24 juin 2016

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

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15 juin 2016

Loi Travail : on lâche rien !

alb-01En plein mouvement social, l’Euro de foot tente de faire oublier ce qui mobilise le pays depuis des semaines : la loi Travail ! Aucun ballon rond, aucun fanion tricolore ou autres bunkers publicitaires nommés « fan-zones » ne feront renoncer tou-te-s celles et ceux qui jusqu’ici se sont battus pour le retrait du projet de loi. Au contraire, ce spectacle nous rappelle le peuple brésilien descendant dans la rue peu de temps avant la Coupe du monde ! Aujourd’hui comme hier, toujours plus déterminés !

Prochaines journées de mobilisation :

  • Jeudi 23 juin : grèves et actions diverses + manifestation à Lille (14h30, porte de Paris)
  • Mardi 28 juin : plus d’infos ici
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14 juin 2016

Quelques nouvelles des camarades de la région parti-e-s manifester ce 14 juin à Paris…

Ce matin à Lille, le bus de la CNT a été bloqué par les CRS pendant plus d’une heure et entièrement fouillé. Les chiens de garde de l’ordre dominant n’ont vraiment rien d’autre à faire ! Les camarades sont tout de même arrivé-e-s à l’heure à Paris pour le départ de la manifestation contre la loi Travail (cf. photo ci-dessous).

banderole-cnt-npdcp-manif-loi-travail-paris-14juin2016
 
Post-scriptum du 15 juin 2016 :

Communiqué de la CNT région parisienne suite à la manifestation du 14/06
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13 juin 2016

Action sociale : public-privé, refusons le plan Lecerf !

banderole-intersyndicale-cd-nord-13juin2016Extrait d’un tract de l’intersyndicale CGT-CNT-FO-FSU-Solidaires du Conseil départemental du Nord :

Le Département du Nord, sous la houlette de Lecerf, impose une cure d’austérité faite de mesures antisociales qui ont d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur la population, les salariés du secteur social, l’ensemble des agents du Département et tous les services qui dépendent de ces financements. L’objectif affiché est de réaliser 100 millions d’euros d’économie dès 2016 sur les dépenses de fonctionnent du Conseil départemental pour les agents du Département (8% de suppression de la masse salariale, soit 350 postes en moins/an), pour les salariés du secteur associatif (15 % de perte de financement sur trois ans pour le secteur de la protection de l’enfance, -12% pour le secteur du handicap, -9% pour le secteur de l’autonomie ; ce qui représente plus de 500 emplois menacés par les probables mises en œuvre de plans sociaux, dès cette année.

Le plan d’austérité « Lecerf » se déploie tout azimut :

  • vers les associations du secteur social et médico-social, contraintes de négocier des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens par lesquelles elles s’engageraient à supprimer plusieurs centaines d’emplois et mettre en œuvre des plans sociaux d’envergure. Les fermetures de places générées par ce plan d’austérité signifient aussi la baisse drastique des moyens alloués à la protection (de l’enfance, des personnes handicapées et/ou dépendantes). C’est l’augmentation de la précarité de situations devenues insolubles et de la charge de travail des services sociaux et médico-sociaux du Département. Les « MECS », les foyers d’hébergement sont particulièrement visés car jugés trop coûteux. L’exécutif ne voit pas le placement comme un outil au service de l’accompagnement mais juste comme un coût ;
  • vers des établissements publics (EPDSAE, EHPAD public) qui se débarrassent massivement de leurs contractuels ;
  • vers tous les services du Département du Nord : objectif de l’exécutif départemental de supprimer 350 postes par an en ne remplaçant pas les postes vacants dans toutes les Directions (des UTPAS aux CER en passant par les collèges et les médiathèques), destruction d’emplois publics par, notamment, la privatisation de l’entretien des 202 collèges.

Lecerf et les syndicats patronaux du secteur social et médico-social partagent les mêmes objectifs : la casse de nos garanties collectives. Ils entendent introduire le salaire au mérite, des parts variables en fonction de critères de performances, de résultats … une véritable mise en concurrence des salariés entre eux ! Ils veulent réduire les salaires et leur progression sur l’ensemble de la carrière, notamment pour les agents du Département par la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimum. Ils veulent augmenter le temps de travail et réduire les jours de repos (conquis social et reconnaissance de la pénibilité). Ils veulent déqualifier nos métiers (polyvalence à outrance, transformation de nos métiers en successions de tâches, flexibilité et gestion par activité, pression sur les travailleurs sociaux et médico-sociaux er remise en cause de leurs évaluations pour les contraindre à la logique gestionnaire au mépris du travail social, etc.).

