉDAGOGIE ET RÉVOLUTION

Rencontre avec Grégory Chambat, auteur du livre « Pédagogie et révolution / Questions de classe et (re)lectures pédagogiques » paru récemment aux éditions Libertalia

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font… Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… Il est temps de souffler sur les braises !

Sommaire :
- Préface de Charlotte Nordmann
- Vers une pédagogie socialement critique…
- Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean Foucambert.
- Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État !
- Instruire pour révolter : Pelloutier ou la pédagogie d’action directe.
- Albert Thierry : l’homme en proie aux enfants.
- Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?
- Espagne 1936 : l’école fait sa révolution.
- Korczak : l’autre insurrection de Varsovie.
- Ivan Illich : une société sans école.
- La pédagogie des opprimés de Paulo Freire.
- Bourdieu et l’école.
- Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?
- Freinet… jusqu’où ?

L’auteur : Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié « Instruire pour révolter : Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe » et coordonné le livre d’entretiens « École : une révolution nécessaire » (éditions CNT).

Références du livre : éditions Libertalia, collection Terra Incognita, 216 pages, octobre 2011

Pour commander le livre (14 €, frais de port inclus) : pédagogie et révolution

> 16 MARS : SÉLECTION ET REPRODUCTION SOCIALE(S)

Projection-débat avec la participation de Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

T’avais qu’à mieux travailler à l’école !
Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme « normales » puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?
Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et Passeron faisaient de la « reproduction sociale » la fonction première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que « reproduire », au sens d’enregistrer de manière « passive », les inégalités sociales ou participe-t-elle « activement » à leur (re)production ? Une « n’autre école » est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique…

> 11 MAI : AUTORITÉ ET SAVOIRS

Projection-débat avec la participation de Thomas Barrier, formateur à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

La relation pédagogique semble être de nature asymétrique. Dans l’ordre des savoirs, les enseignants sont supposés plus avancés que leurs élèves et c’est d’abord sur ce critère qu’ils-elles sont aujourd’hui recruté-e-s. Vue sous cet angle, la relation pédagogique possède quelques similarités avec la relation d’autorité. Cette similitude (réelle ou supposée) vient parfois en soutien d’un discours réactionnaire : les difficultés scolaires d’aujourd’hui seraient dues à un déficit d’autorité des maîtres-détenteurs-des-savoirs. A l’opposé, la pédagogie antiautoritaire peut elle faire l’économie d’une réflexion sur la place des savoirs dans les relations enseignants/élèves ? L’enseignant peut-il se comporter en simple tuteur ? Du côté des élèves, des recherches ont montré les relations existantes entre la soumission à l’autorité du maître et l’absence d’investissement dans les situations d’enseignement. Ce phénomène mérite particulièrement l’attention dans la mesure où ce sont souvent les élèves d’origine populaire qui sont les plus demandeurs d’une prise en charge par les enseignants et par l’institution. Comment, dans ce contexte, faire face à cette demande sans pour autant installer un rapport de dépendance ? Comment favoriser un engagement autonome des élèves ? Un rapport aux savoirs qui soit constructif ?

> 15 JUIN : L’UNIVERSITÉ EXPÉRIMENTALE DE VINCENNES

Projection-débat sur une expérience unique dans la foulée de mai 68

L’université expérimentale de Vincennes a été créée dans la foulée de mai 68. Rasée un été de 1980, il n’en existe aujourd’hui plus de trace même si elle est à l’origine de l’actuelle Université Paris 8 à St-Denis. Il reste néanmoins un expérience sociale, pédagogique et politique unique : mise en avant de l’interdisciplinarité (une licence comprend par exemple au moins deux spécialité distinctes) ; suppression du contrôle terminal, du cours magistral (les amphis ne servent guère qu’aux AG) ; rapports enseignants/étudiants bouleversés ; ouverture aux non bacheliers, aux salarié-e-s (ouverture de l’université de 7 à 24h, le samedi, etc), aux parents (crèches…) ; ouverture vers de nouvelles disciplines ; et surtout, une effervescence politique difficilement imaginable dans le contexte actuel de mise au pas des universités (LRU, IDEX, etc). De nombreux documents concernant cette expérience (articles, films, documents historiques, etc) sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ipt.univ-paris8.fr/hist/

CNT éducation Nord Pas-de-Calais
32 rue d’Arras, 59000 Lille
plan d’accès
03 20 56 96 10
ssec5962@cnt-f.org