Pourtant nos conditions de travail sont déjà déplorables et la santé mentale et physique d’un nombre conséquent de nos collègues est déjà bien altérée ! Il suffit d’analyser, même sommairement, les indicateurs de santé pour constater que les réorganisations successives des services du Département, le manque de moyens, la baisse des dépenses et des financements, la restructuration de type industriel du secteur social et médico-social ont déjà eu des conséquences significatives sur la santé des agents du département, ainsi que sur les salariés du secteur social et médico-social associatif. Leur projet de rationalisation de l’exécutif départemental tend encore d’avantage les conditions de travail. Il risque de faire exploser les collectifs de travail et de rendre impossible l’exercice normal de nos missions.

Les mesures d’économie ne justifient pas la transformation de nos missions Parce que nous sommes attachés à nos mission de service public, nous refusons que le Département, les établissements publics et les associations du secteur social et médico-social prennent prétexte de cette cure d’austérité pour externaliser et privatiser des fonctions supports, livrer une partie de leurs activités à des fonds d’investissement ou à des entreprises privées. Nos missions ne sont pas à vendre ! Elles n’ont pas valeur marchande et surtout elles ne peuvent être dévoyées sur l’autel de l’économie sous peine de mettre en danger les populations les plus fragilisées.

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8 juin 2016

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille
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8 juin 2016

Appel de la CNT éducation pour la grève générale du 14 juin contre la loi Travail

Aujourd’hui, c’est le privé qui est attaqué. Demain, ce sera le public ! Tou.te.s contre la loi Travail !

La loi Travail, c’est quoi ?

greve-generale-educationAujourd’hui, le Code du travail garantit les droits de base des salarié.e.s sur le temps et les conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, etc. Un accord local ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que l’accord de branche. Un accord de branche ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que les dispositions des conventions collectives nationales. L’article 2 de la loi Travail met fin à cette situation : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes. Un accord moins favorable aux salarié.e.s que les accords de branche ou nationaux pourra être signé !

La loi Travail permet aussi aux employeurs :

  • de faciliter les licenciements économiques en augmentant leurs critères ;
  • d’imposer aux salarié.e.s l’allongement et la flexibilité de la durée du travail, notamment en augmentant la durée de la journée et en fractionnant les temps de repos obligatoires ;
  • de contourner des accords syndicaux (surtout quand ils sont favorables aux salarié.e.s !) par la mise en place d’un référendum au sein de l’entreprise ;
  • de faciliter la réduction des salaires en élargissant les critères de calcul de baisse de l’activité de l’entreprise ;
  • de restreindre les possibilités d’intervention de la médecine du travail…

Il s’agit quasi exclusivement de mesures susceptibles de dégrader les conditions de travail des salarié.e.s.

L’Éducation directement touchée

De nombreux personnels de l’Éducation ont des contrats précaires (de type CUI, CDD). Certains sont même des vacataires (agents techniques, AVS, personnels administratifs, personnels d’animation… ). Parmi ces contrats, certains sont de droit privé. Des personnels seront donc sous la coupe de cette loi !

Les fonctionnaires dans la ligne de mire du gouvernement

La logique de la loi Travail est déjà présente dans le rapport Laurent sur la fonction publique, rapport que Manuel Valls a tenté d’escamoter au vu de l’ampleur de la contestation actuelle. Selon ce rapport, les fonctionnaires travailleraient en moyenne quinze jours de moins que les salarié.e.s du privé. Sa conclusion est simple : il faut allonger le temps de travail des fonctionnaires ! Une ATSEM, selon le rapport, travaillerait 1553h par an. Il faudrait donc lui supprimer au moins une semaine de congés…

Les mesures préconisées ont leurs équivalents dans la loi Travail :

  • réduction des congés (suppression du rattrapage de RTT en cas de congés maladie, suppression des congés supplémentaires pour les jours fractionnés) ;
  • allongement du temps de travail (les temps de pause et de repas ne seraient plus comptés dans le temps de travail) ;
  • réduction des autorisations spéciales d’absence pour le décès d’un proche, un enfant malade, etc. ;
  • réduction des rémunérations (actuellement un temps partiel de 80% est rémunéré 85,7% du traitement plein et un temps partiel de 90% est rémunéré 91,4% ; le rapport préconise de revenir à une stricte proportionnalité ; comme ce sont les femmes qui majoritairement ont recours aux temps partiels, ce seront elles les premières touchées !).

Tou.te.s en grève et dans la rue mardi 14 juin !

Nous devons collectivement nous organiser et nous battre contre ces régressions de nos conditions de travail qui affecteront en premier lieu les précaires et les personnels de catégorie C dans l’Éducation. Ce gouvernement veut faire passer ces mesures régressives à coups de 49.3, de matraques et de condamnations. Ne nous laissons pas faire !

> Vidéo d’appel pour le 14 juin et départ en autocar à partir de Lille

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6 juin 2016

La Brique (journal local d’enquêtes et de critique sociale)

La Brique n°47 (été 2016) est sortie. Nouveauté : elle fait 28 pages et tout est en couleurs ! Le prix, lui, reste inchangé (2 euros). Vous trouverez un des 5000 exemplaires en kiosques, dans les points de vente amis (dont la Maison des syndicats CNT de Lille), durant les criées sur les marchés ou, si vous êtes abonné-e, dans votre boîte à lettres. Lire l’édito : la lutte est une fête

Une_brique_47Présentation de quelques articles :

Douchy-les-mines, le barrage du peuple
26 mai 2016 : la France commence à être paralysée par le blocage des raffineries et des sites pétroliers. La Brique a livré ses derniers litres d’essence pour aller saisir l’ambiance et soutenir un siège en cours depuis cinq jours. Déter’, on est même rentrés à bon port !

« Tout corps plongé dans la lutte déplace les consciences »
Depuis le 3 mars, une bonne centaine d’étudiant.es de l’université de Lille 1 a décidé de refuser le triptyque inéluctable études-chômage-travail précaire. Au moment où nous les rencontrons, les étudiant.es préparent leur ultime résistance face à une évacuation imminente. Mais l’amphi Archimède, point central de la lutte, se projette déjà bien au-delà. Retour sur deux mois intenses d’une mobilisation multiforme et formatrice. Lire l’article

Les intermittent.es ne lâchent pas la scène
En plein combat contre la loi El Khomri, la réforme du statut des intermittent.es a réveillé leur lutte. Retour sur deux mois de mobilisations où les interluttant.es ont bousculé la scène militante.

Medef, paie tes impôts !
28 avril 2016. Pour la première fois depuis mars, les rayons du soleil soutiennent les manifestant.es réuni.es. Entre action spectaculaire parfaitement coordonnée, solidarité spontanée et mise à l’amende de la pression policière, cette journée restera dans les mémoires de ce printemps lillois.

Des apprentis pâtissiers réclament « leur part du gâteau »
À Boulogne-sur-Mer aussi, le mouvement se met en place. Les jeunes lycéen.es et étudiant.es du Boulonnais, avec l’aide militante de La Mouette enragée (média communiste libertaire), occupent l’espace public, prêt.es à en découdre avec le gouvernement Valls et sa loi travail. Cette mobilisation donne à voir les différentes formes de répression policière, durant ou en dehors des manifestations.

Interview des Pinçon-Charlot : la violence des riches
La Brique était présente le 1er mai au salon du livre de la critique sociale à Arras. L’occasion d’une causerie avec Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues de la vie des riches, auteurs du récent Tentative d’évasion (fiscale) (La découverte / Zones, 2015).

Des petits-bourgeois en action : délation et mesquinerie
Éric est travailleur itinérant, il se déplace là où le travail l’appelle. Il nous livre sa vision du monde, celle d’un ouvrier.

Les deux de la CNT au tribunal des flagrants délires (suite)
Le mercredi 25 mai les deux militants arrêtés suite à la manif du 20 avril dernier passent en procès après un mois de contrôle judiciaire. Si l’un des deux militants a été relaxé, l’audience, présidée par le juge Trévédic, n’incarne pas moins un bel exemple d’une justice arbitraire aux ordres d’un État policier. Lire le premier article : Les deux du local CNT face au tribunal des flagrants délires – Lire le second article : Les deux de la CNT, procès du 25 mai

De quelle violence parle-t-on ?
Après plus de deux mois de mobilisations contre la loi travail, le gouvernement décide de sortir l’artillerie lourde à l’Assemblée nationale… et dans la rue. À l’Assemblée, la clique hollandienne sort le 49.3, petit bijou anti-démocratique, qui fait tomber le masque d’une représentativité d’une classe qui ne représente plus rien ni personne. Dans la rue, c’est à grands coups de lacrymo, de grenades de désencerclement et de tirs de flash ball que le gouvernement a décidé d’en finir avec le mouvement social contre la loi travail. Lire l’article

Les increvables Goodyear
Invitée à la Fête de l’Humain d’Abord à Avion, La Brique a rencontré Michael Wamen. On en a profité pour discuter avec le délégué CGT des Goodyear qui depuis des années met toutes ses forces dans la bataille contre le géant américain du pneu. Le 12 janvier 2016, avec 7 de ses collègues, ils ont été condamnés à 9 mois ferme pour avoir séquestrés deux responsables de la boite pendant une nuit. Première en Europe, cette condamnation révèle l’agressivité avec laquelle le gouvernement entend mener le dialogue social. En attendant le procès en appel du 19 octobre 2016, c’est pour éviter la taule, que les « 8 de Goodyear » luttent désormais.

La Voix de la Police, votre quotidien local
Le jour et la nuit. Le traitement par La Voix du Nord du mouvement social contre la loi travail est étonnamment favorable à son départ. Mais dès qu’une vitrine est brisée, certain.es journalistes remettent leur bonne vieille laisse.

L’université française, laboratoire de la précarité
Une trentaine de doctorant.es chauffé.es à blanc par le mouvement social s’est constituée en collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Si l’initiative n’est pas nouvelle, il semblerait que ce mouvement-là ait plus de chances de s’instaurer durablement et de redonner des couleurs au tableau bien terne des universités lilloises. Focus sur les raisons de la colère des petites mains de l’université.

« À vos smartphones ! » (suite)
C’est le mot d’ordre qui revenait régulièrement lors des premiers rassemblements place de la République. Il était question de hashtags, de groupes Facebook ou de SMS viraux. Les Nuit debout insistaient sur cet enjeu de la com’, confondu pour l’occasion avec l’usage des outils numériques.

« Nous sommes sans ticket… et terroristes ? »
L’année dernière, La Brique a suivi le procès intenté à la Mutuelle des fraudeurs. Dans un précédent numéro, nous étions allés les rencontrer. Peu avant ce bouclage, la Mutuelle nous a fait parvenir un communiqué. Les mauvais jours finiront.

La vraie démocratie, elle est où ?
« La vraie démocratie, elle est ici », chante-t-on dans les manifs. Le mouvement social de ce printemps pose des exigences de démocratie fortes à un gouvernement représentatif qui semble au bout du rouleau. La variété des actions menées dans le cadre de ce mouvement (occupations, lectures publiques, blocage, débats, tractages, manifestations, concerts) est aussi grande que celle des profils militants : syndicalistes de la première heure, étudiant.es, néophytes, autonomes entrainé.es, citoyennistes de salon. Entre critique de la représentation, appel à une rénovation de la constitution, promotion d’une démocratie délibérative et rejet complet du jeu politique, les positions sont plurielles et les lignes de tension nombreuses.

Ateliers Populaires d’Urbanisme : un toit c’est un droit !
Les APU se mettent en mouvement. Une manifestation a eu lieu devant le conseil de la Métropole européenne lilloise (MEL) durant la signature du plan contre l’habitat indigne. Une autre est prévue pour la mi-juin devant le Conseil départemental pendant le vote des subventions.

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5 juin 2016

Belgique : la loi Peeters… l’autre loi Travail !

En Belgique, la loi El Khomri s’appelle la loi Peeters (du nom du ministre de l’emploi). Comme en France, ce projet a pour but de flexibiliser le droit du travail. Comme en France, il rencontre une forte résistance de la part de la population.

belgique-bloquons-semaine-45-heuresLes principaux éléments du projet de loi

Au cœur du projet, il y a l’annualisation du temps de travail. Le gouvernement belge aimerait que la semaine de travail de 38 heures soit calculée sur une moyenne d’un an (contre une moyenne actuelle de trois mois, négociée par secteur). D’autre part, il aimerait que la semaine puisse comporter jusqu’à 45 heures de travail et la journée jusqu’à 9 heures. Enfin, il aimerait étendre à d’autres secteurs le modèle du secteur automobile où la moyenne de 38 heures est calculée sur 6 ans et où les semaines peuvent aller jusqu’à 50 heures (et les journées jusqu’à 11 heures).

Le projet de loi Peeters s’attaque aussi aux heures supplémentaires. C’est ainsi que le gouvernement voudrait créer un stock d’heures supplémentaires non récupérables de 100 heures annuelles (et jusqu’à 360 heures négociées par secteurs), le tout avec un maximum de 143 heures supplémentaires par trimestre. D’autre part, il voudrait que les travailleurs/euses à temps partiel n’aient plus de complément salarial en cas d’heures supplémentaires.

Concernant le travail intérimaire, le gouvernement voudrait créer un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, l’intérim n’est pas considéré comme un régime normal ; il doit être justifié par un surcroît exceptionnel de travail ou pour un remplacement. En créant cette possibilité contractuelle, il créerait une véritable catégorie de travailleurs précaires permanents. Cerise sur le gâteau : il voudrait retirer le droit de grève aux salarié-e-s intérimaires.

Concernant les cadres, le gouvernement voudrait faire en sorte que l’amplitude journalière de travail de ces salarié-e-s n’ait plus aucune limite, ni en soirée ni le weekend.

Concernant le télétravail occasionnel, le gouvernement aimerait le rendre possible sans négociation collective.

Autres éléments en discussion

Pour les salarié-e-s à temps partiel, le gouvernement voudrait rendre possible les contrats zéro heure (contrats dans lesquels les heures de travail ne sont pas indiquées). En pratique, un employeur pourrait informer un-e salarié-e de ses horaires la veille de sa journée de travail.

Après avoir supprimé les jours de carences en cas de maladie, les partis de la majorité (à l’exception du CD&V) voudraient les rétablir.

Le gouvernement souhaiterait réduire drastiquement l’accès aux congés thématiques (pour se former, éduquer ses enfants, etc.). L’impact serait d’autant plus important que – dans le calcul de la pension – ces congés sont actuellement comptés comme des périodes assimilées à du travail.

Le gouvernement souhaiterait rendre possible les dons de congés entre salarié-e-s. Ainsi, plutôt que d’embaucher pour remplacer celles ou ceux qui s’occupent de leurs enfants malades, l’employeur pourrait utiliser un-e salarié-e déjà engagé-e.

Agenda et mobilisation

Le projet de loi Peeters va être déposé d’ici l’été afin de pouvoir être voté en automne.

Plusieurs manifestations ont été organisées durant le mois de mai et le front commun syndical appelle à une reprise de la mobilisation dès le début de l’automne (manifestation le 29 septembre et grève le 7 octobre).

Mais la lutte continue néanmoins durant ce mois de juin. C’est ainsi que la FGTB appelle à une grève interprofessionnelle le vendredi 24. Quant à l’Union des bloqueuses et bloqueurs des 45h (une coordination démocratique d’assemblées locales où se réunissent des précaires, des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des syndicalistes voulant bloquer la loi Peeters et son monde par tous les moyens nécessaires – cf. vidéo et liens ci-dessous), elle poursuit son développement et ses actions. Enfin, signalons que plusieurs délégations de syndicats belges seront présentes à la manifestation organisée le 28 juin à Lille contre le projet de loi El Khomri.

Compte twitter @BloquerLes45H
Page fb « Bloquons la semaine de 45h – Blokkeer de 45-urenweek »
Site internet de l’Union des bloqueuses et bloqueurs contre les 45 heures

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3 juin 2016

Retour sur deux mois d’occupation de l’amphi Archimède (université de Lille 1)

amphi-archimede-occupe-exterieurExtrait du journal « La Brique » :

« Tout corps plongé dans la lutte déplace les consciences »

Depuis le 3 mars 2016, une bonne centaine d’étudiant.es de l’université de Lille 1 a décidé de refuser le triptyque inéluctable études-chômage-travail précaire. Au moment où nous les rencontrons, les étudiant.es préparent leur ultime résistance face à une évacuation imminente.

Mais l’amphi Archimède, point central de la lutte, se projette déjà bien au-delà. Retour sur deux mois intenses d’une mobilisation multiforme et formatrice…

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30 mai 2016

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

> Télécharger ce communiqué au format PDF

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28 mai 2016

Loi Travail : uni-e-s et déterminé-e-s dans la lutte

police partout justiceMercredi 25 mai a eu lieu le procès des deux militants interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT à Lille, après que les forces de maintien de l’ordre dominant en ont défoncé la porte. L’un a été relaxé ; l’autre a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, sans preuves tangibles. Retour sur cette affaire…

Acte 1 – Manifestation du jeudi 20 avril contre la loi Travail

Cette journée de manifestation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une attaque frontale contre les droits collectifs des travailleurs et des travailleuses, qui se maintient voire s’amplifie depuis plusieurs mois. Les manifestant-e-s les plus déterminé-e-s se trouvent en tête de cortège, une fois n’est pas coutume. Vers 15h, bloquée rue Nationale par la police, la manifestation doit modifier son parcours et s’engager dans la rue de l’Hôpital Militaire. Dissimulés dans le porche d’une école de commerce, des agents de la BAC sont aux aguets. Ils surgissent sans brassards ni signes distinctifs et tentent d’interpeller des colleurs d’affiches. Des manifestant-e-s s’interposent, ils comprennent bientôt qu’il s’agit d’agents de police. Une vidéo présentée lors du procès montre les policiers se replier sans difficulté dans l’école. L’ambiance est tendue, mais la violence toute relative. C’est cette altercation assez confuse entre des manifestant-e-s qui se défendent et des policiers rapidement débordés qui sera montée en épingle pour justifier l’interpellation des deux militants. Le soi-disant lynchage ne donnera lieu qu’à un seul jour d’ITT pour l’un des policiers. Autre « événement » lors de la journée : la caméra d’un journaliste (JRI) de France 3, filmant de près des manifestant-e-s qui ne souhaitent pas l’être, est barbouillée de colle. L’affaire est revisitée par M. Belleili, rédacteur en chef de France 3 Nord Pas-de-Calais : le journaliste aurait été agressé et frappé par deux ou trois manifestants cagoulés que celui-ci désigne dans un entretien donné au site Arrêt sur images comme étant des militants de la CNT. Cette affirmation est évidemment fausse et clairement diffamatoire. On se demande bien sur quels éléments celui-ci a pu se fonder pour appuyer de telles inepties.
 
Acte 2 – La police défonce la porte de notre local syndical et se fait plaisir

Suite à la manifestation, un groupe d’une cinquantaine de personnes prend la direction de la rue d’Arras pour tenir une AG de lutte à la librairie occupée L’Insoumise située dans la même rue que le local syndical de la CNT. Le groupe est chargé et se disperse. Certains camarades que nous connaissons pour avoir partagé avec nous bon nombre de luttes trouvent alors refuge dans notre local. Les premières versions policières, parfois reprises par les médias, font état d’agressions dont ils auraient été victimes aux alentours. Ces versions ne seront pas maintenues : c’est bien l’altercation de la rue de l’Hôpital Militaire à 1,6 km de là et longtemps auparavant qui sera finalement utilisée pour justifier la procédure de « flagrant délit » qui va suivre. Quoi qu’il en soit, la rue est bouclée, les passant-e-s goûtent aux gazeuses et un dispositif policier complètement démesuré se met en place. Sans aucune explication, les policiers exigent de pouvoir pénétrer dans le local. Ben voyons ! Pour quelles raisons les camarades réunis pour débriefer la journée devraient-ils (et elles) se plier à cette injonction ? Un local syndical est un outil de défense des travailleurs et des travailleuses, les documents administratifs et juridiques qui s’y trouvent sont confidentiels et potentiellement sensibles ! Comme le rappelle l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : « En dehors des perquisitions effectuées sur mandat judiciaire, l’intrusion de la force publique dans les locaux syndicaux constitue une grave et injustifiable ingérence dans les activités syndicales » (La liberté syndicale, Recueil de décisions et de principes du Comité de la liberté syndicale du Conseil d’administration du BIT, 2006, paragraphe 181). Mais foin des principes démocratiques ! Vers 16h40, la police finit par défoncer la porte à coups de bélier. Les forces de maintien de l’ordre dominant retournent alors une partie de matériel et se permettent de fouiller les lieux sans contrôle de quiconque (une plainte sera prochainement déposée pour ces atteintes à nos droits syndicaux). Au cours de leur visite, la police sélectionne trois camarades qui sont sortis du local. Deux d’entre eux seront finalement interpellés, pour l’exemple. Enfin, en quittant les lieux, un commissaire déclare aux militant-e-s resté-e-s sur place : « Vos deux copains sont déjà déférés au Parquet. Quant à vous, si y’a du bordel la semaine prochaine, vous serez les prochains ! ».

Acte 3 – Le procès : une relaxe et une condamnation à 6 mois de sursis

Le 20 avril, comme la loi le leur permet, les deux camarades interpellés ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Ils ont été laissés libres par le juge des libertés avant leur jugement en correctionnelle le 25 mai pour « violences sur agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions ». Durant l’audience du 25 mai, les camarades ont réaffirmé qu’ils n’avaient pas commis les faits qui leur étaient reprochés : ceux-ci étaient bien à la manifestation mais ils ne sont pas concernés par l’accrochage du porche de l’école de commerce. Des témoignages sont venus confirmer leurs propos. Les policiers eux-mêmes ont été en difficulté pour expliquer de quelle manière les deux camarades auraient été impliqués. Mais ils les ont vus, c’est sûr… Ou au moins leur veste. Pour prouver leur innocence, une vidéo de l’altercation a été produite par un témoin de la défense. Sur cette vidéo, aucune trace de Benjamin : l’accusation des policiers s’effondre, il sera relaxé. Martin non plus n’apparaît pas sur la vidéo. Pourtant l’un des policiers maintient son accusation : il dit avoir été agressé par une personne portant une veste de jean avec un col en fourrure (ce qui correspond à ce que Martin portait sur le dos lorsqu’il a été interpellé dans les locaux de la CNT, ce que les policiers n’ont pas pu manquer d’observer). À partir de là, Martin a eu beau expliquer que ce type de veste est très courant et qu’il n’était sûrement pas le seul manifestant à être habillé de cette façon, rien n’y a fait ! Même sans preuves tangibles, la justice de classe le condamne à 6 mois de prison avec sursis, à une interdiction de manifester à Lille pendant un an et à 500 euros de dommages et intérêts à payer à chacun des quatre policiers plaignants… Son avocate a indiqué que Martin ferait probablement appel de cette condamnation. Pour cela, afin de prouver son innocence, si vous avez des photos ou des vidéos de la manifestation du 20 avril à Lille (notamment lors de son passage rue de l’Hôpital Militaire) ainsi que des témoignages complémentaires à apporter (de quelle couleur était votre veste ?), envoyez-les à ul-lille@cnt-f.org

Acte 4 – Et maintenant ?

Depuis quelques semaines, la répression de la lutte contre la loi Travail prend de l’ampleur. On ne compte plus les violences policières et les blessures qu’elles engendrent, les interpellations et mises en accusation toutes plus outrancières les unes que les autres, des militant-e-s ont même été préventivement interdit-e-s de manifestation. Comme pour Martin, il se trouve des tribunaux pour se prêter au jeu. Des peines de prisons fermes ont même récemment été prononcées à Lille. Antoine, adhérent au SEL CGT du Valenciennois et au CAL Valenciennes, se trouve en détention préventive dans l’attente de son jugement. La liste serait trop longue. Le gouvernement veut passer en force, il menace, il organise la division et la diversion. De nombreux médias aux ordres relayent sa propagande et vilipendent les terribles « casseurs », mais jamais la violence du patronat et de l’État qui elle détruit des vies. Les syndicalistes sont sommés de se désolidariser, de condamner. La finalité de ces manœuvres est bien celle-ci : scinder en deux un mouvement de lutte qui se renforce et qui commence à sérieusement inquiéter le Pouvoir. Refusons de jouer leur jeu, restons déterminé-e-s et uni-e-s dans la lutte contre la loi Travail. Notre droit du travail vaut bien une grève générale !

> Article de « Libé » sur le procès des deux militants interpellés dans les locaux de la CNT
> Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail sur la journée du 20 avril
> Vidéo de l’intrusion de la police dans les locaux de la CNT le 20 avril
> Antoine, militant CGT, en prison pour l’exemple depuis le 20 mai
> Vidéo de la manif organisée le 21 mai contre la répression
> Cagnotte de soutien en ligne
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25 mai 2016

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

manif-21mai2016-lille-02

  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

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Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »
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22 mai 2016

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.
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